Vivre autrement : expériences de nos partenaires sud (Bolivie, Brésil)

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L’être humain est généralement réfractaire au changement. Il s’en accommode souvent difficilement et lui préfère la routine quotidienne facile, voie toute tracée, même si elle ne lui apporte pas toujours entière satisfaction. Toutefois, l’évolution de notre monde ne nous laisse maintenant plus le choix : si l’homme persiste dans cette volonté d’accaparer et d’épuiser les richesses de la planète sans égard pour ses semblables et pour la vie en général, il ira droit à l’impasse à moyenne ou longue échéance. Chacun de nous porte une partie de la réponse à cette grave problématique : c’est de la somme des convictions, efforts et engagements individuels que pourront naître progressivement des politiques globales nouvelles. De vraies politiques, sans faux-semblants ou discours creux, des politiques proches des citoyens et de leur réalité quotidienne.
Dans cet article vous découvrirez des exemples du « vivre autrement » de nos partenaires Sud (Bolivie, Brésil) qui mettent en valeur quelques-unes de leurs actions, de même que leur ingéniosité, leur attachement aux racines culturelles et spirituelles, leur volonté de vivre en harmonie avec la nature.

Bolivie : Cultures sous serres solaires dans l’Altiplano

L’Altiplano bolivien, ce sont des températures basses, un faible indice de précipitations et des terres arides. Pas facile pour les petits paysans d’Umanata, près de la frontière péruvienne, de survivre et de développer une agriculture durable dans ces conditions ! La plupart vivant de l’élevage, le problème était particulièrement crucial sur le plan de la production de fourrage pour le bétail qui maigrissait à vue d’oeil. Face à ces conditions climatiques extrêmes, l’organisation Orlipa promeut la culture hydroponique. Il s’agit de cultures sous serres solaires qui ont pour avantages, d’une part, de nécessiter des volumes d’eau réduits, cette ressource précieuse étant récupérée dans les serres, et d’autre part, de permettre une production accrue de fourrage d’une plus grande valeur nutritionnelle.
Résultat : une amélioration de l’alimentation pour le bétail qui produit par ailleurs davantage de lait et donne une viande de meilleure qualité. Grâce aux formations d’Orlipa, les familles d’éleveurs améliorent ainsi tout simplement leurs moyens de subsistance.

Bolivie : Cuisiner …grâce à la bouse de vache !

Près du lac Titicaca, plusieurs familles paysannes ont recours à la bouse de vache en tant que source d’énergie pour cuisiner. C’est le principe du biogaz qui leur a été enseigné par l’association AOPEB. Il est très simple : la bouse de vache collectée par les paysans est disposée sous une sorte de serre faite de briques en terre et recouverte d’un plastique. Au séchage, ce processus dégage un gaz qui est amené par un tuyau vers la cuisine familiale. On y adjoint un système tout simple à partir d’une bouteille d’eau afin de faire baisser la pression si nécessaire. Une source d’énergie qui ne coûte pas un centime à ces familles pauvres et isolées !

Brésil : Les mandalas de l’agriculture familiale

Dans l’Etat de Pernambouco, le Mouvement des Sans Terre épaule les paysans et les forme à une utilisation rationnelle de l’espace pour développer une agriculture familiale biologique. Il utilise à cet effet le principe du mandala. Selon celui-ci, le centre du lopin de terre est invariablement réservé au point d’eau où les familles pratiquent la pisciculture et autour duquel un espace est réservé à la volaille et à l’horticulture. C’est aussi à partir de ce centre qu’est pratiquée l’irrigation goutte à goutte qui se révèle bien utile pour les cultures périphériques. C’est également à la périphérie que paisse le bétail et que se trouve notamment la maison familiale. L’objectif est d’amener les familles à combiner différents types de productions, tout en utilisant l’eau de façon rationnelle.

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