Un ex-général militaire au pouvoir au Guatemala

pouvoir au Guatemala

Les urnes ont rendu leur verdict sans réelle surprise après le 2ème tour des élections présidentielles qui s’est tenu le 6 novembre au Guatemala : c’est le général en retraite Otto Pérez Molina qui est sorti vainqueur avec 55,2% des suffrages, face à Manuel Baldizón, son rival. Accusé de violations des droits de l’homme durant la guerre civile meurtrière (1960-1996), Otto Pérez Molina a maintenant promis un gouvernement « de poigne », se disant déterminé à lutter contre la violence endémique dans le pays. Ce résultat et les perspectives futures qui en découlent préoccupent grandement une bonne partie de la société civile guatémaltèque. Nous publions ici le témoignage de l’un de nos partenaires, Serjus, qui en témoigne.

Chers amies et amis,

Le triomphe électoral du parti patriote et du Général Otto Pérez Molina durant les dernières élections présidentielles au Guatemala signifie que les secteurs qui ont été au pouvoir durant les années du conflit armé se sentent à nouveau renforcés et tentent de reprendre les rênes à tous les niveaux, là où ils avaient perdu du terrain depuis la signature et la mise en oeuvre des accords de paix.

Par ailleurs, nous voyons combien la peur persiste au sein des communautés dans plusieurs régions en raison du souvenir des longues années de répressions, de massacres et de génocide, ce qui a réellement conditionné les prises de position de la population et son vote lors des dernières élections. Durant la campagne électorale, les électeurs craignaient de manifester des vues divergentes de celles des partis soutenus financièrement par les puissants secteurs et les ex-militaires ; ils redoutaient ainsi que leur vote dévoile leurs prises de position et qu’ils aient à souffrir de représailles.

Dimanche 13 novembre, une manifestation publique a rassemblé les ex-militaires du conflit armé et les membres de leur famille qui ont défilé dans les rues de la capitale, comme une démonstration de force après leur triomphe électoral.

Manolo García
Coordinateur Politique
SERJUS

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