<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Freres des Hommes &#187; Témoignages</title>
	<atom:link href="http://www.freresdeshommes.org/tag/temoignages/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.freresdeshommes.org</link>
	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Jun 2010 13:12:50 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.4</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Nouvelles du Guatemala après la tempête Agatha</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 09:25:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Guatemala]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Amérique latine</category><category>Guatemala</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=873</guid>
		<description><![CDATA[Voici la photo de ce qui reste d’une rue de San Lucas Tolimán (Département de Sololá) après le passage de la tempête Agatha. Elle nous a été envoyée par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, notre partenaire local. La tempête a atteint les côtes du Guatemala ce 29 mai en faisant des dégâts considérables et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/agatha.jpg" target="_blank" rel='lytebox[nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/agatha-300x224.jpg" alt="agatha" title="agatha" width="260" height="141" class="alignleft size-medium wp-image-875" /></a>Voici la photo de ce qui reste d’une rue de San Lucas Tolimán (Département de Sololá) après le passage de la tempête Agatha. Elle nous a été envoyée par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, notre partenaire local. La tempête a atteint les côtes du Guatemala ce 29 mai en faisant des dégâts considérables et de multiples victimes. Dans la capitale et dans les nombreuses régions touchées, la population est à pied d’œuvre pour répondre à l’urgence. Manolo García nous a adressé un email avec les premières nouvelles. </p>
<p>Chers amies et amis,</p>
<p>Comme vous l’avez certainement  déjà appris, le volcan de Pacaya ici au Guatemala est entré en éruption et nous avons été envahis par les cendres, le sable et les pierres dans diverses régions dont la capitale. Et pour aggraver le tout, la tempête Agatha est arrivée chez nous. Nous avons eu 72 heures de fortes pluies ininterrompues. Hier, il a arrêté de pleuvoir et aujourd’hui, le soleil brille.</p>
<p>Il y a des milliers de victimes dans des refuges et beaucoup de personnes mortes ou disparues. Beaucoup d’habitations détruites. Beaucoup de cultures perdues. Beaucoup de ponts et de routes endommagés. Beaucoup d’effondrements et d’inondations. Dans plusieurs endroits où nous travaillons, il y a de graves dégâts. Ca a été terrible.</p>
<p>Nous sommes tristes en voyant tout cela et le problème est que notre organisation n’a pas la possibilité d’intervenir beaucoup dans cette première phase d’urgence. Il s’agit plutôt pour nous d’encourager et de soutenir les organisations. Celles que nous aidons, précisément, ont pu se mobiliser pour affronter l’urgence à beaucoup d’endroits.</p>
<p>Lorsque l’on voit l’amplitude des dégâts dans la première phase d’urgence, on éprouve un terrible sentiment d’impuissance. Ce que nous faisons presque tous dans la capitale, c’est d’utiliser des sacs de sable pour empêcher l’effondrement du système d’égouts à cause des pluies de la tempête.</p>
<p>Chez Serjus, nous avons commencé à faire un état de la situation dans toutes les régions que nous accompagnons afin de voir quelles actions seront nécessaires dans la seconde phase d’urgence, pour la reconstruction. Nous devons savoir ce qu’il faudra initier ou accompagner et nous vous tiendrons au courant de tout cela.</p>
<p>Amitiés,</p>
<p><strong>Manolo García<br />
Coordinateur Politique<br />
Serjus</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Fièvre de l’or et pollution</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 10:33:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Amérique latine</category><category>Bolivie</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=632</guid>
		<description><![CDATA[En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le Rio Suches" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches.jpg" target="_blank" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignright size-medium wp-image-637" title="rio suches" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches-300x201.jpg" alt="rio suches" width="261" height="131" /></a>En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette situation dans son bulletin de novembre 2009, numéro consacré à « L’eau au  cœur du développement »(<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/07/Bulletin-FDH-97-EAU.pdf" target="_blank">pdf</a>). Comment évolue la situation sur place ? Pour découvrir  les dernières nouvelles du terrain, voici une interview réalisée par Edwin Noriega, Président du centre Wiñay, dans les bureaux des Organisations ORLIPA et ASPROGAR.<br />
Le Centre Wiñay est une association sans but lucratif qui soutient et encourage le développement des communautés urbaines et rurales dans le but d’améliorer leurs aptitudes dans le contexte du développement durable.<br />
<em><br />
Participants à l&#8217;interview </em>: José Quispe, Président de ORLIPA et ASPROGAR ainsi qu’un représentant de ORLIPA et d’ASPROGAR.</p>
<p><strong>Antécédents</strong></p>
<p>Les manifestants remirent à Pablo Ramos, Préfet de La Paz, un cahier de revendications parmi lesquelles figuraient l’assainissement du Rio Suchez ainsi que l’exigence d’une bonne gestion de l’eau comme source de vie. Les activités d’extraction de 200 entreprises chez qui on avait constaté que 48 concessions travaillaient sans permis environnemental, avaient été temporairement interdites. Cette situation entraîna des frictions avec les autorités péruviennes. Au terme de la réunion avec le Préfet, il fut décidé de renforcer la surveillance militaire et policière aux frontières. La tension baissa finalement dans la communauté de Pampajasi.  L’on avait cependant entendu dire que ces entreprises voulaient reprendre leurs activités : en fonction de quoi, la communauté décida de rester vigilante.</p>
<p>Plusieurs mois se sont passés depuis mai 2009. Que s’est-il passé en ce qui concerne les accords passés avec la Préfecture de La Paz ? Qu’est-ce qui a été réalisé ? Qu’est-ce qui ne l’a pas été ? Quel changement perçoit-on à Pampajasi à ce propos ?  La pollution a-t-elle diminué ?</p>
<p>D’autre part, la pollution du Rio Suchez a de nouveau été récemment l’objet de commentaires dans les journaux du pays. Les activités minières péruviennes se seraient même déplacées au-delà de la frontière. Il semblerait que les autorités péruviennes et boliviennes se réuniront à ce sujet prochainement. Comment voit-on actuellement la situation depuis Pampajasi ? La pollution se fait-elle à nouveau sentir ? Que dit-on dans les communautés à propos de ce nouveau fait ?</p>
<p><strong>Déroulement de l’entrevue</strong></p>
<p>Rien n’est sorti des engagements de la Préfecture. Tout est revenu au même point. Dans la communauté, nous sommes préoccupés. Personne, cependant, ne veut se mobiliser pour aller à La Paz et exercer la pression nécessaire afin que ces engagements soient tenus car cela entraîne des frais et nous manquons de moyens. Ainsi,  nous sommes vraiment pollués : à partir d’août et de septembre, déjà, il y avait à nouveau de l’eau polluée.</p>
<p>La Préfecture s’était engagée à militariser la zone et à y placer un poste militaire. Jusqu’à présent rien n’a été fait. C’était le principal engagement de la Préfecture et il n’a pas été tenu.</p>
<p>Nous pouvons ajouter, en ce qui concerne les conséquences de la pollution à Pampajasi, que ces eaux servent principalement à arroser les pommes de terre, l’orge et la luzerne et que ces cultures sont contaminées parce que la pollution se situe en amont.</p>
<p>Cette fois, à peine les communautés avaient-elles commencé à bloquer les routes que les entreprises ont suspendu leur production : l’eau est redevenue claire. Ces derniers mois, cependant, nous n’avons pas utilisé l’eau de la rivière car  nous avons eu de la pluie. Maintenant que nous voulons utiliser cette eau, nous voyons qu’elle est de nouveau polluée. Depuis août, l’eau est polluée : elle est comme de l’huile.</p>
<p>Nous buvions nous-mêmes de cette eau. Maintenant, nous la trouvons amère et il semble que le bétail éprouve la même sensation : il n’en boit pas. Auparavant, ce n’était pas comme ça. Nous en concluons donc qu’elle est polluée.</p>
<p>D’autre part,  jamais nous n’avions eu de spart tacheté de blanc près du sol et sur les racines. Les bovins ne veulent plus en manger.</p>
<p>Le phénomène se produit lors du dégel dans le cours supérieur du fleuve. Quand le niveau de l’eau baisse, on extrait l’or et l’eau est polluée. Même si Pampajasi est éloigné, la pollution est identique. Qu’est-ce que ce serait si nous étions plus proches ? L’eau arrive, brillant vraiment comme de l’huile.</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa.jpg" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignleft size-medium wp-image-642" title="orlipa" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa-300x234.jpg" alt="orlipa" width="300" height="234" /></a>Evidemment, cela affecte directement le rendement de la production, non seulement à Pampajasi mais également dans les autres communautés, Escoma y compris, les effets s’en font sentir jusqu’au lac Titicaca et nuisent aux truites. C’est à cause de tout cela que dans la province de Camacho, cette fois,  nous nous sommes soulevés.</p>
<p>Mais à Escoma, ils se sont tus. On leur a donné des tracteurs et des camions bennes à hauts bords qui avaient été confisqués. Apparemment, un accord a  été passé avec le Préfet. Certains disent qu’il a des actions dans les entreprises minières.</p>
<p>Il y a parmi les entreprises minières des coopératives et des                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        sociétés privées. Beaucoup d’entre elles sont illégales et ne disposent pas de permis d’exploitation. Mais comme nous avons créé beaucoup de problèmes, ce sont plutôt eux qui ont  gagné au change : maintenant, ils ont été légalisés.</p>
<p>Par rapport au mois de mai, quand Milena est venue, la pollution a diminué (après le blocus). Les entreprises ont creusé de grandes fosses, des bassins pour le traitement de produits chimiques.  C’est ainsi que l’eau n’est plus polluée. Mais ces bassins sont situés près du fleuve et quand il pleut, ils débordent et forment des mares qui polluent la rivière  presqu’autant qu’avant.</p>
<p>Ce problème est discuté avec les autres communautés de la province de Camacho. Nous avons fait des réunions mais une partie de la population seulement en a profité, comme le secteur d’Escoma : on leur a donné les tracteurs et les camions-bennes qui avaient été saisis. A Escoma, on s’est tu et on ne fait plus aucun effort, on ne dit plus rien.</p>
<p>Maintenant, en tant que communauté de Pampajasi, nous pensons convoquer une réunion sectorielle au niveau de la Région d’Humanata, profitant de ce que nous devenons une commune à partir du mois d’avril. Mais à Carabuco et à Escoma on ne veut vraiment rien savoir. La Région d’Humanata est directement touchée car nous, nous utilisons  cette eau pour l’arrosage. A la différence des communautés situées plus bas qui, comme elles n’ont pas d’eau, pensent pomper l’eau de la rivière polluée.  Mais nous savons comment ils la filtreront pour l’utiliser dans la production.</p>
<p>De notre côté, en tant qu’organisation Orlipa, nous avons des robinets avec de l’eau potable dans les maisons. Nous utilisons du chlore et malgré que ce ne soit pas très réglementaire nous pouvons garantir qu’elle n’est pas polluée. De toute façon, il est important de brasser des projets visant à améliorer l’eau aussi bien pour la production que pour la consommation domestique. Pour cela, nous pensons que les cultures hydroponiques devront être traitées avec de l’eau du réseau domestique afin que sa qualité soit garantie.</p>
<p>En conclusion, on veillera à prendre des photos sur les effets de la pollution, principalement en ce qui concerne la production, et on les enverra au Centre Wiñay pour qu’elles soient transmises à Frères des Hommes.</p>
<p><em>Traduction : Jean-Pierre Plumat</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comment l’éducation populaire donne un nouveau visage  à la femme congolaise</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/education-populaire-en-rdc/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/education-populaire-en-rdc/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 10:03:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Education populaire]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Afrique</category><category>Education populaire</category><category>RDC</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=342</guid>
		<description><![CDATA[Dans le Sud Kivu, à l’Est du Congo, l’APEF (Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin) se bat aux côtés des femmes afin qu’elles puissent développer des moyens de subsistance et défendre leurs droits. Son fil conducteur et outil de prédilection avec ce public très défavorisé : l’éducation populaire. Notre  responsable du projet, Cecilia Díaz, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Grâce à l’aide de l’APEF  des centaines de femmes ont pu améliorer leur niveau de vie." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00170.jpg" target="_blank" rel='lytebox[education-populaire-en-rdc]'><img class="alignright size-medium wp-image-349" title="DSC00170" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00170-300x159.jpg" alt="DSC00170" width="260" height="140" /></a>Dans le Sud Kivu, à l’Est du Congo, l’APEF (Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin) se bat aux côtés des femmes afin qu’elles puissent développer des moyens de subsistance et défendre leurs droits. Son fil conducteur et outil de prédilection avec ce public très défavorisé : l’éducation populaire. Notre  responsable du projet, Cecilia Díaz, a recueilli les témoignages de Nunu Salufa, coordinatrice et animatrice, et Anny Ilunga Mujinga, chargée des animations au sein de l’association. Des propos éclairants sur les méthodes concrètes utilisées par l’éducation populaire et les fruits qu’elle peut apporter.</p>
<p><strong>Cecilia Díaz, Frères des Hommes (C.D) : Comment concevez-vous votre travail d’éducation populaire avec les femmes congolaises?</strong></p>
<p><strong>Anny Ilunga Mujinga (A.I.M) : </strong>En fait, notre objectif est que les femmes conscientisent les problèmes vécus et qu’à travers la sensibilisation, elles parviennent à changer, que les mentalités, les comportements puissent se transformer.</p>
<p><strong>Nunu Salufa (N.S.) :</strong> Par ce changement des mentalités, nous voulons parvenir à une société équitable où hommes et femmes trouvent leur place sans qu’aucune partie ne soit lésée. Il faut dire que le contexte général est difficile, c’est celui d’une dégradation économique qui perdure depuis plus de 35 ans en raison de la mauvaise gestion du pays. Au règne de Mobutu ont succédé des conflits dans la région des Grands Lacs, des guerres à répétition….  Cette situation a entraîné une débâcle socio-économique qui a contraint la femme à trouver elle-même des moyens de subsistance pour la famille. L’APEF en accompagne ainsi 1800 rassemblées dans plus de 80 petites associations à l’heure actuelle à travers, entre autres, l’octroi de micro-crédits leur permettant de mettre sur pied des commerces,  faire de l’élevage de poulets, de la savonnerie, etc…. Et aujourd’hui, ce sont elles qui pallient en grande partie aux besoins familiaux ou qui assument le paiement des frais scolaires des enfants, les soins de santé, les dépenses ménagères, la nourriture, etc…</p>
<p><strong>C.D : Quelle est votre approche ? </strong></p>
<p><strong>N.S :</strong> Nous avons une approche participative, c’est-à-dire que quand nous rencontrons une communauté, nous cherchons d’abord à la connaître par le biais d’interviews. Ensuite, nous allons vers elle afin de nous imprégner des problèmes qu’elle vit. Ensemble, nous essayons de tracer des lignes directrices qui peuvent aider la femme à sortir de ses problèmes. En fait, nous nous intéressons plus spécifiquement à la femme car nous savons qu’à travers elle, c’est toute la communauté qui va bénéficier de l’information. La méthode participative est très exigeante pour les animateurs, mais c’est à notre sens la meilleure car elle permet que la personne se découvre et ensemble, nous pouvons essayer de trouver des solutions.</p>
<p><strong>C. D : Concrètement, comment procédez-vous pour transmettre l’information, pour inciter les femmes à participer?</strong></p>
<p><strong>N.S :</strong> Parfois, j’utilise des saynètes. A travers le théâtre et la mise en scène, la femme écoute, s’identifie aux personnages et tire des leçons de son vécu. Le message passe aisément. C’est une des meilleures façons de communiquer, surtout avec ces femmes qui sont pour la plupart accablées par les problèmes. Cette méthode permet de mieux capter leur attention et de faire passer des idées. Nous mettons donc en scène une histoire où l’on parle, par exemple, de la façon de bien gérer le micro-crédit, on aborde la question des « magouilles » aussi…</p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Nous avons découvert que cette méthode favorise une meilleure compréhension chez la femme. C’est vrai, son esprit est souvent encombré de beaucoup de problèmes et elle ne peut pas tout mémoriser. Par le théâtre, elle apprend plus facilement. Les scènes lui rappellent parfois quelque chose qu’elle a vécu ou entendu.</p>
<p><strong>N.S</strong> : En plus des saynètes, nous organisons aussi des carrefours à travers lesquels les femmes peuvent se découvrir également. Par exemple, je prépare un questionnaire sur l’approvisionnement ou les produits à commercialiser. Les femmes travaillent alors en groupes et exposent ensuite le résultat de leurs échanges à la salle. Au moment de la mise en commun à laquelle tout le monde participe, j’essaie de faire des commentaires, des ajouts par rapport aux travaux réalisés par les femmes. C’est un espace de discussion où elles peuvent encore poser des questions. Voilà des méthodes qui font que les femmes mémorisent rapidement la matière.</p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Les carrefours s’inscrivent également dans l’approche participative dans la mesure où l’on donne l’occasion à la femme de libérer son expression. Dans le carrefour, chacune est obligée de parler, d’apporter sa contribution au travail qui lui a été proposé en parlant de ce qu’elle connaît, de son expérience. Il y a des femmes qui n’ont pas le courage de témoigner en public, mais à travers ces petits travaux, les femmes parviennent à s’exprimer sans honte et clairement.</p>
<p><strong>C.D. : Vous demandez également à la femme qu’elle restitue la formation qu’elle a suivie auprès des autres membres de l’association…</strong></p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Effectivement, nous organisons ce que nous appelons une restitution guidée. La formation est donnée à un petit nombre de femmes et nous nous efforçons ensuite de les accompagner dans un exercice de restitution auprès du groupe élargi qui n’a pas eu la chance de participer au cours. C’est une façon de faire parvenir le message à tout le monde.  Notre rôle est alors d’aider la femme qui a été à la formation en la complétant dans ce qu’elle n’a pas été capable de reformuler. La formation ne se limite donc pas à un groupe de personnes, mais ainsi fait tache d’huile et cela donne de bons résultats.</p>
<p><strong>N.S.</strong> : Un engagement est en fait pris par ces femmes qui participent à la formation pour qu’elles en restituent le contenu auprès de leur groupe. C’est une des obligations que nous leur demandons de prendre. Elles ne peuvent faire cette restitution seules car parfois les matières sont ardues. Il faut qu’elles soient aidées et accompagnées lors de la transmission du message. Nous avons donc pour obligation à notre tour d’aider cette femme à transmettre la formation aux autres. C’est la raison pour laquelle nous parlons de restitution guidée dans la mesure où la femme doit être guidée par la formatrice qui a participé à la formation. C’est une bonne méthode car nous ne pouvons pas convoquer aux formations les 1800 femmes qu’APEF encadre.</p>
<p><strong>C.D. : Quels sont les besoins auxquels vous tentez de répondre par cette méthode ?</strong></p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Les besoins sont vraiment énormes. Les femmes demandent à être soutenues dans leurs multiples difficultés, elles veulent faire entendre leur voix et nous les conscientisons donc afin qu’elles puissent être représentées au travers des postes de décisions.</p>
<p><strong>N.S.</strong> : Les femmes éprouvent le besoin d’harmonie dans les familles en terme de genre et il y a des milieux où cette harmonie n’existe pas. La masse de travail est considérable sur ce plan et nous pensons que l’APEF seule n’est pas en mesure de couvrir tous ces besoins. Parmi ceux-ci, nous remarquons que les femmes n’arrivent parfois pas à comprendre qu’elles sont exposées à beaucoup de maladies. Nous faisons donc de la sensibilisation sur cette question. N’osant se refuser à leur mari, certaines tombent enceintes et accouchent même parfois deux fois par an, ce qui est vraiment anormal lorsque l’on est dans un processus de survie. En effet, où trouvera-t-elle les revenus pour nourrir ses enfants ? Certains souffrent par conséquent de malnutrition. Un appui en terme de santé reproductive de la femme est indispensable dans la région. Nous tentons bien de contacter des organisations dans le secteur, mais elles sont peu nombreuses et ne parviennent pas toujours à répondre aux besoins d’animations.</p>
<p><strong>C.D. : Quelles sont les difficultés majeures que vous rencontrez ?</strong></p>
<p><strong>N.S.</strong> : Les femmes ont parfois des difficultés à dégager du temps pour participer aux formations. En effet, leurs besoins nécessitent qu’elles s’occupent de leurs activités quotidiennes, de l’approvisionnement de leur famille, etc. La femme est en quête de survie, ne l’oublions pas. Par ailleurs, les outils de communication font défaut. Si nous voulons transmettre une information à une femme qui se trouve très loin de Bukavu, nous n’y parvenons pas toujours car il n’y a ni courrier électronique, ni radio… Les femmes des campagnes sont donc particulièrement isolées. Les intervenants dans la région sont également peu nombreux ou parfois, n’ont pas les moyens de travailler avec les populations. Ce manque de moyens limite également le suivi qui devrait être apporté à certaines actions. Nous nous trouvons également face à cette problématique lorsqu’une femme veut avoir un crédit important car l’APEF n’est pas toujours en mesure de le lui accorder. Comme les femmes sont nombreuses, nous cherchons à satisfaire au moins une partie des demandes, mais les autres restent en attente et parfois se découragent.</p>
<p><strong>C.D. : Mais il y a aussi les réussites, bien entendu…</strong></p>
<p><a title="Depuis 2006, l’APEF cible ses actions sur les ménages, principalement en milieu rural. Les hommes sont ainsi directement impliqués pour permettre un changement de regard de la société congolaise sur les femmes." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00196.JPG" target="_blank" rel='lytebox[education-populaire-en-rdc]'><img class="alignleft size-medium wp-image-366" title="DSC00196" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00196-300x225.jpg" alt="DSC00196" width="300" height="225" /></a><strong>A.I.M.</strong> : Sans aucun doute. Ainsi, nous remarquons maintenant que les femmes sont davantage à  l’avant-plan. Certaines gèrent même des petites unités de production. La méthode participative que nous utilisons a aussi encouragé beaucoup d’hommes à s’impliquer dans les activités de leurs épouses. Certains sont même disposés à faire de la sensibilisation sur la problématique du genre, que ce soit à travers des émissions de radio ou encore lors de rencontres avec d’autres hommes. Notre travail a également incité des femmes à insister pour régulariser leur mariage et ainsi faire valoir leurs droits au sein de la famille. Petit à petit, nous constatons que plus d’hommes et de femmes travaillent ensemble, que les barrières tombent. L’homme commence à découvrir que la femme est un partenaire incontournable et qu’ils doivent collaborer.</p>
<p><strong>N.S</strong>: Le rapprochement hommes/femmes se voit également par le fait que nous avons commencé à octroyer des crédits aux ménages (et donc plus seulement à la femme). Nous savons que cela renforce le pouvoir de la femme au sein de la famille car si l’homme a obtenu ce crédit, il sait que c’est grâce à elle. Alors qu’au départ, le mari empêchait parfois son épouse de sortir, il l’encourage maintenant de plus en plus souvent à poursuivre son activité car il a compris les bénéfices que pouvait en tirer la famille. C’est ainsi que l’image de la femme évolue peu à peu… Et puis, la femme est maintenant persuadée qu’elle doit aussi se préoccuper de son avenir et notamment de sa pension. Elle apprend à gérer son argent en conséquence, en économisant pour ses vieux jours au lieu de compter sur ses enfants. C’est donc également son autonomie future qu’elle prépare de la sorte. Enfin, au terme de 12 années d’expérience sur le terrain, l’APEF commence à constater que certaines femmes sortent peu à peu de l’économie informelle pour passer dans l’économie formelle. C’est également une belle réussite. Notre apport est également reconnu au sein du CRONG (Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementales) car l’APEF a permis l’émergence des activités de la femme dans la région. Concrètement, cela a contribué à améliorer la scolarisation des enfants et l’accès à l’université pour les jeunes. Sur la scène politique, les choses changent également. Prenons simplement l’exemple de Zita Kavungirwa, ancienne coordinatrice de l’APEF. Elle est maintenant devenue maire de Bukavu. Ceci traduit que la femme a aujourd’hui davantage de pouvoir, qu’elle est mieux reconnue, davantage en mesure de se défendre.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/education-populaire-en-rdc/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Encore un épisode de violence au Guatemala</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/encore-un-episode-de-violence-au-guatemala/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/encore-un-episode-de-violence-au-guatemala/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 09:26:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Guatemala]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Amérique latine</category><category>Guatemala</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=245</guid>
		<description><![CDATA[
Notre partenaire guatémaltèque Serjus nous demande de relayer un communiqué qui fait état d&#8217;un nouvel épisode de violence dans ce pays oublié des médias&#8230; Communiqué du vicariat Apostolique de Petén relative à la brutale intervention de l’Etat du Guatemala dans la Laguna del Tigre  le 26 janvier 2009: le Vicariat Apostolique de Petén, lors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href='http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/02/guatemala.jpg' rel='lytebox[encore-un-episode-de-violence-au-guatemala]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/02/guatemala-300x150.jpg" alt="" title="guatemala" width="260" height="131" class="alignright size-medium wp-image-246" /></a></p>
<p>Notre partenaire guatémaltèque Serjus nous demande de relayer un communiqué qui fait état d&#8217;un nouvel épisode de violence dans ce pays oublié des médias&#8230; <strong>Communiqué du vicariat Apostolique de Petén relative à la brutale intervention de l’Etat du Guatemala dans la Laguna del Tigre  le 26 janvier 2009:</strong> le Vicariat Apostolique de Petén, lors d’une réunion regroupant les Agents Pastoraux ces 26 et 27 janvier 2009, veut faire connaître à l’opinion publique et au Gouvernement social – démocrate que préside Alvaro Colon combien il proteste énergiquement devant l’intervention de la  PNC (Police Nationale Civile) et de l’armée, intervention menée dans plusieurs communautés de la Laguna del Tigre contre des hommes, des femmes et des enfants (garçons et filles). Cette intervention s’est soldée par la mort de deux personnes, plusieurs blessés et l’arrestation de plus de 40 personnes. Au tout début de notre Constitution , il est affirmé que l’Etat du Guatemala est structuré pour protéger la personne et la famille et que sa fin suprême est la réalisation du bien commun (art.1).</p>
<p>Le Gouverneur Départemental a justifié cette action en évoquant la nécessité de délivrer deux gardes forestiers de la CONAP (Conseil national pour les zones protégées) retenus par les paysans depuis plusieurs jours. Nous n’approuvons pas cette détention mais les paysans y ont eu recours pour protester contre la brutale expulsion de la communauté El Vergelito. Ils ont utilisé ce moyen de pression pour provoquer un dialogue avec les autorités, spécialement avec le Gouverneur et avec la Direction de la CONAP.</p>
<p>Nous croyons que dans ce cas l’on a assisté une nouvelle fois à l’incapacité de l’Institution à nouer le dialogue avec les paysans, dialogue que les paysans avaient réclamé à plusieurs reprises. Nous croyons que l’on a agi de façon répressive sans épuiser les moyens pacifiques ou du moins les rechercher, allant jusqu’à rejeter la médiation des autres institutions.</p>
<p>Cependant, le problème ne se situe pas  uniquement  dans l’incapacité des Institutions. Nous dénonçons également un manque de volonté politique dans la recherche de solutions issues d’un dialogue. En effet, l’année passée, la Pastorale Sociale et la PDH (Procureur pour les droits de la personne) commencèrent  à créer les conditions d’un espace permettant la formation d’une Table de Dialogue entre les institutions d’Etat et les communautés installées dans les zones protégées. L’objectif était de clarifier la situation de nombreuses communautés, d’obtenir, ainsi que la loi le prescrit, une politique de relogement; une politique qui favoriserait un développement humain des communautés, en harmonie avec la Nature, qui permettrait de donner une alternative aux communautés obligées de quitter la zone protégée. De fait, la Pastorale Sociale a aidé un groupe installé illégalement à chercher un endroit où vivre en dehors de la Réserve. Mais les institutions de l’Etat de Petén assistèrent uniquement à la première réunion de ce processus de dialogue et refusèrent de le poursuivre davantage. Les paysans ont maintenu leur volonté de dialogue. D’ores et déjà, ils ont mis la dernière main à leur projet et envisagent de le faire parvenir aux instances nationales par le biais de la Commission du Congrès pour le Développement de Petén. Nous voulons également profiter de l’occasion qui nous est donnée pour affirmer notre solidarité avec le Pasteur luthérien Pilar Alvarez. Il fut également arrêté, dans le cadre de la défense de Las Granadillas, Zacapa, après plusieurs tentatives infructueuses visant à nouer le dialogue avec les autorités de la zone.</p>
<p>On ne peut généraliser et considérer comme narcotrafiquants, terroristes ou responsables de séquestrations et d’occupations illégales, la population installée dans les zones protégées. On ne peut, sous ce prétexte et sans aucune discrimination, justifier une agression contre la population. Ce serait revenir aux logiques et aux action d’un passé  répressif et de plus nier la ligne politique  annoncée publiquement par l’actuel Gouvernement. Ce même gouvernement a reconnu son incapacité à affronter le crime organisé et le narcotrafic : c’est pour cette raison qu’il n’intervient pas dans ces domaines. Par contre, il intervient (et il s’agit là d’un abus de pouvoir évident) contre des familles de paysans, des familles pauvres dans leur immense majorité. Et l’on a revu les hélicoptères, les tanks, les policiers et les soldats braquer leurs armes sur des familles, piller les boutiques, brûler les maisons, allant même jusqu’à assassiner des personnes. Nous ne trouvons aucune justification à ces actions.</p>
<p>C’est pour cette raison que nous demandons au Gouvernement de la République, qui a permis cette action, la destitution des autorités responsables de ces faits et la  création rapide d’une Table de Dialogue afin que les communautés installées dans les zones protégées, ainsi que les instances chargées de leur  administration, recherchent des solutions et des alternatives permettant le développement durable de la zone.</p>
<p><em>Santa Elena, Petén, 27 janvier 2009</em></p>
<p><strong>Communication WAQIB’KEJ, traduit par Jean-Pierre Plumat</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/encore-un-episode-de-violence-au-guatemala/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Témoignage de Zita Kavungirwa, Bukavu</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/temoignage-de-zita-kavungirwa-bukavu/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/temoignage-de-zita-kavungirwa-bukavu/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 15:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Afrique</category><category>RDC</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=225</guid>
		<description><![CDATA[Lundi 6 octobre, on m’invite à la Mairie de Bukavu (Sud-Kivu, RDC) afin d’assister à l’investiture de la nouvelle Maire de la ville. « Je suis très contente de te voir ici. Tu voulais que je devienne Maire de la ville…..et finalement, je suis devenue Maire de Bukavu!», me dit en m’embrassant Madame Zita Kavungirwa.
Ancienne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Zita Kavungirwa" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/11/zita.jpg" rel='lytebox[temoignage-de-zita-kavungirwa-bukavu]'><img class="alignright size-medium wp-image-226" title="zita" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/11/zita-300x149.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a>Lundi 6 octobre, on m’invite à la Mairie de Bukavu (Sud-Kivu, RDC) afin d’assister à l’investiture de la nouvelle Maire de la ville. « Je suis très contente de te voir ici. Tu voulais que je devienne Maire de la ville…..et finalement, je suis devenue Maire de Bukavu!», me dit en m’embrassant Madame Zita Kavungirwa.</p>
<p>Ancienne collaboratrice de la grande organisation Solidarité Paysanne et fondatrice de l’Association pour l’Entreprenariat Féminin (partenaire de longue date de FdH), Zita Kavungirwa s’est lancée en politique pour « faire bouger les choses », donner une place à la femme dans les différentes sphères de la vie publique. Cela s’est avéré très difficile dans un pays qui vit des conflits armés constants, qui sort de la dictature et qui cherche à construire une démocratie en prenant en compte la parité Homme/Femme.</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/11/dscn3358.jpg" rel='lytebox[temoignage-de-zita-kavungirwa-bukavu]'><img class="alignleft size-medium wp-image-227" title="dscn3358" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/11/dscn3358-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Dans les conflits armés, ce sont principalement les femmes et les enfants qui ont le plus souffert : les atrocités et la violence envers les femmes, et l’extrême pauvreté qui touche tout particulièrement cette partie importante de la population,  sont amplement connus de nous tous. Afin de contribuer à un changement vers plus de démocratie et de justice dans son pays, Zita Kavungirwa a assumé la difficile tâche de se faire un chemin dans la politique.</p>
<p>Le gouverneur de la Province commence la cérémonie en disant : « c’est une prémisse dans l’histoire de Bukavu : il n’y a jamais eu une femme maire dans cette ville. La tâche sera lourde, on manque de moyens, il faut reconstruire la région…nous espérons beaucoup de vous, Madame, la nouvelle Maire ».</p>
<p>L’actuel gouvernement a montré sa volonté d’appliquer la parité homme/femme dans les postes à responsabilité publique. A côté de la nomination de Madame Kavungirwa, trois autres femmes ont été investies en tant que bourgmestres des trois communes de la ville: Bagira, Kadutu et Ibanda. Il s’agit aussi de femmes engagées, membres d’associations de la société civile.</p>
<p>Pour la première fois aussi, la nouvelle Maire est invitée à lire son discours en face de la foule. Environ 500 personnes attendent à la sortie de la Mairie. Plusieurs groupes de femmes manifestent leur joie quand les responsables politiques prennent la parole.</p>
<p><em><strong>Ensuite, Zita nous dit quelques mots sur cette nomination </strong>:</em></p>
<p>« Aujourd’hui, pour les femmes de Bukavu, et peut-être aussi pour tout le pays, l’ascension de femmes au pouvoir, c’est une victoire. Une victoire pour une longue lutte parce que malgré tout ce que nous avons fait, tous les efforts pour que la parité soit inscrite dans la nouvelle constitution, on ne voyait toujours pas les femmes aux postes de commandement. La loi électorale n’a pas favorisé les femmes. Donc, la parité est inscrite dans la constitution, mais sans loi spécifique on ne pouvait pas espérer un changement réel. Aujourd’hui, on trouve beaucoup de femmes dans la nomination des autorités territoriales. Le gouvernement est -enfin !- devenu sensible à ce que nous, les femmes, nous avons toujours demandé. Il a dû exiger, même forcer les partis politiques afin qu’ils proposent des femmes aux postes de responsabilité.</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/11/dscn3447.jpg" rel='lytebox[temoignage-de-zita-kavungirwa-bukavu]'><img class="alignright size-medium wp-image-228" title="dscn3447" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/11/dscn3447-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Mais cette nomination est aussi –pour moi, pour les femmes et pour toute la population du Kivu-  un grand défi à relever : on souhaite une gestion différente de celle qui a été jusqu’à présent réalisée par les hommes. Nous voulons que les actions arrivent jusqu’au bout. La population a remarqué qu’en général, il y avait de bonnes idées, de bonnes initiatives, mais qui manquaient complètement de suivi et d’application. C’est ce que nous, les femmes, nous voulons changer ! »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/temoignage-de-zita-kavungirwa-bukavu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>République Démocratique du Congo :  l’économie populaire et sociale au quotidien</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/republique-democratique-du-congo-l%e2%80%99economie-populaire-et-sociale-au-quotidien/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/republique-democratique-du-congo-l%e2%80%99economie-populaire-et-sociale-au-quotidien/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 12:17:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Economie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Afrique</category><category>Economie populaire</category><category>Economie sociale</category><category>RDC</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=195</guid>
		<description><![CDATA[Quand les structures et les infrastructures s’effondrent, l’économie populaire (ou informelle) reste l’une des seules sources de revenus pour les populations du Sud. Développement de petits commerces de vêtements, d’objets artisanaux, services de coiffure,…la variété est de mise en la matière et dépend des compétences de chacun et chacune. C’est précisément ce type d’activités que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/ventechaussures.jpg" rel='lytebox[republique-democratique-du-congo-l%e2%80%99economie-populaire-et-sociale-au-quotidien]'><img class="alignright size-full wp-image-196" title="ventechaussures" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/ventechaussures.jpg" alt="" width="590" height="250" /></a>Quand les structures et les infrastructures s’effondrent, l’économie populaire (ou informelle) reste l’une des seules sources de revenus pour les populations du Sud. Développement de petits commerces de vêtements, d’objets artisanaux, services de coiffure,…la variété est de mise en la matière et dépend des compétences de chacun et chacune. C’est précisément ce type d’activités que soutient Frères des Hommes en République Démocratique du Congo (RDC) et en particulier dans le Sud Kivu, une région fortement éprouvée par les guerres, les violences et les destructions ces dernières années. Mais concrètement, comment ces activités s’organisent-elles ? Zita Kavungirwa qui a été coordinatrice de l’APEF (association pour la promotion de l’entreprenariat féminin) explique…</p>
<p><strong>Pourrais-tu décrire la pratique de l’économie populaire et sociale de l’APEF ? </strong></p>
<p><strong>Zita Kavungirwa (ZK) :</strong> Il s’agit d’une économie populaire par le biais de laquelle les femmes tentent de s’organiser pour trouver un revenu. Par exemple, aux endroits où se rassemble la population, elles vont créer une petite restauration, proposer des services de coiffeuse…Comme elles n’ont pas confiance dans les institutions financières officielles, d’ailleurs quasi inexistantes, elles ont trouvé un système d’épargne concret qui n’utilise par directement l’argent liquide. Par exemple, à Baghira, une femme achète un sac de 25 kg de chaussures de seconde main dont elle extrait une ou deux paires parmi les meilleures et elle les conserve. Elle vend le reste et son bénéfice assure les besoins du ménage. Après avoir acheté un certain nombre de sacs, elle aura constitué une sorte d’épargne, grâce aux chaussures sélectionnées qu’elle pourra revendre plus tard à meilleur prix et renflouer ainsi son capital. C’est aussi une économie solidaire car les femmes ne travaillent pas de manière isolée, mais se soutiennent l’une l’autre par des conseils, l’échange d’informations, la constitution d’une épargne en groupe… L’APEF a encouragé ces deux aspects. Elle a incité les femmes à adopter un système plus fiable et qui permette l’épargne. La politique de crédit de l’APEF en témoigne : les femmes remboursent le crédit, mais parallèlement, elles remboursent une partie du capital chaque mois. De cette façon, l’APEF peut récupérer de quoi allouer d’autres crédits. La solidarité est née des coutumes de la population, au sein de la communauté, mais aussi en fonction des groupements par quartiers, des groupes religieux ou professionnels. Cette solidarité permet l’entraide en cas de maladies, deuil, mariage…L’APEF a encouragé la permanence de cette solidarité.</p>
<p><strong>Comment tout cela est-il expliqué aux femmes ? </strong><a title="Zita Kavungirwa" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/zita-kavungirwa.jpg" rel='lytebox[republique-democratique-du-congo-l%e2%80%99economie-populaire-et-sociale-au-quotidien]'><img class="alignleft size-medium wp-image-197" title="zita-kavungirwa" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/zita-kavungirwa-300x199.jpg" alt="Zita Kavungirwa" width="300" height="199" /></a></p>
<p><strong>ZK : </strong>Par une mise en scène théâtrale des événements de la vie courante qui débouche sur une analyse, ensemble, des situations présentées. C’est un apprentissage concret qui est mieux compris. On a aussi recours aux témoignages de certaines femmes qui soulignent aussi bien les côtés positifs que négatifs de leurs expériences. Certaines expériences négatives vécues par les femmes sont aussi évoquées. Les femmes ont confiance en ces témoignages car elles se connaissent et ont donc vu évoluer les situations. L’APEF apporte une sensibilisation et une formation à l’épargne. On part d’exemples concrets : celle qui a épargné et celle qui ne l’a pas fait et on souligne l’importance de l’épargne lors d’activités comme la maladie ou le deuil, ou encore pour faire le « pont » entre un premier et un deuxième crédits.</p>
<p><strong>Les femmes parlent-elles facilement de leurs problèmes ?</strong></p>
<p>ZK : Une fois les solutions trouvées, les femmes sont fières et témoignent volontiers. Sans solution, il est plus difficile d’en parler. Au début, les femmes exposaient leurs problèmes aux animatrices. Désormais, elles les exposent devant tout le monde. Elles considèrent aussi leur association comme un lieu d’expression.</p>
<p><strong>Les femmes ont donc créé un système d’économie populaire face aux difficultés. Que se passera-t-il en cas de normalisation de la vie en RDC ?</strong></p>
<p><strong>ZK </strong>: A ce moment-là, peut-être ouvriront-elles des comptes à la coopérative d’épargne ou dans des banques. Elles pourraient alors bénéficier de crédits plus diversifiés : comme par exemple, un crédit pour un projet social concernant les frais de voyage d’un enfant pour aller à l’université ou la construction d’une maison.</p>
<p><strong>Les unités de savonnerie et de teinturerie où travaillent les femmes ne sont-elles pas en compétition ?</strong></p>
<p><strong>ZK </strong>: Non, car les productions sont encore peu importantes. Nous allons travailler sur la quantité et sur la qualité de production pour bien nous adapter au marché plutôt que de multiplier les unités. Nous pensons aussi à la nécessité d’avoir un lieu de vente où l’on puisse acheter les produits de l’APEF, en tout cas pour les savons et la teinturerie, comme un hangar par exemple.</p>
<p><strong>L’objectif final est de créer des pôles d’achat et peut-être des coopératives. Cela amène à une autre forme d’économie, différente de celle où chacun développe son propre commerce. En parlez-vous ensemble ?</strong></p>
<p><strong>ZK </strong>: Certaines femmes en font elles-mêmes la demande.</p>
<p><em class="highlight-block">Propos recueillis par Cecilia Díaz</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/republique-democratique-du-congo-l%e2%80%99economie-populaire-et-sociale-au-quotidien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
