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	<title>Freres des Hommes &#187; RDC</title>
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		<title>Climat général au Congo avant les élections présidentielles du 28 novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 14:32:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le peuple congolais aspire depuis longtemps à des jours meilleurs et à la paix. L’échéance électorale du 28 novembre prochain était une porte ouverte sur l’espoir pour un peuple fatigué par les guerres, la violence et tentant de survivre dans le marasme économique. Malheureusement, le climat ambiant actuel est loin de répondre aux attentes des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/10/congo.jpg" rel='lytebox[climat-general-au-congo-avant-les-nouvelles-elections-presidentielles-du-28-novembre-2011]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/10/congo.jpg" alt="" title="congo" width="399" height="233" class="alignright size-full wp-image-1837" /></a><br />
Le peuple congolais aspire depuis longtemps à des jours meilleurs et à la paix. L’échéance électorale du 28 novembre prochain était une porte ouverte sur l’espoir pour un peuple fatigué par les guerres, la violence et tentant de survivre dans le marasme économique. Malheureusement, le climat ambiant actuel est loin de répondre aux attentes des Congolais.</p>
<p><strong>Déroulement des élections</strong></p>
<p>Un manque de préparation et une certaine indolence de la classe politique congolaise a fait exploser les budgets. Alors qu’on entre dans la dernière phase avant les scrutins présidentiel et législatif du 28 novembre, de nombreuses choses restent à faire, surtout au niveau de l’opposition. Néanmoins, il est assuré que huit jours après le scrutin, les résultats provisoires devront être proclamés et la prestation de serment de l’élu aura lieu le 20 décembre comme annoncé.</p>
<p>Le jour de l’élection, les cinq derniers électeurs seront réquisitionnés pour compter les votes avec le bureau, une copie des résultats sera fournie aux témoins des partis politiques présents et sera affichée sur place le soir même.</p>
<p>A l’heure actuelle, 62000 bureaux de vote sont prévus, 500 sièges sont à pourvoir et plus de 13000 candidatures ont déjà été reçues.</p>
<p>En raison de l’explosion des dépenses, le gouvernement congolais financera 80 % des coûts des scrutins qui s’étaleront jusqu’en 2013, les 20% restants le seront par la communauté internationale, notamment en ce qui concerne le défraiement des 300000 agents électoraux.</p>
<p><strong>Les candidats au scrutin</strong></p>
<p>Elu président depuis 2006, Joseph Kabila, 40 ans, a redéposé officiellement sa candidature. Nzanga Mobutu, fils de l’ancien dictateur, devrait faire de même.<br />
Quant à Etienne Tshisekedi, le vieil opposant âgé de 79 ans, il s’est à nouveau présenté pour l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. Et ce, au grand dam de l’opposition qui envisageait un candidat unique au scrutin. Etienne Tshisekedi les a devancés et a refusé toute discussion avec le reste de l’opposition. </p>
<p><strong>Affrontement entre les militants des deux camps</strong></p>
<p>Du côté des militants, les choses s’enveniment. Les partisans UDPS (Tshisekedi) et les partisants PPRD (Kabila) s’affrontent. Les militants PPRD s’en sont pris au bâtiment de la permanence interfédérale de l’UDPS. Ensuite, c’est le siège de l’UDPS, puis la résidence privée de Etienne Tshisekedi qui a été prise d’assaut et mise à sac.<br />
Le feu a également été bouté au siège d’une télévision appartenant à l’opposant Roger Lumbala (RCD-National). On compte un mort et deux blessés à ce jour.<br />
Le jeune tué a été victime d’un « Pomba », gros bras, casseur, appartenant au PPRD. Les représentants des deux partis ont été convoqués chez le premier ministre en vue d’une concertation. Ils sont sommés de contrôler leurs organisations de jeunes et de rétablir le calme au plus vite.</p>
<p><em>Roxane Tilman, Frères des Hommes</em></p>
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		<title>Maman Zita Kavungirwa nous a quittés</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2011 06:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir lutté contre la maladie pendant des mois, Maman Zita nous a quittés. Sa famille et nous, ses amis et camarades de travail, nous sommes endeuillés. Pour les Congolais, et surtout pour les Congolaises, et pour les femmes du Nord et du Sud de la planète, son départ est une perte, une grande perte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/zita.JPG" target="_blank" rel='lytebox[maman-zita-kavungirwa-nous-a-quittes]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/zita-300x182.jpg" alt="zita" title="zita" width="271" height="181" class="alignright size-medium wp-image-1347" /></a>Après avoir lutté contre la maladie pendant des mois, Maman Zita nous a quittés. Sa famille et nous, ses amis et camarades de travail, nous sommes endeuillés. Pour les Congolais, et surtout pour les Congolaises, et pour les femmes du Nord et du Sud de la planète, son départ est une perte, une grande perte car Maman Zita était une lutteuse infatigable de la cause démocratique. Elle se battait pour défendre les femmes qui ont tant souffert dans le Sud-Kivu, au Congo, mais aussi pour défendre les droits des femmes d’autres endroits du monde.</p>
<p>Frères des Hommes a connu Zita il y a plus de 20 ans. Elle était animatrice de Waki, la branche féminine de Solidarité Paysanne du Sud Kivu. A l’époque, elle se déplaçait partout à la campagne; elle allait surtout dans des régions très éloignées, là où personne ne voulait aller, afin de faire la promotion de la femme, tout en respectant l’harmonie au sein de la famille. C’est en faisant ce travail qu’elle a rencontré Maman Salufa Nunu, avec qui elle a continué à travailler jusqu’au moment de son départ. Frères des Hommes a commencé à collaborer avec Waki parce que nous avons été émerveillés par ces femmes courageuses et battantes, qui ne perdaient jamais le sens de l’humeur ni la joie de vivre. </p>
<p>Quand la guerre est venue dans sa région, Maman Zita donnait des conférences partout pour sensibiliser les gens sur les violences et atrocités commises sur les femmes, mais aussi pour montrer les potentiels de développement que ces mêmes femmes du Sud-Kivu portaient en elles, malgré les malheurs et disgrâces qu’elles vivaient. C’est à ce moment que Maman Zita, avec Maman Salufa Nunu, propose à Frères des Hommes de démarrer une recherche-action auprès des femmes les plus pauvres qui venaient s’installer à Bukavu fuyant les guerres et les misères de la campagne. Pendant plusieurs mois, Zita et Nunu se rendaient aux marchés populaires et dans les quartiers les plus défavorisés de Bukavu,  pour rencontrer des groupes de femmes qui essayent de s’en sortir en épargnant et en développant un petit commerce. Les deux mamans passaient de longues journées à écouter ces femmes, à discuter avec elles sur ce qu’il fallait faire pour améliorer leur situation et celle de leurs familles. C’est sur base de cette connaissance approfondie des femmes que Zita et Nunu créent l’Association pour l’Entreprenariat Féminin (APEF), qui s’est fixé comme objectif de rendre les femmes plus fortes en termes économiques et sociaux. </p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/zita-devant-groupe-de-femmes.JPG" rel='lytebox[maman-zita-kavungirwa-nous-a-quittes]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/zita-devant-groupe-de-femmes-300x225.jpg" alt="zita devant groupe de femmes" title="zita devant groupe de femmes" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-1348" /></a>Si on se promenait avec Zita et Nunu dans les marchés populaires de Bukavu, on entendait partout le nom de ces deux mamans. Les femmes les appelaient des kiosques pour que les Mamans viennent leur rendre visite ; elles posaient des questions, elles demandaient des orientations par rapport à leurs commerces, mais aussi par rapport aux problèmes familiaux. Et Zita leur donnait des conseils sur comment mettre en valeur ce que faisaient ces femmes, sans créer une rupture familiale.</p>
<p>C’était en 2006 quand on commence à parler des élections démocratiques au Congo, Zita ressent le besoin de se former afin de pouvoir participer activement au processus et défendre ainsi les droits de la femme. Lors des rencontres internationales organisées par Frères des Hommes, elle apprend que le Brésil prépare des élections nationales et que dans ce pays on est à la pointe de la participation citoyenne. Les foras sociaux à Porto Alegre et les budgets participatifs au niveau communal attirent son attention et elle demanda à Frères des Hommes de pouvoir s’imprégner de cette expérience brésilienne afin de promouvoir une participation démocratique des femmes au Congo. Maman Zita et Maman Salufa se rendent alors au Brésil, à Recife, chez le partenaire ETAPAS pour connaître de près les mécanismes de la participation populaire. L’expérience a été inspiratrice : cette visite à Recife, la participation à des marches pour la Paix au Sud-Kivu, l’ouverture démocratique du Congo et, surtout, les besoins des femmes congolaises, la poussent à rentrer en politique. Elle mène sa campagne avec conviction, force, détermination ; les femmes qui la connaissent, les femmes des quartiers populaires en ville et celles de la campagne la soutiennent. Elles se présente aux élections pour devenir député national, mais elle les perd pour très peu de votes. Zita disait qu’au Congo la population, surtout les hommes, n’étaient pas prêts à accepter la participation de femmes en politique. Elle a beaucoup souffert des mauvais coups que ses adversaires lui ont fait. Mais elle gardait encore la conviction que ce n’est qu’en luttant à tous les niveaux, qu’on allait changer la situation d’oppression dans laquelle se trouve la femme congolaise. </p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/En-octobre-2008-Zita-devient-Maire-de-Bukavu.JPG" rel='lytebox[maman-zita-kavungirwa-nous-a-quittes]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/En-octobre-2008-Zita-devient-Maire-de-Bukavu-300x225.jpg" alt="En octobre 2008 Zita devient Maire de Bukavu!" title="En octobre 2008 Zita devient Maire de Bukavu!" width="300" height="225" class="alignright size-medium wp-image-1349" /></a>C’est dans cet esprit qu’elle a accepté de devenir d’abord conseiller du gouvernement à Kinshasa, mais ensuite, la première bourgmestre femme de Bukavu. C’était en novembre 2008 quand elle a pris les rênes de la Mairie. « Tu as voulu que je sois Maire de ma ville…..et voilà, maintenant je suis Maire de Bukavu », m’avait-elle dit en rigolant quand je l’ai rencontrée lors de son investiture. Dehors, dans la rue, il y  avait une foule énorme de femmes, mais aussi d’hommes qui l’attendaient pour lui montrer leur soutient et leur solidarité. On pensait qu’une étape importante était en train de se construire, qu’on tournait la page sombre de l’histoire de la région et que, enfin, une nouvelle ère allait démarrer pour les femmes du Sud-Kivu. Zita était une architecte, une artisane de ce changement. </p>
<p>Malgré ses occupations, elle restait toujours très proche de l’APEF, et par ce biais, de Frères des Hommes. Elle continuait à s’informer sur le développement de l’organisation et, surtout, sur le sort des femmes avec qui APEF travaille. Elle posait des questions, donnait son avis, réfléchissait avec Maman Salufa et les autres membres de l’APEF sur ce qui était le mieux pour l’organisation et pour les femmes. Elle continuait à être intéressée par ce qui se passait en Europe, par les actions d’éducation que nous menons ici, auxquelles elle avait participé brillamment à plusieurs reprises. Elle croyait, elle gardait de l’espoir. </p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/Merci-Maman-Zita.jpg" rel='lytebox[maman-zita-kavungirwa-nous-a-quittes]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/06/Merci-Maman-Zita-300x205.jpg" alt="Merci, Maman Zita" title="Merci, Maman Zita" width="300" height="205" class="alignleft size-medium wp-image-1351" /></a>Hélas, la maladie n’a pas permis qu’elle continue à construire une nouvelle société, plus juste, plus humaine et plus démocratique pour les femmes congolaises, mais aussi pour nous, pour les femmes des différents coins du monde. Merci, Maman Zita !  </p>
<p><em>Cecilia Díaz</em></p>
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		<title>Mini récap’ d’une lutte pour l’égalité des femmes</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 16:42:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il y a déjà 100 ans, les femmes descendaient dans la rue pour manifester pour leurs droits. Depuis, de nombreux progrès ont été accomplis, mais il reste toujours beaucoup à parcourir sur la longue route de l’égalité. Cependant, cette nouvelle décade s’annonce prometteuse quelques mois après la création par les Nations unies de UN Women [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/05/apef.jpg" target="_blank" rel='lytebox[mini-recap%e2%80%99-d%e2%80%99une-lutte-pour-l%e2%80%99egalite-des-femmes]'><img class="alignright size-medium wp-image-1336" title="apef" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/05/apef-300x191.jpg" alt="apef" width="264" height="174" /></a>Il y a déjà 100 ans, les femmes descendaient dans la rue pour manifester pour leurs droits. Depuis, de nombreux progrès ont été accomplis, mais il reste toujours beaucoup à parcourir sur la longue route de l’égalité. Cependant, cette nouvelle décade s’annonce prometteuse quelques mois après la création par les Nations unies de UN Women pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Cette organisation a pour objectif d’accélérer la réponse aux problèmes toujours centraux et actuels de la violence contre les femmes et de l’égalité des sexes. Aucune femme ni fille n’est exempte de ces risques, quels que soient sa religion, son âge ou sa nationalité. La violence contre les femmes peut prendre plusieurs formes, de la violence domestique au viol comme tactique de guerre en passant par le harcèlement au travail, les mariages forcés et les mutilations génitales. Le « féminicide » est seulement le dessus de l’iceberg  (environ 5000 cas recensés de « crimes d’honneur » chaque année) alors que les attaques, abus et mutilations de femmes ou de jeunes filles atteignent des proportions alarmantes.</p>
<p><strong>Un problème d’ampleur</strong></p>
<p>Environ 100 à 140 millions de femmes et jeunes filles à travers le monde ont été sexuellement mutilées et plus de 60 millions de jeunes filles subissent le mariage forcé avant leur 18 ans, ce qui leur assure souvent pour la plupart une vie maritale soumise sujette aux abus et aux violences.</p>
<p>Certaines estimations suggèrent que 20 000 à 50 000 femmes ont été violées pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine en 1992-1995 et environ 250 000 à 500 000 pendant les quelques mois du génocide du Rwanda de 1994. Le viol comme stratégie de guerre est une tactique récurrente et sa cruauté indifférente est très inquiétante.  En ce moment même, il est particulièrement présent à l’est du Congo, alors que les conflits du Sud Kivu perdurent. Au moins 200 000 cas de violence sexuelle ont été reportés depuis 1996.</p>
<p>Autre abus pandémique, le trafic d’êtres humains, en tant que trafic illicite de migrants à des fins financières et en tant que traite d’êtres humains, est la troisième activité criminelle la plus rentable après le trafic de drogues et d’armes. Chaque année, la traite d’êtres humains fait des milliers de victimes, consentantes ou non, destinées majoritairement à l’esclavage sexuel ; 80% sont des femmes ou des jeunes filles dont la moitié est mineure.</p>
<p>Même en Europe, les violences contre les femmes, profondément liées à l’inégalité des sexes et à la discrimination, sont légion. Le harcèlement sexuel, qu’il soit verbal, non verbal ou physique, se retrouve au travail, à l’école ou dans les espaces publics. Entre 40 et 50 % des femmes de l’Union européenne en ont subi les effets et une femme sur cinq a été victime de violence conjugale.</p>
<p>Mais ces violences ne sont pas seulement dommageables pour le genre féminin, elles fragilisent aussi toute la société et handicapent son développement en stigmatisant et affaiblissant la moitié du capital humain de notre planète, en réduisant la productivité au travail et à l’école et en menaçant la santé physique et mentale des victimes et de leur descendance, notamment à cause des risques de contagion du sida. Les conséquences médicales, sociales et économiques sont énormes. Par exemple, aux Etats-Unis, les coûts de soins médicaux et de perte de productivité atteignent en moyenne un montant de 5,8 milliards de dollars US par an.</p>
<p><strong>Des programmes en action partout dans le monde</strong></p>
<p>La violence contre les femmes est l’une des violations des droits de l’homme les plus systématiques et étendues, elle touche les femmes indifféremment selon leur religion, leur ethnie, leur âge ou leur éducation. Le 3è point des 8 objectifs du Millénaire adoptés par les Nations unies en 2000 veut promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes afin de leur assurer une protection et une visibilité plus opérante.</p>
<p>Selon une étude sur ce sujet du Secrétariat Général des Nations unies en 2006, le moyen le plus efficace d’éliminer la violence contre les femmes passe par l’engagement politique des Etats y assignant les ressources nécessaires. De plus en plus de pays mettent en place des plans d’action et des lois sanctionnant le viol conjugal ou le harcèlement sexuel, mais de nombreux manques restent à couvrir. C’est pourquoi UN Women travaille sur deux fronts : il appuie les négociations politiques internationales en vue d’élaborer des normes relatives à l’égalité des sexes approuvées au niveau mondial. Et il aide les Etats membres des Nations unies à appliquer ces normes en fournissant son expertise et son appui financier.</p>
<p>De nombreuses autres organisations ou associations agissent bien sûr en faveur des droits de l’homme et se penchent donc attentivement sur le problème des violences contre les femmes et jeunes filles. A un niveau européen, nous pouvons citer le Lobby européen des femmes qui regroupe de nombreuses associations de l’Union européenne. Ses buts sont d’assurer une meilleure garantie des droits des femmes en les protégeant des exploitations et de violences sexuelles, mais aussi des multiples discriminations, et en améliorant leur représentation politique et leur autonomie économique.</p>
<p>Dans les pays du Sud plus défavorisés, les pressions internationales, les efforts des politiques nationales et surtout les volontés des associations internationales, nationales et locales de développement et des droits de l’homme ont aussi amené à de nombreuses actions sur le terrain. L&#8217;égalité des sexes est un facteur déterminant pour un développement démocratique, pacifique et durable. Ainsi, la reconnaissance des droits des femmes suggère non seulement un enjeu de justice sociale, mais aussi un enjeu économique et politique. En effet, une femme en bonne santé, instruite et capable d’accéder à des ressources (terres, artisanat, finances) suffisantes pour elle-même et sa famille est un puissant élément de lutte contre la pauvreté. C&#8217;est pourquoi la scolarisation et la formation des femmes et jeunes filles ainsi que l’entreprenariat local via le système du micro-crédit sont au cœur des projets de développement durable et local. L’autonomisation économique des femmes est le premier pas vers une plus grande liberté et l’enseignement est particulièrement important pour cette autonomisation et l’égalité des sexes. Ainsi, une de nos associations partenaires, l’APEF, du Sud Kivu (République Démocratique du Congo) favorise l’entreprenariat et artisanat local féminin par <a href="http://www.freresdeshommes.org/l%E2%80%99apef-a-bukavu-face-aux-objectifs-du-millenaire/" target="_blank">l’octroi de micro-crédits.</a></p>
<p><strong>Pour une reconnaissance de l’égalité entre les sexes </strong></p>
<p>Au niveau de la disparité des sexes dans l’enseignement et donc dans la reconnaissance sociale des femmes qu’il induit, on note ces dernières années une amélioration significative, mais encore insuffisante. Selon une <a href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/factgoal3.pdf" target="_blank">publication de l’ONU de septembre 2010</a> , les écarts entre les sexes ont diminué en ce qui concerne l’accès à l’éducation, mais les disparités restent importantes au niveau universitaire et certaines régions en développement laissent apparaître de grandes inégalités dans l’enseignement primaire (en Océanie, en Afrique subsaharienne et en Asie de l’Ouest).</p>
<p>La pauvreté reste la principale cause d’inégalité dans l’accès à l’éducation, surtout pour les filles en âge d’école secondaire. Dans beaucoup d’endroits, les femmes et les filles sont obligées de passer de nombreuses heures à aller chercher de l’eau et ne se rendent donc pas à l’école.</p>
<p>Malgré les progrès accomplis, les hommes continuent d’être plus favorisés que les femmes dans les emplois rémunérés et les femmes sont souvent cantonnées à des emplois précaires. Même lorsque les femmes ont un emploi, la discrimination est très présente, elles sont en général moins bien payées et ont une sécurité financière et des avantages sociaux plus réduits.</p>
<p>Au plan mondial, seulement un quart des hauts responsables ou dirigeants d’entreprise sont des femmes. En Asie de l’Ouest, en Asie du Sud et en Afrique du Nord, les femmes détiennent moins de 10% des postes de direction. Elles acquièrent lentement le pouvoir politique, en grande partie grâce à des quotas et des mesures particulières.</p>
<p>Entre 1995 et 2010, la proportion de femmes parlementaires est passée de 11 à 19% au plan mondial, mais on est encore loin de la parité entre les sexes.</p>
<p>Les progrès enregistrés par les femmes en termes de représentation au sein de l’exécutif sont encore plus lents. En 2010, seulement 9 des 151 chefs d’État élus et 11 des 192 chefs de gouvernement étaient des femmes. Au plan mondial, celles-ci ne détiennent que 16% des portefeuilles ministériels.</p>
<p>La discrimination positive reste le moteur principal des avancées en faveur des femmes. En 2009, la moyenne des femmes élues au parlement était de 27% dans les pays appliquant la discrimination positive au lieu de 14% dans les autres pays.</p>
<p>Mais ces avancées ne doivent pas nous faire oublier le douloureux destin de millions de femmes toujours en quête de justice et de droits. Les discriminations et les violences à l’encontre des femmes sont représentatives d’une profonde inégalité des sexes et affectent profondément la société et les espoirs de développements démocratique et économique durables. Le travail et les aides de milliers de gens pour un avenir mondial plus respectueux des droits de l’homme est vital. Les domaines d’action sont étendus (éducation et formation, indépendance économique et accès à l’emploi, représentation politique) et la sensibilisation de l’opinion à ces questions cruciales est un enjeu important des thèmes de développement humain.</p>
<p><em>Delphie Llull, stagiaire auprès de Frères des Hommes Belgique</em></p>
<p><strong>Sources</strong> :<br />
<a href="http://www.womenlobby.org" target="_blank">Lobby européen des femmes</a><br />
<a href="http://www.unwomen.org" target="_blank">UN Women</a><br />
<a href="http://www.saynotoviolence.org" target="_blank"> SayNO Unit</a><br />
<a href="http://www.iom.int" target="_blank"> Organisation Internationale pour les Migrations</a><br />
<a href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/factgoal3.pdf" target="_blank">Fiche d’information du Sommet des Nations unies du 20-22 septembre 2010, New York (Réunion plénière de haut niveau de l’Assemblée générale)</a></p>
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		<title>Rencontre entre les mondes paysans belge et brésilien</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 09:41:36 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-belge-et-brésilien.jpg" target="_blank" rel='lytebox[rencontre-entre-les-mondes-paysans-belge-et-bresilien]'><img class="alignright size-medium wp-image-1185" title="paysans belge et brésilien" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-belge-et-brésilien-300x224.jpg" alt="paysans belge et brésilien" width="264" height="174" /></a>Le 10 novembre 2010, Michelle Andrade, Coordinatrice du collectif de projets du Mouvement des Sans Terre (MST) de l’Etat de Pernambouco au Brésil, a posé pour la première fois le pied sur le sol belge. Durant les 7 jours de son passage chez nous, et grâce à la collaboration de Frères des Hommes avec le Mouvement d’Action Paysanne (MAP), elle a pu se familiariser avec les réalités belges et en particulier avec les multiples aspects de notre secteur agricole et ses différents types d’exploitation ainsi que les filières courtes de production ; ou encore échanger sur l’agriculture paysanne durable, et découvrir certaines approches pédagogiques en agriculture, notamment avec l’Ecole Paysanne Indépendante (EPI) proposant des formations aux producteurs ruraux. Un programme varié qui l’a menée, accompagnée de Frères de Hommes, sur les routes wallonnes de notre pays jusqu’au fin fond des petits chemins gaumais et chimaciens. Un agenda bien rempli alternant à la fois visites de terrain dans des fermes bio, marchés locaux et discussions de fond sur l’accès à la terre, les pratiques agricoles, les circuits de vente, l’organisation des paysans et leur vision politique….Un itinéraire égrené également de deux événements grand public au cours desquels Michelle a pu apporter son témoignage, l’un à Bruxelles sur le thème de la place de la femme au Brésil et notamment au sein du MST et le second à Virton sur l’accès à la terre autour du film de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Quelques visites culturelles ont également agrémenté le séjour de Michelle, lui permettant de découvrir plusieurs facettes de l’histoire de la Belgique…et de sa météorologie pluvieuse !</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-sans-terre.jpg" rel='lytebox[rencontre-entre-les-mondes-paysans-belge-et-bresilien]'><img class="alignleft size-medium wp-image-1204" title="paysans sans terre" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-sans-terre-300x224.jpg" alt="paysans sans terre" width="300" height="224" /></a>Si Michelle et ses nombreux interlocuteurs en Belgique évoluent dans des contextes locaux différents, ces échanges ont fait rejaillir de nombreux points communs, dont une volonté ferme de défendre l’essence d’une agriculture durable et de proposer des pratiques et fonctionnements alternatifs face au productivisme agro-industriel. Bref, les débats étaient imprégnés en permanence du souci d’ouvrir, encourager et développer des voies nouvelles, voire d’amorcer des ponts de solidarité entre les petits paysans du Nord et du Sud. Le rôle de Frères des Hommes, comme dans tous les échanges internationaux que nous accompagnons, dépassait le simple travail de traduction pour aller jusqu’à l’encadrement général des débats, l’apport d’éclairages sur les différences contextuelles entre la Belgique et le Brésil et l’encouragement à la création de synergies éventuelles.	Une riche rencontre pour un peu plus de rapprochement entre le Nord et le Sud, d’autant plus riche qu’Anny Mujinga Ilunga, l’une de nos partenaires congolaises de l’Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin (APEF) nous a rejoint pour une partie du programme.</p>
<p>Frères des Hommes tient à remercier chaleureusement le MAP pour l&#8217;organisation conjointe de cet événement ainsi que l’accueil bienveillant et l’éclairage enrichissant de ses membres sur les alternatives au modèle agricole dominant.</p>
<p>Dans le courant 2011, un membre du MAP se rendra à son tour au Brésil en vue de se porter témoin des réalités de l’agriculture brésilienne et de jouer le rôle de relais au sein de son mouvement pour renforcer (ou construire) des solidarités nouvelles entre les 2 mouvements.</p>
<p><strong>En savoir plus sur la rencontre:</strong></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/visite-partenaires.pdf" target="_blank">lire les articles du MAP (pdf)</a></p>
<p><strong>Visionner un extrait de la visite</strong></p>
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		<title>Marche mondiale des femmes</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 09:22:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Marche Mondiale des Femmes (MMF) est un mouvement international permanent d’actions féministes qui rassemble des groupes et des organisations de base oeuvrant pour éliminer les causes qui sont à l’origine de la pauvreté et des violences envers les femmes. L’appellation « marche » est utilisée pour signifier la pression et le mouvement constants que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/11/marchemondialedesfemmes.jpg" rel='lytebox[marche-mondiale-des-femmes]'><img class="alignright size-medium wp-image-1119" title="marchemondialedesfemmes" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/11/marchemondialedesfemmes-300x188.jpg" alt="marchemondialedesfemmes" width="261" height="178" /></a>La Marche Mondiale des Femmes (MMF) est un mouvement international permanent d’actions féministes qui rassemble des groupes et des organisations de base oeuvrant pour éliminer les causes qui sont à l’origine de la pauvreté et des violences envers les femmes. L’appellation « marche » est utilisée pour signifier la pression et le mouvement constants que les femmes feront pour changer les situations d’injustices envers elles. L’initiative est née au niveau mondial en 2000, moment où on a élaboré un document de base « 2000 raisons de changer de cap ». Après cette date, plusieurs types de mobilisations – rencontres, marches à relais, actions internationales- se sont succédé, dans la plupart des cas, dans des endroits symboliques de souffrances et de luttes des femmes.</p>
<p><strong>« Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, Nous serons en marche ! »</strong></p>
<p>Bukavu a été choisie pour la réalisation de la clôture de la III Action Internationale de la Marche Mondiale des Femmes. La raison du choix va de soi : pendant les différents conflits armés de ces dernières décennies, les femmes du Sud-Kivu ont subi les pires atrocités car elles ont été utilisées comme armes et butin de guerres. Les femmes de la MMF du monde entier ont voulu marquer leur solidarité envers leurs sœurs martyres du Sud-Kivu, tout en signalant qu’elles ne resteront pas les bras croisés et qu’elles se battront pour que justice soit faite. « Par l’action de clôture, nous espérons renforcer l&#8217;autonomie socio-économique et politique des femmes congolaises et que les responsables des agressions sexuelles et l’utilisation du corps des femmes comme arme de guerre soient punis. Aussi, nous voulons dénoncer les intérêts économiques qui maintiennent le conflit en RDC, notamment la complicité des milices ; lutter pour que les ressources naturelles du pays bénéficient d’abord au peuple congolais et pour que la République Démocratique du Congo puisse connaître une paix durable qui commence par la démilitarisation de l&#8217;Est de la RDC et  le désengagement progressif et négocié de la MONUSCO » (<em>Déclaration de la marche mondiale des femmes</em>).</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/11/marchemondialefemmes.jpg" rel='lytebox[marche-mondiale-des-femmes]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/11/marchemondialefemmes-300x224.jpg" alt="marchemondialefemmes" title="marchemondialefemmes" width="300" height="224" class="alignleft size-medium wp-image-1137" /></a>FdH Belgique a participé aux côtés de son partenaire –Association pour l’Entreprenariat Féminin APEF- de Bukavu, à cette marche mondiale. Nous avons pu vivre cet évènement d’un point de vue d’une organisation locale du Sud-Kivu, en participant comme n’importe quelle femme membre d’une association locale. Bukavu a vécu plusieurs moments très difficiles de conflits armés, occupations, etc. Elle est également fort touchée par le chômage et l’immigration des habitants de la campagne qui se réfugient en ville pour échapper aux violences perpétrées par différents groupes armés. De plus, l’administration fonctionne avec beaucoup de difficultés,……Alors, organiser une marche mondiale dans ces conditions était un défit énorme pour les autorités et, surtout, pour les organisations locales. Quelques jours avant le début de la marche, les préparatifs ne laissaient pas croire qu’on pouvait accueillir environ 3000 personnes dans les jours à venir. La veille du début des activités, les travailleurs étaient encore en train d&#8217;aménager les routes et les locaux. Les organisations sur place ont fait des efforts pour contribuer à la préparation de la marche. On pouvait sentir le stress et la tension que provoquait la mise au point de l’activité.</p>
<p>Et pourtant, tout s’est bien passé ! Les ONG locales se sont investies afin de rendre cette action de dénonciation en un vrai évènement international : elles ont participé activement, en prêtant service, matériel et volonté afin que tout se déroule sans problèmes. Mercredi 13, au matin, les stands de la foire de la marche étaient presque tous déjà installés et les exposants s’apprêtaient à présenter leurs produits et les services proposés au public. Différents panels se succédaient pendant les journées, avec des exposants venant de différents horizons. Les 4 champs de travail de la Marche sont abordés lors des conférences et panels. C’est autour de ces champs d’action que les femmes actives de la Marche Mondiale feront pression face aux instances internationales.  L’autonomie économique des femmes, le bien commun et les services publics, la paix et la démilitarisation et la violence envers des femmes sont analysés  au niveau local, régional et mondial, et des propositions de revendications très précises et concrètes concernant ces sujets, sont élaborées et défendues.</p>
<p>Deux expositions photographiques d’excellente qualité sont à la disposition du public. L’une était accompagnée de témoignages poignants sur les viols perpétrés sur les femmes de différents âges, viols que dans la plupart des cas n’ont pas été jugés et les coupables se promènent librement. On dénonce également le viol commis sur les enfants, encouragé par des croyances invraisemblables : le sang d’une vierge est utilisé pour confectionner des fétiches qui apporteront de l’argent ; avoir des relations sexuelles avec une vierge permet de guérir du sida, entre autres. L’autre exposition d’affiches de photographies à taille humaine, montre différentes femmes du Congo en train de porter des fardeaux sur les dos, fardeaux plus lourds que leur propre poids (référence : exposition réalisée par Free Advice dans le cadre de la campagne pour l’égalité entre filles et garçons, femmes et hommes ).<br />
Des animations culturelles programmées chaque jour ont permis de créer une bonne ambiance tout en témoignant la solidarité des artistes envers les femmes.</p>
<p>Un moment très symbolique de la Marche a été l’acte réalisé à Mwenga, à une centaine de kilomètres de Bukavu, à 5 heures de route. Les habitants de Mwenga, comme beaucoup d’autres personnes de différents endroits du Kivu, ont connu des atrocités difficiles à supporter. Quatorze femmes et un homme ont été torturés et enterrés vivants  sous les yeux des villageois, sans que personne puisse intervenir pour leur défense. Cela s’est passé en 1999, quand des rebelles et les forces d’occupation se disputaient ce territoire. On dit que le commanditaire de cette action est toujours dans l’armée. Nous, les présents à cet acte – dirigeants d’organisations, villageoises, associations locales, ONG internationales, représentants politiques de différents pays (y compris la Belgique et le Congo)- nous tous osons espérer qu’avec cette dénonciation officielle du crime commis, «quelqu’un» fera justice et ne permettra pas que des tortionnaires et assassins continuent à exercer leur pouvoir maléfique sur les populations sans défense.</p>
<p>En octobre 1999, ces femmes ont été accusées de sorcellerie, et, comme au Moyen Age, elles ont été exécutées dans des souffrances atroces afin d’horrifier la population et de la déstabiliser pour pouvoir ainsi la contrôler. Une fille de treize ans à l’époque, a miraculeusement survécu ; elle est un témoin vivant de cette tragédie qui se répète dans différents endroits de la région. Mwenga a été choisi –entre autres tragédies semblables- comme symbole de dénonciation parce que le massacre a été perpétré un 17 octobre, journée internationale pour l’élimination de la pauvreté et jour de clôture de la marche finale, et parce que le coupable est identifié mais non pas jugé.</p>
<p>Le vice-gouverneur, la ministre de la culture, des représentants d’ONG locales et régionales expriment leurs douleurs face à cet acte barbare et s’engagent à lutter pour que justice soit faite. Sur le terrain du martyre des femmes de Mwenga un centre d’accueil et de formation pour les femmes sera construit. Les associations de villageois des alentours de Mwenga sont venues et expriment la gratitude de la présence massive de personnes qui s’engagent à travailler pour la justice et la paix dans cette région du Congo.</p>
<p>De retour à Bukavu, le matin du dimanche 17, la grande Marche commence à partir du Triangle de Nguba. On démarre avec une plantation d’un premier arbre comme symbole de reconnaissance de la souffrance des femmes. Mais aussi, comme symbole de paix, d’espoir et de respect pour la Nature. Les différentes délégations internationales ouvrent le cortège, avec des panneaux, des marionnettes et d’autres supports faits pour illustrer la lutte de femmes. Ensuite, des centaines d’associations et des groupements de femmes marchent. Elles sont toutes habillées selon les couleurs de leurs associations ; de différentes manières, elles font allusion à la lutte des femmes en chantant, en émettant des slogans, en dansant….. C’est une marche joyeuse qui avance par les rues de Bukavu, pleine d’expressions d’espoir.</p>
<p>Quelques organisations n’ont pas pu entrer à la place de l’Indépendance où la première dame du Congo prononce les mots de clôture lors du dernier acte officiel. La place était remplie surtout de femmes, mais aussi d’hommes, de jeunes qui voulaient manifester leur solidarité envers les femmes victimes, ainsi que l’espoir d’une amélioration de la situation pour toutes les femmes du monde. Le Flambeau de la Paix a été remis au gouverneur, afin que les autorités publiques s’engagent aussi à ce que justice et paix existent dans cette région.</p>
<p><em>14 au 17 octobre, 2010, Bukavu<br />
Cecilia Díaz, FdH</em></p>
<p><em>Pour avoir les plus amples informations sur cette initiative, consultez les sites</em> : <a href="http://www.marchemondialedesfemmes.org/index_html/fr" target="_blank">www.marchemondialedesfemmes.org</a><br />
<a href="http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=6166" target="_blank">http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=6166</a></p>
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		<title>Congo : la guerre dans la guerre</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 12:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La guerre au Congo a été d’une violence extrême envers la population civile. Au point qu’être fusillé était considéré par les gens comme une chance. Ils sont nombreux ceux qui ont dû creuser leur propre tombe pour y être enterrés vivants. Une affiche d’Amnesty International où l’on voit les tours jumelles en feu résume le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/femmescongo.jpg" target="_blank" rel='lytebox[congo-la-guerre-dans-la-guerre]'><img class="alignright size-medium wp-image-892" title="femmescongo" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/femmescongo-300x224.jpg" alt="femmescongo" width="258" height="141" /></a><br />
La guerre au Congo a été d’une violence extrême envers la population civile. Au point qu’être fusillé était considéré par les gens comme une chance. Ils sont nombreux ceux qui ont dû creuser leur propre tombe pour y être enterrés vivants.</p>
<p>Une affiche d’Amnesty International où l’on voit les tours jumelles en feu résume le mieux la situation : Au Congo, c’est le 11 septembre 2001 tous les jours. Commencée dans les années nonante, cette hécatombe a fait plus cinq millions de morts et deux millions et demi de déplacés dans l’Est du Congo.</p>
<p>Aussi, la situation au Congo est spécifique de par l’ampleur et la nature de la violence subie par les femmes, affirme Venantie Bisimwa Nabintu, sociologue active à Bukavu, de passage en Belgique pour recevoir le Doctorat honoris causa à l’UCL.</p>
<p>A la discrimination traditionnelle envers les femmes s’est ajoutée à présent la violence comme arme de guerre. Cette violence a son origine dans l’importation des conflits et des méthodes des pays voisins, vu que le Congo a été envahi à plusieurs reprises par des troupes étrangères. Avant ces conflits, il y avait des viols et ils étaient condamnés par des voies traditionnelles.</p>
<p>C’est à partir de 1999 que les viols sont devenus systématiques. Et ce ne sont pas de viols commis uniquement pour assouvir une pulsion sexuelle, mais c’est l’application des violences aux femmes comme arme de guerre.</p>
<p>« Attachée à un arbre les yeux bandés, j’écoutais impuissante, la peur dans le ventre, les pleurs et cris de détresse de ma sœur pendant que des hommes en armes la violaient » raconte une rescapée.</p>
<p>Ces formes de violence sont indescriptibles, des viols collectifs devant les enfants, des femmes enterrées vivantes, des femmes enceintes piétinées. Au point qu’on en arrive à se demander : est-ce bien vrai ? Les femmes ont été abandonnées à leur sort, tous les standards internationaux de protection aux femmes étaient inexistants.</p>
<p>La Coalition contre les violences faites aux femmes a été créée en 2000 par une centaine d’associations locales de l’Est du Congo. L’ONG internationale Human Right Watch  a commencé a relayer l’information. Une loi visant à la répression de la violence sexuelle envers les femmes a été dictée, qui protège les femmes sur le papier mais qui, sur le terrain, est difficilement applicable.</p>
<p>Face à ce drame, la réponse humanitaire ne suffit pas. Cela touche la cohésion sociale, le déséquilibre s’installe sur tous les plans, démographique, productif, familiale. La population est groggy. La réponse devrait être aussi complexe et multidimensionnelle que le problème.</p>
<p>L’opinion publique internationale commence à être informée de la situation des femmes dans l’Est du Congo, la mobilisation tarde néanmoins à se produire. L’impunité a été consacrée dans le Dialogue intercongolais et les tribunaux internationaux sont réticents à se saisir de ce drame.</p>
<p>Ce sont les femmes elles-mêmes les plus actives dans la dénonciation : la Marche mondiale des femmes a élu en cette année 2010 comme point d’arrivée la ville de Bukavu. Sa devise en dit long sur leur démarche : Tant que des femmes seront victimes des violences, d’autres femmes seront en marche.</p>
<p><em>Antonio de la Fuente, Iteco</em></p>
<p><strong>Extrait de la revue Antipodes, <a href="http://www.iteco.be/-Congo-cinquante-ans-" target="_blank">« Congo », n°188,</a> Iteco, mars 2010</strong></p>
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