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	<title>Freres des Hommes &#187; Brésil</title>
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	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
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		<title>Vivre autrement : expériences de nos partenaires sud (Bolivie, Brésil)</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 13:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’être humain est généralement réfractaire au changement. Il s’en accommode souvent difficilement et lui préfère la routine quotidienne facile, voie toute tracée, même si elle ne lui apporte pas toujours entière satisfaction. Toutefois, l’évolution de notre monde ne nous laisse maintenant plus le choix : si l’homme persiste dans cette volonté d’accaparer et d’épuiser les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/DSC02158.jpg" rel='lytebox[vivre-autrement-experiences-de-nos-partenaires-sud]'><img class="alignright size-full wp-image-1739" title="DSC02158" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/DSC02158.jpg" alt="" width="475" height="270" /></a>L’être humain est généralement réfractaire au changement. Il s’en accommode souvent difficilement et lui préfère la routine quotidienne facile, voie toute tracée, même si elle ne lui apporte pas toujours entière satisfaction. Toutefois, l’évolution de notre monde ne nous laisse maintenant plus le choix : si l’homme persiste dans cette volonté d’accaparer et d’épuiser les richesses de la planète sans égard pour ses semblables et pour la vie en général, il ira droit à l’impasse à moyenne ou longue échéance. Chacun de nous porte une partie de la réponse à cette grave problématique : c’est de la somme des convictions, efforts et engagements individuels que pourront naître progressivement des politiques globales nouvelles. De vraies politiques, sans faux-semblants ou discours creux, des politiques proches des citoyens et de leur réalité quotidienne.<br />
Dans cet article vous découvrirez des exemples du « vivre autrement » de nos partenaires Sud (Bolivie, Brésil) qui mettent en valeur quelques-unes de leurs actions, de même que leur ingéniosité, leur attachement aux racines culturelles et spirituelles, leur volonté de vivre en harmonie avec la nature.</p>
<p><strong>Bolivie : Cultures sous serres solaires dans l’Altiplano</strong></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/altiplano.jpg" rel='lytebox[vivre-autrement-experiences-de-nos-partenaires-sud]'><img class="alignleft size-full wp-image-1600" title="altiplano" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/altiplano.jpg" alt="" width="700" height="525" /></a>L’Altiplano bolivien, ce sont des températures basses, un faible indice de précipitations et des terres arides. Pas facile pour les petits paysans d’Umanata, près de la frontière péruvienne, de survivre et de développer une agriculture durable dans ces conditions ! La plupart vivant de l’élevage, le problème était particulièrement crucial sur le plan de la production de fourrage pour le bétail qui maigrissait à vue d’oeil. Face à ces conditions climatiques extrêmes, l’organisation Orlipa promeut la culture hydroponique. Il s’agit de cultures sous serres solaires qui ont pour avantages, d’une part, de nécessiter des volumes d’eau réduits, cette ressource précieuse étant récupérée dans les serres, et d’autre part, de permettre une production accrue de fourrage d’une plus grande valeur nutritionnelle.<br />
Résultat : une amélioration de l’alimentation pour le bétail qui produit par ailleurs davantage de lait et donne une viande de meilleure qualité. Grâce aux formations d’Orlipa, les familles d’éleveurs améliorent ainsi tout simplement leurs moyens de subsistance.</p>
<p><strong>Bolivie : Cuisiner …grâce à la bouse de vache !</strong></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/cuisiner-bouse-de-vache.jpg" rel='lytebox[vivre-autrement-experiences-de-nos-partenaires-sud]'><img class="alignright size-full wp-image-1604" title="cuisiner bouse de vache" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/cuisiner-bouse-de-vache.jpg" alt="" width="699" height="524" /></a>Près du lac Titicaca, plusieurs familles paysannes ont recours à la bouse de vache en tant que source d’énergie pour cuisiner. C’est le principe du biogaz qui leur a été enseigné par l’association AOPEB. Il est très simple : la bouse de vache collectée par les paysans est disposée sous une sorte de serre faite de briques en terre et recouverte d’un plastique. Au séchage, ce processus dégage un gaz qui est amené par un tuyau vers la cuisine familiale. On y adjoint un système tout simple à partir d’une bouteille d’eau afin de faire baisser la pression si nécessaire. Une source d’énergie qui ne coûte pas un centime à ces familles pauvres et isolées !</p>
<p><strong>Brésil : Les mandalas de l’agriculture  familiale </strong></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/mandala.jpg" rel='lytebox[vivre-autrement-experiences-de-nos-partenaires-sud]'><img class="alignleft size-full wp-image-1606" title="mandala" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/08/mandala.jpg" alt="" width="700" height="525" /></a>Dans l’Etat de Pernambouco, le Mouvement des Sans Terre épaule les paysans et les forme à une utilisation rationnelle de l’espace pour développer une agriculture familiale biologique. Il utilise à cet effet le principe du mandala. Selon celui-ci, le centre du lopin de terre est invariablement réservé au point d’eau où les familles pratiquent la pisciculture et autour duquel un espace est réservé à la volaille et à l’horticulture. C’est aussi à partir de ce centre qu’est pratiquée l’irrigation goutte à goutte qui se révèle bien utile pour les cultures périphériques. C’est également à la périphérie que paisse le bétail et que se trouve notamment la maison familiale. L’objectif est d’amener les familles à combiner différents types de productions, tout en utilisant l’eau de façon rationnelle.</p>
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		<title>Rencontre entre les mondes paysans belge et brésilien</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 09:41:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 10 novembre 2010, Michelle Andrade, Coordinatrice du collectif de projets du Mouvement des Sans Terre (MST) de l’Etat de Pernambouco au Brésil, a posé pour la première fois le pied sur le sol belge. Durant les 7 jours de son passage chez nous, et grâce à la collaboration de Frères des Hommes avec le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-belge-et-brésilien.jpg" target="_blank" rel='lytebox[rencontre-entre-les-mondes-paysans-belge-et-bresilien]'><img class="alignright size-medium wp-image-1185" title="paysans belge et brésilien" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-belge-et-brésilien-300x224.jpg" alt="paysans belge et brésilien" width="264" height="174" /></a>Le 10 novembre 2010, Michelle Andrade, Coordinatrice du collectif de projets du Mouvement des Sans Terre (MST) de l’Etat de Pernambouco au Brésil, a posé pour la première fois le pied sur le sol belge. Durant les 7 jours de son passage chez nous, et grâce à la collaboration de Frères des Hommes avec le Mouvement d’Action Paysanne (MAP), elle a pu se familiariser avec les réalités belges et en particulier avec les multiples aspects de notre secteur agricole et ses différents types d’exploitation ainsi que les filières courtes de production ; ou encore échanger sur l’agriculture paysanne durable, et découvrir certaines approches pédagogiques en agriculture, notamment avec l’Ecole Paysanne Indépendante (EPI) proposant des formations aux producteurs ruraux. Un programme varié qui l’a menée, accompagnée de Frères de Hommes, sur les routes wallonnes de notre pays jusqu’au fin fond des petits chemins gaumais et chimaciens. Un agenda bien rempli alternant à la fois visites de terrain dans des fermes bio, marchés locaux et discussions de fond sur l’accès à la terre, les pratiques agricoles, les circuits de vente, l’organisation des paysans et leur vision politique….Un itinéraire égrené également de deux événements grand public au cours desquels Michelle a pu apporter son témoignage, l’un à Bruxelles sur le thème de la place de la femme au Brésil et notamment au sein du MST et le second à Virton sur l’accès à la terre autour du film de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Quelques visites culturelles ont également agrémenté le séjour de Michelle, lui permettant de découvrir plusieurs facettes de l’histoire de la Belgique…et de sa météorologie pluvieuse !</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-sans-terre.jpg" rel='lytebox[rencontre-entre-les-mondes-paysans-belge-et-bresilien]'><img class="alignleft size-medium wp-image-1204" title="paysans sans terre" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/paysans-sans-terre-300x224.jpg" alt="paysans sans terre" width="300" height="224" /></a>Si Michelle et ses nombreux interlocuteurs en Belgique évoluent dans des contextes locaux différents, ces échanges ont fait rejaillir de nombreux points communs, dont une volonté ferme de défendre l’essence d’une agriculture durable et de proposer des pratiques et fonctionnements alternatifs face au productivisme agro-industriel. Bref, les débats étaient imprégnés en permanence du souci d’ouvrir, encourager et développer des voies nouvelles, voire d’amorcer des ponts de solidarité entre les petits paysans du Nord et du Sud. Le rôle de Frères des Hommes, comme dans tous les échanges internationaux que nous accompagnons, dépassait le simple travail de traduction pour aller jusqu’à l’encadrement général des débats, l’apport d’éclairages sur les différences contextuelles entre la Belgique et le Brésil et l’encouragement à la création de synergies éventuelles.	Une riche rencontre pour un peu plus de rapprochement entre le Nord et le Sud, d’autant plus riche qu’Anny Mujinga Ilunga, l’une de nos partenaires congolaises de l’Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin (APEF) nous a rejoint pour une partie du programme.</p>
<p>Frères des Hommes tient à remercier chaleureusement le MAP pour l&#8217;organisation conjointe de cet événement ainsi que l’accueil bienveillant et l’éclairage enrichissant de ses membres sur les alternatives au modèle agricole dominant.</p>
<p>Dans le courant 2011, un membre du MAP se rendra à son tour au Brésil en vue de se porter témoin des réalités de l’agriculture brésilienne et de jouer le rôle de relais au sein de son mouvement pour renforcer (ou construire) des solidarités nouvelles entre les 2 mouvements.</p>
<p><strong>En savoir plus sur la rencontre:</strong></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/01/visite-partenaires.pdf" target="_blank">lire les articles du MAP (pdf)</a></p>
<p><strong>Visionner un extrait de la visite</strong></p>
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		<title>Brésil : ne pas oublier les inondations meurtrières</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 20:31:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au mois de juin dernier, des pluies torrentielles se sont abattues sur le Nord-Est du Brésil, faisant 41 morts et plus de 1.000 disparus. Le Mouvement des Sans Terre nous a fait part de l’ampleur du désastre dans la seule région de la Mata Sul de Pernambouco et d’Alagoas. En outre, notre partenaire a mobilisé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/12/inondations-bresil.jpg" rel='lytebox[bresil-ne-pas-oublier-les-inondations-meurtrieres]'><img class="alignright size-full wp-image-1164" title="inondations bresil" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/12/inondations-bresil.jpg" alt="inondations bresil" width="261" height="38" /></a>Au mois de juin dernier, des pluies torrentielles se sont abattues sur le Nord-Est du Brésil, faisant 41 morts et plus de 1.000 disparus. Le Mouvement des Sans Terre nous a fait part de l’ampleur du désastre dans la seule région de la Mata Sul de Pernambouco et d’Alagoas. En outre, notre partenaire a mobilisé une «Brigade de Solidarité» pour venir en aide aux sinistrés. Il y a 10 ans, des inondations avaient déjà détruit maisons, commerces, plantations, infrastructures dans plusieurs villes de cette zone. Mais cette fois, les pluies ont été bien plus ravageuses.</p>
<p>«Pourquoi les pluies de cette année ont-elles occasionné tant de destructions ?». Telle est la question qu’a posée un militant de la Brigade de Solidarité Che Guevara du Mouvement des Sans Terre. Les enfants d’un refuge de la ville d’Agua Preta, Zone de Mata Sul de Pernambouco, ont répondu presque tous en chœur: «C’était un châtiment de Dieu !»</p>
<p>Châtiment de Dieu ou des hommes? Certes, le climat de la région est chaud et humide, avec beaucoup de pluies durant l’hiver. En raison du réchauffement de l’Océan Atlantique, le climat change et génère des précipitations de plus en plus fortes au fil des années. Mais est-ce la seule raison qui explique une telle catastrophe? Pas si sûr!</p>
<p>Avec le temps, la monoculture de la canne à sucre a transformé la «Zona da Mata» en une des régions les plus pauvres du pays. Les forêts ont disparu au profit de ce type de cultures; et les habitants, sans travail, sans terre pour vivre et semer, sans alternative économique, ont été repoussés vers «les zones à risques» des villes. Sans ces arbres qui constituaient des barrières naturelles, les fleuves et rivières alimentés par les pluies torrentielles sont sortis de leur lit, provoquant de terribles destructions.</p>
<p>Dans l’Etat de Pernambouco, on a dénombré 20 morts, plus de 26.000 personnes sans abri et 55.000 ayant été contraintes à abandonner leur domicile. Selon les derniers chiffres du gouvernement de cet Etat, 68 municipalités ont été touchées. Rien qu’à Agua Preta, 41,4%, soit pratiquement la moitié de la population, n’a plus de toit. Dans cette ville, 793 maisons ont été détruites et un mois après les premières crues, 226 familles étaient toujours réparties dans 12 refuges.</p>
<p>Face à tant de destruction, le MST a convoqué ses militants, infirmiers et médecins formés à Cuba pour aider les victimes de cette catastrophe. A ceux-ci se sont ajoutés des médecins et professionnels de la santé liés à l’Université de Pernambouco. Ensemble, ils ont formé la «Brigade de Solidarité Che Guevara».</p>
<p>Dans un premier temps, la brigade a travaillé à l’aide d’urgence, déblayant et nettoyant les rues et les écoles, apportant une aide médicale aux familles. Par la suite, son travail s’est concentré sur l’organisation des familles qui se trouvaient dans les refuges, l’hébergement des populations des zones rurales, l’éducation à la santé et la réorganisation de l’attention primaire de santé dans la municipalité.</p>
<p>Le travail de la Brigade Che Guevara s’est officiellement terminé le 12 août, mais le MST continue à travailler avec les populations rurale et urbaine afin qu’elles identifient leurs propres solutions et qu’elles puissent œuvrer à leur mise en place.</p>
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		<title>Voix de 3 jeunes brésiliens du MST</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 12:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par le cours « Pé no Chão » organisé par le Mouvement des Sans Terre de l’Etat de Pernambouco au Brésil, 90 jeunes se préparent à prendre la relève pour soutenir la réforme agraire. Ils y acquièrent les connaissances politiques, techniques, civiques nécessaires pour continuer à défendre l’accès à la terre des petits paysans en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/08/DSC01470.JPG" target="_blank" rel='lytebox[voix-de-3-jeunes-bresiliens-du-mst]'><img class="alignright size-medium wp-image-948" title="DSC01470" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/08/DSC01470-300x129.jpg" alt="DSC01470" width="258" height="141" /></a>Par le cours « Pé no Chão » organisé par le Mouvement des Sans Terre de l’Etat de Pernambouco au Brésil, 90 jeunes se préparent à prendre la relève pour soutenir la réforme agraire. Ils y acquièrent les connaissances politiques, techniques, civiques nécessaires pour continuer à défendre l’accès à la terre des petits paysans en proposant un modèle agricole axé sur la production familiale et respectueux de l’environnement. Cecilia Díaz, en mission récemment au Brésil, a ramené des témoignages du terrain. Il y a celui de Rogelio. Un jeune homme âgé de 27 ans qui habite dans l’assentamento(1) María Aparecida (Ipanera) situé dans la région du Sertão. Rogelio vit encore avec ses parents et ses quatre frères et sœurs. Il n’a pas terminé l’école, mais a arrêté ses études. Il y aussi Ana, âgée de 17 ans. Elle est en dernière année scolaire, dans l’organisation locale Petrolina du MST, dans l’assentamento Agua Viva. Elle est née dans un accampamento ; ses parents ont finalement obtenu leur terre quand elle était enfant. Elle a une sœur. Le dernier témoignage est celui de Geraina. Agée de 18 ans, elle n’a pas terminé l’école. Son assentamento s’appelle Denis Santana, dans l’organisation locale San Francisco du MST (Sertão). Elle a 4 frères et sœurs ; ils habitent tous avec les parents. Tous ces assentamentos produisent principalement haricots, maïs et manioc.</p>
<p><strong>FDH : Comment avez-vous connu le cours et en quoi ce cours vous a-t-il aidés ?</strong></p>
<p><strong>Rogelio </strong>: « J’ai connu ‘Pé no Chão’ grâce aux dirigeants du MST de l’Etat de Pernambouco qui sont venus à mon assentamento et nous en ont parlé.  Nous, les jeunes, nous étions invités à y participer pour qu’on puisse améliorer notre travail et notre organisation dans l’assentamento.</p>
<p>Ici, on apprend à travailler en collectif, on apprend aussi à mieux travailler en agriculture. Les jeunes peuvent faire changer la société, peuvent faire évoluer l’agriculture, peuvent changer beaucoup de choses, c’est pour cela que le MST veut travailler spécifiquement avec nous. En général, on nous laisse de côté et on ne nous intègre pas dans les changements qui se produisent dans le cadre de la réforme agraire. Les adultes ne se rendent pas compte que nous pouvons apporter beaucoup dans les assentamentos. C’est à cette intégration qu’on travaille dans le cours.</p>
<p>Après, quand on termine notre cours, le MST nous indique quelles autres formations nous pouvons continuer à suivre. Il y a des cours techniques comme « les Savoirs de la Terre », ou bien on peut tenter d’aller à des facultés qui ont des accords de collaboration avec le MST,…ou bien, si on veut arrêter les études pendant quelques mois, le MST peut nous orienter pour améliorer la production dans nos assentamentos… ‘Pé no Chão’ est une première étape pour reprendre les études pour les jeunes qui ont abandonné ou qui veulent abandonner l’école ou leur centre d’étude.</p>
<p>Dans le futur, je voudrais peut-être continuer mes études en techniques agricoles ».</p>
<p><strong>Geraina </strong>: « Moi, c’est plutôt ma famille qui m’a dit de venir ici. Mes parents m’ont expliqué que j’allais apprendre à partir d’expériences pratiques. Mais qu’il y a aussi des cours théoriques à suivre ! J’ai appris plusieurs choses, j’ai beaucoup de connaissances maintenant, mais pour moi, une des choses les plus importantes, c’est d’apprendre à vivre avec d’autres personnes, à partager les tâches, les devoirs, les responsabilités et les beaux moments.</p>
<p>Ici, on apprend en plus à parler avec des personnes extérieures. On n’a plus honte de prendre la parole, de dire ce qu’on pense. Le cours m’a fort aidée dans ce sens ».</p>
<p><strong>Ana </strong>: « Nous avons appris à connaître un terrain ‘mandala’, c’est-à-dire : au milieu on creuse un puits ou un étang. Autour de cet étang, on a des cultures maraîchères et des poules, etc. Dans le cercle plus éloigné, on a du maïs, des haricots, du manioc, etc. Et, plus loin, on a des arbres, la maison…C’est très bien cette manière de produire. On sait maintenant comment faire pour avoir des abeilles, des bovins, des cochons, tous les animaux…</p>
<p>Ma famille m’a fort soutenue pour que je puisse venir au cours ‘Pé no Chão’. Après le cours, je voudrais peut-être faire les études pour devenir institutrice et travailler dans les écoles des assentamentos. Je sens que cela peut être ma vocation, mais avant de venir au cours ‘Pé no Chão’, je n’osais même pas penser que je pouvais continuer à étudier cette profession. Je trouvais qu’elle était trop difficile pour moi, fille de paysans ».</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/08/DSC01468.JPG" target="_blank" rel='lytebox[voix-de-3-jeunes-bresiliens-du-mst]'><img class="alignleft size-medium wp-image-952" title="DSC01468" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/08/DSC01468-300x225.jpg" alt="DSC01468" width="300" height="225" /></a><strong>FDH : Et quand vous rentrez dans les assentamentos pour mettre en pratique ce que vous avez appris au cours, comment cela se passe-t-il ? </strong></p>
<p><strong>Rogelio </strong>: « Dans mon assentamento, je participe aux assemblées mensuelles et j’informe de ce que j’ai appris ici. Parfois, il y a quelqu’un du MST qui m’aide à le faire. Alors, je réunis un groupe de jeunes et j’explique comment on peut améliorer l’organisation et la production dans notre assentamento. Les adultes participent aux assemblées et ils écoutent ce que nous, les jeunes, nous avons appris. C’est comme cela qu’ils s’informent du cours ‘Pé no Chão’.</p>
<p>Dans mon assentamento, je fais régulièrement beaucoup de promotion pour l’utilisation de produits naturels et l’élimination des produits chimiques (engrais et poisons). J’explique que l’utilisation de ces produits nuit à l’agriculture et aussi à la santé. Ce n’est pas facile, mais je dis : ‘nous sommes jeunes et nous connaissons les avancées scientifiques, alors vous pouvez nous faire confiance. Dernièrement, la science a pu vérifier que ces produits sont très mauvais pour les être humains, qu’il ne faut plus les utiliser…’. Ce n’est pas facile de convaincre tout le monde. Mais quelques adultes commencent à nous écouter ».</p>
<p><strong>Ana </strong>: « D’autres parents essayent d’apprendre ce que nous faisons dans le cours ‘Pé no Chão’. Parfois, ils ont peur d’envoyer leurs jeunes car ils imaginent qu’il n’y a pas de contrôle, que la vie entre jeunes peut déraper… Mais quand ils nous voient et quand nous racontons ce que nous faisons tous les jours, alors ils commencent à avoir davantage confiance, ils ont moins de peur.</p>
<p>Dans mon assentamento, avec d’autres jeunes, nous avons fait la proposition de créer un terrain ‘mandala’. Nous avons finalement rédigé le projet (avec l’aide de mes profs d’ici) et nous sommes en train de le présenter pour obtenir un financement minimal du programme de promotion de la réforme agraire. J’espère qu’on obtiendra ce financement afin de mettre en pratique l’expérience acquise lors de la formation !</p>
<p>J’ai un oncle qui a utilisé toute sa vie des produits chimiques. Il est maintenant fort malade. J’ai insisté pour qu’il comprenne que c’est à cause de ces produits chimiques qu’il a abîmé sa santé. Ces derniers temps, il a accepté que je vienne l’aider dans une production plus naturelle, moins chimique. On verra s’il changera après cette expérience».</p>
<p><strong>Geraina </strong>: « La seule expérience que j’ai appris ici et que j’ai pu mettre en œuvre dans mon assentamento, c’est celle de créer un compost pour plusieurs familles. J’ai appris à entretenir un compost, et les familles ont accepté que je fasse le suivi des composts qu’elles ont installés après les explications que j’avais données lors des assemblées ».</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/08/DSC01469.JPG" target="_blank" rel='lytebox[voix-de-3-jeunes-bresiliens-du-mst]'><img class="alignright size-medium wp-image-953" title="DSC01469" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/08/DSC01469-300x225.jpg" alt="DSC01469" width="300" height="225" /></a><strong>FDH : Pouvez-vous parler des étapes du cours ?</strong></p>
<p><strong>Geraina </strong>: « Le cours est fait en trois étapes. Les premiers mois dans le Centre de formation suffisent pour que vous, une fois cette étape terminée, vous en sortiez ‘comme un grand’. Ainsi, vous savez déjà parler de plusieurs sujets, vous savez déjà comment fonctionne l’agriculture, vous connaissez déjà l’histoire du Brésil… Beaucoup de choses ! Je n’ai jamais appris autant de choses dans mon école « traditionnelle ». Là, on devait écrire ce que le prof disait et on devait apprendre par cœur, sans réfléchir, pour avoir des bons points. Si l’école normale était comme le cours ‘Pé no Chão’, alors on ne l’abandonnerait pas ! »</p>
<p><strong>Ana </strong>: « A l’école ‘traditionnelle’, tout est individualiste. Vous êtes seul, les points qu’on vous donne sont à vous seul. Ce que vous apprenez, ce n’est que pour vous. Ici, on décide ensemble du type d’agriculture qu’on va faire sur le terrain du Centre (2), on décide de la nourriture qu’on va manger, du type de pratiques qu’on va mettre en oeuvre, de la façon d’élaborer des règles de vie en commun, on est en collectif comme dans les acampamentos et les assentamentos.</p>
<p>Ce qui est fondamental pour moi, c’est qu’ici nous tous sommes traités comme des êtres humains semblables. On ne fait pas de différence si on est noir, métis, homme, femme, homosexuel, pauvre, paysan, … Dans les écoles traditionnelles, tous font la différence et vous êtes traité selon votre condition sociale. Ici, dans ‘Pé no Chão’, on est tous des jeunes de la Réforme Agraire ».</p>
<p><strong>Rogelio </strong>: « Ici, on connaît l’autre partie de l’histoire. Par exemple, on a toujours entendu dire que les noirs ont été libérés de l’esclavage parce que les propriétaires terriens l’ont voulu ainsi. Ici, en retraçant l’histoire de Zumbi, on se rend compte que la libération des esclaves correspond aussi à toute une lutte des noirs, des fuites vers les «quilombos»(3), des indigènes qui n’ont pas voulu se soumettre. On a un autre regard sur l’histoire de notre peuple.</p>
<p>L’objectif de ‘Pé no Chão’, c’est de nous montrer, à nous les jeunes, la réalité et de nous donner les outils pour la transformer, l’améliorer. Je trouve qu’on ne devrait jamais arrêter de soutenir ce type de cours car ils permettent que les jeunes se forment et qu’ils ne rentrent pas dans la spirale de la drogue, qu’ils ne « s’échappent pas » vers les villes où ils n’ont pas d’autres possibilités que devenir des délinquants. Il faut avoir plus de cours comme ‘Pé no Chão’ pour que les jeunes se forment et apprennent à mieux vivre, contribuent avec leurs familles à l’amélioration de l’agriculture, et à l’amélioration de notre pays. C’est une demande des jeunes des assentamentos : il faut pouvoir continuer à avoir ce cours ‘Pé No Chão’ ! »</p>
<p><strong>Notes </strong><em>:</em></p>
<ol>
<li>Un « assentamento » regroupe des familles de paysans qui ont reçu l’approbation officielle après l’occupation d’une terre, alors qu’un « acampamento » est constitué d’un groupe de familles dont l’occupation de la terre n’est pas encore légalisée</li>
<li>Le Centre Paulo Freire est situé dans un assentamento pilote. Quelques hectares de cet assentamento sont gérés par les jeunes suivant la formation « Pé no Chão » et « Savoirs de la Terre »</li>
<li>Les quilombos sont les villages et communautés que formaient les esclaves en fuite à l’intérieur des terres</li>
</ol>
<p><em>Découvrir notre projet</em> : <a href="http://www.freresdeshommes.org/nos-activites/projets-sud/bresil-former-les-jeunes/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Brésil : former les jeunes&nbsp;&raquo;</a></p>
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		<title>Mouvement des paysans Sans Terre</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 14:08:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/01/acampamento.jpg" rel='lytebox[mouvement-des-paysans-sans-terre-25-ans-de-lutte-pour-la-reforme-agraire]'><img class="alignright size-medium wp-image-240" title="acampamento" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/01/acampamento-300x145.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a></p>
<p>LETTRE DU MST : 13º Rencontre nationale du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre.</p>
<p><strong>1. </strong>Nous, travailleurs ruraux sans terre, dont le nombre est de plus de 1.500 personnes, venus de toutes les régions du Brésil, ainsi que de délégations internationales de l’Amérique latine, l’Asie et l’Europe, <a href="http://www.kaosenlared.net/noticia/mst-25-anos-lucha-reforma-agraria" target="_blank">nous sommes réunis entre le 20 et le 24</a> janvier 2009, à Sarandi, au Rio Grande do Sul, pour fêter nos 25 ans de lutte du MST. Nous validons notre histoire et nous réaffirmons notre engagement dans la lutte pour la Réforme Agraire et pour les changements nécessaires dans notre pays.</p>
<p><strong>2.</strong> Nous fêtons les succès de la lutte de notre peuple au long de toutes ces années, qui a permis l’accès à la terre de milliers de familles; qui a permis également que des millions d’hectares soient récupérés du latifundia; qui a permis que des centaines d’écoles soient construites. Et de plus, que des millions de personnes exploitées à la campagne retrouvent leur dignité, se créent une nouvelle conscience sociale et, à l’heure actuelle, marchent la “tête haute” .</p>
<p><strong>3.</strong> Nous admirons nos martyrs qui sont tombés dans ce parcours, abattus par le capital. Nous nous souvenons des leaders du peuple brésilien qui sont déjà partis mais qui ont laissé derrière eux, un héritage de cohérence et un exemple de lutte.</p>
<p><strong>4.</strong> Nous avons vu le capital &#8211; qui aujourd’hui rassemble dans un même bloc des entreprises industrielles, commerciales et financières &#8211; prétendre en plus contrôler notre agriculture, nos semences, notre eau, notre énergie et notre biodiversité.</p>
<p><strong>5.</strong> Nous nous engageons à garantir que notre terre garde sa fonction sociale; nous nous engageons également à soigner nos semences et produire des aliments sains afin de protéger la santé humaine, intégrant les hommes et les femmes à un environnement sain et adapté à une qualité de vie en perpétuelle amélioration.</p>
<p><strong>6.</strong> Nous confirmons notre disposition pour continuer la lutte, en alliance avec tous les mouvements et toutes les organisations de travailleurs et du peuple en général, contre les latifundia, l’agro-business, le capital, et la domination d’un État bourgeois et impérialiste.</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/01/paysanne.jpg" rel='lytebox[mouvement-des-paysans-sans-terre-25-ans-de-lutte-pour-la-reforme-agraire]'><img class="alignleft size-medium wp-image-242" title="paysanne" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/01/paysanne-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><strong>7.</strong> Nous défendons la Réforme Agraire comme un besoin du peuple, qui donne une valeur positive au travail, à l’agro-écologie, à la coopération agricole et à l’agro-industrie sous le contrôle de travailleurs. Nous reconnaissons également l’importance de l’éducation et la culture pour arriver à établir l’égalité et la solidarité entre les êtres humains.</p>
<p><strong>8.</strong> Nous sommes convaincus que ce n’est que la lutte des travailleurs, du peuple organisé, qui pourra nous amener à des changements économiques, sociaux et politiques indispensables pour une réelle émancipation des exploités et des opprimés.</p>
<p><strong>9.</strong> Nous réaffirmons notre solidarité internationale et notre respect des droits des peuples à la souveraineté et l’autodétermination. C’est pour cette raison que nous manifestons notre soutien à tous ceux qui résistent et luttent contre les interventions impérialistes, comme c’est le cas aujourd’hui des peuples afghan, cubain, haïtien, iraquien et palestinien.</p>
<p><strong>10. </strong>Conscients de l’importance de nos tâches et des énormes défis qui nous sont posés, nous réaffirmons le besoin de construire des alliances avec des mouvements et des organisations populaires et de responsables politiques autour d’objectifs communs. Et cela pour que nous tous, unis et solidaires, puissions construire un projet populaire capable de rompre avec la dépendance et la subordination interne et externe du capital, et construire ainsi une société égalitaire et libre – une société socialiste.</p>
<p><em>Sarandi, 24 janvier de 2009</em></p>
<p><strong>MOVIMENTO DOS TRABALHADORES RURAIS SEM TERRA – <a href="http://www.mst.org.br/mst/home.php" target="_blank">MST</a></strong></p>
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