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	<title>Freres des Hommes &#187; Bolivie</title>
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	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
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		<title>Fièvre de l’or et pollution</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 10:33:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le Rio Suches" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches.jpg" target="_blank" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignright size-medium wp-image-637" title="rio suches" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches-300x201.jpg" alt="rio suches" width="261" height="131" /></a>En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette situation dans son bulletin de novembre 2009, numéro consacré à « L’eau au  cœur du développement »(<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/07/Bulletin-FDH-97-EAU.pdf" target="_blank">pdf</a>). Comment évolue la situation sur place ? Pour découvrir  les dernières nouvelles du terrain, voici une interview réalisée par Edwin Noriega, Président du centre Wiñay, dans les bureaux des Organisations ORLIPA et ASPROGAR.<br />
Le Centre Wiñay est une association sans but lucratif qui soutient et encourage le développement des communautés urbaines et rurales dans le but d’améliorer leurs aptitudes dans le contexte du développement durable.<br />
<em><br />
Participants à l&#8217;interview </em>: José Quispe, Président de ORLIPA et ASPROGAR ainsi qu’un représentant de ORLIPA et d’ASPROGAR.</p>
<p><strong>Antécédents</strong></p>
<p>Les manifestants remirent à Pablo Ramos, Préfet de La Paz, un cahier de revendications parmi lesquelles figuraient l’assainissement du Rio Suchez ainsi que l’exigence d’une bonne gestion de l’eau comme source de vie. Les activités d’extraction de 200 entreprises chez qui on avait constaté que 48 concessions travaillaient sans permis environnemental, avaient été temporairement interdites. Cette situation entraîna des frictions avec les autorités péruviennes. Au terme de la réunion avec le Préfet, il fut décidé de renforcer la surveillance militaire et policière aux frontières. La tension baissa finalement dans la communauté de Pampajasi.  L’on avait cependant entendu dire que ces entreprises voulaient reprendre leurs activités : en fonction de quoi, la communauté décida de rester vigilante.</p>
<p>Plusieurs mois se sont passés depuis mai 2009. Que s’est-il passé en ce qui concerne les accords passés avec la Préfecture de La Paz ? Qu’est-ce qui a été réalisé ? Qu’est-ce qui ne l’a pas été ? Quel changement perçoit-on à Pampajasi à ce propos ?  La pollution a-t-elle diminué ?</p>
<p>D’autre part, la pollution du Rio Suchez a de nouveau été récemment l’objet de commentaires dans les journaux du pays. Les activités minières péruviennes se seraient même déplacées au-delà de la frontière. Il semblerait que les autorités péruviennes et boliviennes se réuniront à ce sujet prochainement. Comment voit-on actuellement la situation depuis Pampajasi ? La pollution se fait-elle à nouveau sentir ? Que dit-on dans les communautés à propos de ce nouveau fait ?</p>
<p><strong>Déroulement de l’entrevue</strong></p>
<p>Rien n’est sorti des engagements de la Préfecture. Tout est revenu au même point. Dans la communauté, nous sommes préoccupés. Personne, cependant, ne veut se mobiliser pour aller à La Paz et exercer la pression nécessaire afin que ces engagements soient tenus car cela entraîne des frais et nous manquons de moyens. Ainsi,  nous sommes vraiment pollués : à partir d’août et de septembre, déjà, il y avait à nouveau de l’eau polluée.</p>
<p>La Préfecture s’était engagée à militariser la zone et à y placer un poste militaire. Jusqu’à présent rien n’a été fait. C’était le principal engagement de la Préfecture et il n’a pas été tenu.</p>
<p>Nous pouvons ajouter, en ce qui concerne les conséquences de la pollution à Pampajasi, que ces eaux servent principalement à arroser les pommes de terre, l’orge et la luzerne et que ces cultures sont contaminées parce que la pollution se situe en amont.</p>
<p>Cette fois, à peine les communautés avaient-elles commencé à bloquer les routes que les entreprises ont suspendu leur production : l’eau est redevenue claire. Ces derniers mois, cependant, nous n’avons pas utilisé l’eau de la rivière car  nous avons eu de la pluie. Maintenant que nous voulons utiliser cette eau, nous voyons qu’elle est de nouveau polluée. Depuis août, l’eau est polluée : elle est comme de l’huile.</p>
<p>Nous buvions nous-mêmes de cette eau. Maintenant, nous la trouvons amère et il semble que le bétail éprouve la même sensation : il n’en boit pas. Auparavant, ce n’était pas comme ça. Nous en concluons donc qu’elle est polluée.</p>
<p>D’autre part,  jamais nous n’avions eu de spart tacheté de blanc près du sol et sur les racines. Les bovins ne veulent plus en manger.</p>
<p>Le phénomène se produit lors du dégel dans le cours supérieur du fleuve. Quand le niveau de l’eau baisse, on extrait l’or et l’eau est polluée. Même si Pampajasi est éloigné, la pollution est identique. Qu’est-ce que ce serait si nous étions plus proches ? L’eau arrive, brillant vraiment comme de l’huile.</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa.jpg" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignleft size-medium wp-image-642" title="orlipa" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa-300x234.jpg" alt="orlipa" width="300" height="234" /></a>Evidemment, cela affecte directement le rendement de la production, non seulement à Pampajasi mais également dans les autres communautés, Escoma y compris, les effets s’en font sentir jusqu’au lac Titicaca et nuisent aux truites. C’est à cause de tout cela que dans la province de Camacho, cette fois,  nous nous sommes soulevés.</p>
<p>Mais à Escoma, ils se sont tus. On leur a donné des tracteurs et des camions bennes à hauts bords qui avaient été confisqués. Apparemment, un accord a  été passé avec le Préfet. Certains disent qu’il a des actions dans les entreprises minières.</p>
<p>Il y a parmi les entreprises minières des coopératives et des                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        sociétés privées. Beaucoup d’entre elles sont illégales et ne disposent pas de permis d’exploitation. Mais comme nous avons créé beaucoup de problèmes, ce sont plutôt eux qui ont  gagné au change : maintenant, ils ont été légalisés.</p>
<p>Par rapport au mois de mai, quand Milena est venue, la pollution a diminué (après le blocus). Les entreprises ont creusé de grandes fosses, des bassins pour le traitement de produits chimiques.  C’est ainsi que l’eau n’est plus polluée. Mais ces bassins sont situés près du fleuve et quand il pleut, ils débordent et forment des mares qui polluent la rivière  presqu’autant qu’avant.</p>
<p>Ce problème est discuté avec les autres communautés de la province de Camacho. Nous avons fait des réunions mais une partie de la population seulement en a profité, comme le secteur d’Escoma : on leur a donné les tracteurs et les camions-bennes qui avaient été saisis. A Escoma, on s’est tu et on ne fait plus aucun effort, on ne dit plus rien.</p>
<p>Maintenant, en tant que communauté de Pampajasi, nous pensons convoquer une réunion sectorielle au niveau de la Région d’Humanata, profitant de ce que nous devenons une commune à partir du mois d’avril. Mais à Carabuco et à Escoma on ne veut vraiment rien savoir. La Région d’Humanata est directement touchée car nous, nous utilisons  cette eau pour l’arrosage. A la différence des communautés situées plus bas qui, comme elles n’ont pas d’eau, pensent pomper l’eau de la rivière polluée.  Mais nous savons comment ils la filtreront pour l’utiliser dans la production.</p>
<p>De notre côté, en tant qu’organisation Orlipa, nous avons des robinets avec de l’eau potable dans les maisons. Nous utilisons du chlore et malgré que ce ne soit pas très réglementaire nous pouvons garantir qu’elle n’est pas polluée. De toute façon, il est important de brasser des projets visant à améliorer l’eau aussi bien pour la production que pour la consommation domestique. Pour cela, nous pensons que les cultures hydroponiques devront être traitées avec de l’eau du réseau domestique afin que sa qualité soit garantie.</p>
<p>En conclusion, on veillera à prendre des photos sur les effets de la pollution, principalement en ce qui concerne la production, et on les enverra au Centre Wiñay pour qu’elles soient transmises à Frères des Hommes.</p>
<p><em>Traduction : Jean-Pierre Plumat</em></p>
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		<title>Le droit à l&#8217;eau</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 13:24:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
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		<description><![CDATA[
Dès la naissance du mouvement altermondialiste s&#8217;est constituée une composante défendant l&#8217;eau comme droit humain et service public. Ces nouveaux militants de l&#8217;eau se sont réunis régulièrement dans les Forums d&#8217;ONG au niveau mondial (Porto Alegre&#8230;) et régional. On se souvient aussi en 2000 de leur soutien aux révoltes populaires de Cochabamba (Bolivie) face aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/12/eau.jpg" rel='lytebox[le-droit-a-leau]'><img class="alignright size-medium wp-image-415" title="eau" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/12/eau-300x175.jpg" alt="eau" width="260" height="140" /></a><br />
Dès la naissance du mouvement altermondialiste s&#8217;est constituée une composante défendant l&#8217;eau comme droit humain et service public. Ces nouveaux militants de l&#8217;eau se sont réunis régulièrement dans les Forums d&#8217;ONG au niveau mondial (Porto Alegre&#8230;) et régional. On se souvient aussi en 2000 de leur soutien aux révoltes populaires de Cochabamba (Bolivie) face aux tentatives de privatisation par une multinationale française. Le mouvement organise alors systématiquement des Forums alternatifs au Forum Mondial de l&#8217;eau organisé tous les 3 ans par le Conseil mondial de l&#8217;Eau (CME) et qui a été créé par les multinationales francaises de l&#8217;eau.</p>
<p>Le CME considère l&#8217;eau comme un bien économique et a la volonté de voir les services de distribution et d&#8217;assainissement de l&#8217;eau privatisés. Un de ses modèles préférés de privatisation est le partenariat public-privé où les coûts vont à la collectivité et les bénéfices où vous savez&#8230;.</p>
<p>En mars 2007, à l&#8217;initiative de l&#8217;économiste Riccardo Petrella, d&#8217;un comité d&#8217;ONG et le soutien du groupe GUE (Gauche Unitaire Européenne) , s&#8217;est organisé au Parlement Européen une Assemblée Mondiale pour l&#8217;eau dont l&#8217;objectif était d&#8217;obtenir, des élus et des participants, des engagements plus concrets en faveur de l&#8217;accès à l&#8217;eau pour tous. Les 4 principes à promouvoir et à concrétiser étaient :</p>
<ul>
<li>L&#8217;accès à l&#8217;eau comme droit humain</li>
<li>L&#8217;eau comme bien commun mondial</li>
<li>Développer le financement public de l&#8217;eau</li>
<li>Encourager la participation des citoyens aux décisions</li>
</ul>
<p>L&#8217;objectif de faire reconnaître l&#8217;eau comme droit humain par l&#8217;ONU serait une première étape morale et juridique pour obliger les états membres à dégager les moyens pour financer l&#8217;accès à l&#8217;eau potable et aux structures d&#8217;assainissement à des milliards de personnes. Des résolutions allant dans ce sens ont été votées aux Parlements Européen, Panafricain et Parlatino (Amérique centrale et du Sud).</p>
<p>Cependant, en février 2008  le Conseil Des Droits de l&#8217;Homme de l&#8217;ONU a refusé de donner la priorité à cette question et devant le veto posé par les Etats-Unis, suivis en cela par le Canada et d’autres pays membres du Conseil, celui-ci a décidé de se limiter à nommer un rapporteur sur le droit à l’eau censé faire rapport sur la question dans trois ans (voir article de Riccardo Petrella « Adieu le droit Humain à l&#8217;Eau ? » La Libre, 21/04/08).</p>
<p>Avec des ONG et des artistes, nous avons alors organisé devant le Parlement Européen une manifestation demandant une intervention plus énergique auprès de l&#8217;ONU. A noter aussi que beaucoup d&#8217;élus sont très ambigus : ils soutiennent le droit à l&#8217;eau, mais encouragent le partenariat public-privé. Au Parlement Européen, par exemple, une majorité d&#8217;élus de gauche comme de droite soutient le Traité de Lisbonne qui prône la libéralisation de tous les services publics.</p>
<p>En février 2009, lors d&#8217;une conférence internationale &#8220;Faire la Paix avec l&#8217;eau&#8221; co-organisée par Petrella et Gorbatchev, les participants ont réaffirmé au monde politique leur souhait de voir émerger un Protocole Mondial pour l&#8217;Eau.</p>
<p>De son côté, Maud Barlow, une des militantes les plus engagées du mouvement en Amérique du Nord, a pu devenir Conseillère pour l&#8217;eau du Président de l&#8217;Assemblée des Nations Unies et continue à se battre pour qu&#8217;une Convention internationale pour le droit à l&#8217;eau soit approuvée par l&#8217;ONU.</p>
<p>En mars 2009 lors du Forum Mondial de l&#8217;Eau d&#8217;Istanbul, face au discours dominant, une vingtaine de gouvernements du Sud ont fait une déclaration alternative pour le droit à l&#8217;eau.</p>
<p>Nous savons déjà que le Conseil Mondial de l&#8217;eau a mis le droit à l&#8217;eau comme un de ses sujets principaux du prochain Forum Mondial de l&#8217;Eau à Marseille en mars 2012. Le CME veut sans doute essayer de se donner une légitimité et contrer ses opposants qui veulent transmettre l&#8217;organisation de ce Forum à l&#8217;ONU.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, en plus des élus, la stratégie du mouvement associatif est d&#8217;associer les entreprises publiques. Une association d&#8217;entreprises publiques européennes s&#8217;est créée récemment. Elle a pour nom Aqua Publica Europea et défend le secteur public face au lobbying d&#8217;Aquafed qui est la Fédération internationale du secteur privé de l&#8217;eau. Un autre réseau associant des ONG, les syndicats, les chercheurs et les entreprises publiques est &#8220;Reclaiming Public Water Network&#8221;. Son objectif est de promouvoir le partenariat public-public  pour améliorer l&#8217;efficacité et la coopération de ce secteur.</p>
<p>Le partenariat public-public vise à pallier à la faiblesse institutionnelle et au manque de savoir-faire des entreprises publiques qui gèrent les services d’eau. Ce mécanisme prévoit leur assistance par d’autres gestionnaires publics des services de l’eau qui aident au développement de capacités sur le plan de la gestion, des finances, sans la réalisation de bénéfices.</p>
<p>La Commission Européenne vient d&#8217;approuver un fonds de soutien au partenariat public-public, mais son Président Barroso, qui vient d&#8217;être réélu pour un 2ème mandat, a annoncé sa volonté de libéraliser tous les services environnementaux dont ceux de l&#8217;eau.</p>
<p>Pour défendre ces services publics, des mobilisations citoyennes seront donc essentielles. Le réseau eau d&#8217;ATTAC-Europe (AQUATTAC) me semble un des plus prometteurs et représentatifs. ATTAC a aussi l&#8217;avantage de réunir de nombreux réseaux liés directement aux combats pour l&#8217;eau (justice fiscale, taxation des transactions financières, défense des services publics&#8230;). Deux moments importants à l&#8217;agenda européen : la pression sur les nouveaux élus du Parlement Européen et la mobilisation pour Marseille en 2012 !</p>
<p><em>Texte de Kim Lê Quang, membre du réseau Aquattac</em></p>
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		<title>Le stevia, une plante millénaire</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 08:47:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[
Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana Bertoni ? Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le nom d'origine du stévia est « ka'a eirete » (ce qui signifie « feuille comme miel »)." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignright size-full wp-image-295" title="stevia" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a></p>
<p>Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana Bertoni ? Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre de plus en plus de petits producteurs qui, parfois, la considère aussi comme une alternative plus rentable que la coca.</p>
<p><strong>Comment le stevia a changé la vie de Doña Marina</strong></p>
<p>Communauté de Santa Fé près de Caranavi. Un soleil de plomb a immobilisé la vie sur la petite place du village et a fait fuir les habitants dans leur modeste maison. Sur le sol en terre battue, dans un coin, des feuilles vertes sèchent. Doña Marina a terminé hier sa récolte de stevia qui sera tout prochainement transportée vers La Paz, la capitale bolivienne. « Quand nous aurons un vrai séchoir, ce sera nettement plus commode pour faire sécher le stevia », nous commente-t-elle en regardant les plastiques sur lesquelles sont étalées les feuilles.</p>
<p>Lorsque nous la rencontrons, cela fait trois ans que Doña Marina s’est lancée dans ce type de culture. Et à aucun moment, elle n’a regretté ce choix. Auparavant, elle vivait de la banane. « Cela ne donnait pas bien ! Les revenus étaient alors insuffisants pour la famille. J’ai dû trouver autre chose ».</p>
<p>En Bolivie, le stevia, c’est plutôt une histoire de femmes. En effet, cette culture ne requiert pas un travail lourd et est relativement aisée. En outre, elle présente des avantages non négligeables : d’une part, elle est rentable car ceux qui en vivent peuvent compter sur environ 4 récoltes par an et d’autre part, l’intérêt va croissant pour cette plante sur laquelle lorgnent de plus en plus de firmes, voire de multinationales. Ce nouvel engouement a notamment contribué à tirer vers le haut le prix du stevia, raison pour laquelle plusieurs paysans commencent à la préférer à la culture de la coca, beaucoup moins rentable, plus exigeante et nécessitant davantage de pesticides. Ainsi, en 2008, au moment où le kg de coca se vendait à 28 bolivianos (+/-4 USD), le prix du stevia s’élevait à environ 70 bolivianos.</p>
<p>Doña Marina nous invite à la suivre afin de visiter sa parcelle située à quelques centaines de mètres de sa maison. Après avoir quitté le chemin de terre principal, nous franchissons un fossé, nous écartons quelques buissons et branchages encombrant un petit sentier et nous nous arrêtons derrière elle qui, de d’un geste large de la main nous désigne fièrement ses cultures. Sous nos yeux, sur un lopin de terre soigneusement entretenu s’étalent plusieurs rangées de plantes de moins d’un mètre de hauteur dont les feuilles poussent diamétralement opposées sur la tige.</p>
<p>La production de notre interlocutrice est totalement écologique. En guise d’engrais, elle utilise les déjections de ses poules ou encore de la cendre. « Avec la cendre, ça fonctionne très bien car la plante s’en trouve immédiatement améliorée », ajoute-t-elle. Par ailleurs, en tant que membre d’AOPEB, l’association d’organisations de producteurs écologiques, elle bénéficie d’un encadrement de spécialistes. Leurs conseils se sont avérés particulièrement précieux au début, au moment de sa reconversion. Ainsi, elle nous explique : « Dès que le stevia fleurit, il perd son goût sucré. Lorsque c’est arrivé au début, cela m’a un peu désarçonnée ». Mais Doña Marina a su y faire et au fil du temps, elle a appris à maîtriser parfaitement ce type de culture jusqu’à augmenter peu à peu ses récoltes. En outre, la plante se régénère après chaque récolte, pour autant que l’on prenne soin des racines. Indubitablement, pour Doña Marina, le stevia, c’est ce qui lui a permis d’améliorer sa qualité de vie.</p>
<p><strong>Les origines du stevia</strong></p>
<p>Le stevia ou Stevia Rebaudiana Bertoni, la plante la plus sucrée au monde, était cultivé à l’origine au Brésil et au Paraguay. Les Indiens Guarani l’utilisaient afin d’adoucir leurs boissons chaudes. Ce n’est qu’au 16ème siècle que les conquistadores l’ont chargé sur leurs bateaux pour l’amener sur le continent européen, sans toutefois qu’il ne connaisse un véritable développement commercial. Il n’est enregistré officiellement qu’en 1899 par un botaniste, le Dr. Bertoni.</p>
<p><a title="La culture du stévia ne demande ni insecticides, ni herbicides et se rapproche d’une culture bio." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-culture-bio.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignleft size-medium wp-image-296" title="stevia-culture-bio" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-culture-bio-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Dans le contexte de pénurie de sucre durant la seconde guerre mondiale, les alliés ont souhaité le commercialiser, projet qui a échoué en raison de la technologie insuffisamment développée. A l’image de plusieurs pays d’Amérique latine (Paraguay, Uruguay, Brésil notamment), les rayons des grandes surfaces japonaises se sont remplis de boîtes de stevia en 1970, moment où ce pays a interdit l’utilisation des édulcorants synthétiques suspectés d’être cancérigènes. La Corée a fait de même.</p>
<p><strong>Une plante aux multiples vertus</strong></p>
<p>Le stevioside (<em>substance végétale cristalline responsable du goût sucré</em>) ou édulcorant extrait des feuilles de stevia se présente comme une fine poudre blanche. Il s’agit d’un produit naturel, non toxique, qui ne contient aucune calorie. D’après le Centre de Recherche pour la Stévia à la KUL de Leuven , cette plante a été testée cliniquement et n’entraîne aucun effet néfaste pour la santé même en cas d’utilisation prolongée. Dans les années ‘70, les Japonais sont parvenus à extraire les stéviosides et depuis lors, le produit est utilisé comme additif alimentaire ou édulcorant naturel. A elle seule, cette petite plante a ainsi récupéré 40% du marché des édulcorants. Les Japonais y ont trouvé un intérêt considérable vu que son pouvoir sucrant est de 15 fois plus élevé que le sucre conventionnel pour la feuille de stevia et de 100 à 300 fois pour les extraits de cette plante. La commercialisation s’est maintenant étendue à des pays en dehors du continent américain comme Israël, la Thaïlande ou la Chine.</p>
<p>Sur le plan médicinal, le stevia contribuerait également à réduire la tension artérielle ainsi que le taux de glucose sanguin. Il stimulerait la production d’insuline et tonifierait le cœur.</p>
<p><strong>La force des lobbies sucriers</strong></p>
<p>Ces multiples vertus lui ont ouvert les portes de plusieurs pays où le stevia se retrouve maintenant sur les tables sous forme de complément alimentaire ou d’édulcorant naturel. Si l’Europe reste encore frileuse en matière de commercialisation, il en va autrement de l’autre côté de l’océan. Ainsi, en décembre 2008, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a autorisé Coca-Cola et PepsiCo à utiliser les extraits de stevia dans certaines de leurs nouvelles boissons. La fin d’une véritable épopée au cours de laquelle la FDA avait refusé par trois fois l’homologation de cette plante, allant jusqu’à en interdire l’importation aux Etats-Unis en 1991.</p>
<p><a title="Le stévia : son pouvoir sucrant est très fort ! C’est une herbe 300 fois plus sucrante que le sucre ordinaire, sans les inconvénients caloriques." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-pouvoir-sucrant.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignright size-medium wp-image-297" title="stevia-pouvoir-sucrant" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-pouvoir-sucrant-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Ce retournement de situation a immédiatement suscité des critiques acerbes du CSPI (Center for Science in the Public Interest), une organisation basée à Washington qui mène campagne sur les questions nutritionnelles aux Etats-Unis et au Canada. Cette dernière a immédiatement réagi en préconisant l’application du principe de précaution à l’extrait du stevia, évoquant des risques potentiels pour la santé. D’aucuns se sont empressés de souligner les contradictions du CSPI, alors qu’il se montre étonnamment moins virulent à l’égard de l’aspartame dont la toxicité a pourtant été soulevée dans plusieurs études scientifiques. Et les défenseurs du stevia de dénoncer les manipulations orchestrées par les puissants lobbies du sucre et des édulcorants synthétiques qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de ce concurrent sur le marché.</p>
<p>L’Union européenne, elle aussi, préfère jusqu’à présent se retrancher derrière le principe de précaution à l’égard de cette plante qui est pourtant consommée depuis des centaines d’années sur le continent latino-américain. Etonnante prudence quand on sait que la position de Bruxelles sur la question des OGM, par exemple, est nettement moins catégorique alors que ceux-ci n’existent que depuis moins de 40 ans et que nombre d’associations ainsi que de citoyens se battent pour en obtenir l’interdiction.</p>
<p><strong>Retour en Bolivie</strong></p>
<p>Avec CELCCAR, Frères des Hommes soutient un projet de production de stevia dans la région de Caranavi. CELCCAR est une organisation économique paysanne rassemblant des coopératives et des associations impliquées dans diverses cultures. En tout, ce sont un peu moins de 500 petits paysans cultivant en moyenne entre 1 et 3 hectares qui bénéficient de son assistance technique et de ses formations en production, transformation et commercialisation. Notre partenaire encourage l’agriculture écologique et familiale auprès de ses affiliés.</p>
<p>Parmi ces derniers, 160 se sont attelés à la culture du stevia qui est écoulé à la fois sur le marché interne et international. L’un des objectifs poursuivis par ce projet spécifique est de permettre aux familles de petits producteurs d’augmenter leurs revenus par la vente de ces feuilles. On estime qu’en moyenne, chacun pourra gagner 3.250 bolivianos (<em>environ 67 euros/mois</em>) en plus par an grâce à cette activité, ce qui représente trois mois de salaire. Derrière ces chiffres, c’est bien entendu une amélioration des conditions de vie qui est visée. CELCCAR, mettant son expertise et son savoir-faire au service des affiliés, se charge de la transformation du produit de la récolte avant qu’elle ne soit écoulée sur le marché, ce qui lui permet également d’accroître ses revenus. Son rôle est notamment d’encadrer les paysans en organisant des formations et en leur fournissant un suivi technique.</p>
<p>Outre ses aspects écologiques et économiques importants pour la région, ce projet poursuit également un objectif politique dans la mesure où CELCCAR s’en trouvera progressivement renforcé. Cela lui permettra d’accroître son poids en termes de développement local. En effet, la loi de participation populaire bolivienne exige que les organisations actives sur le plan économique et social soient consultées par les instances communales dans le cadre de l’adoption de plans opérationnels et de décisions budgétaires. Notre partenaire gagnera en influence, ce qui sera également tout bénéfice pour les petits producteurs qui pourront plus aisément faire entendre leur voix.</p>
<p>Avec ce projet, cette petite feuille millénaire a donc une vertu supplémentaire à son actif : celle de permettre à des petits paysans d’améliorer leurs conditions de vie tout en s’inscrivant dans la ligne du développement durable et de ses trois piliers fondamentaux : l’économie (plaçant l’humain au centre des préoccupations), le socio-politique (au travers de la participation citoyenne) et l’environnement (par le biais de la pratique de cultures biologiques).</p>
<p><strong>Vous pouvez soutenir le projet de Frères des Hommes : <a href="http://www.jeveuxaider.be/iwh/action.php?aid=167&amp;lang=fr" target="_blank">Le stévia, substitut du sucre</a></strong></p>
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		<title>Bolivie : les femmes Palliris</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 08:24:50 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Production de café biologique]]></category>
<category>Amérique latine</category><category>Bolivie</category><category>Production de cafe biologique</category>
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		<description><![CDATA[Les Palliris sont les femmes ouvrières qui ramassent les déchets des mines pour se faire un salaire. Par extension, on appelle aussi Palliris les ouvrières qui trient des produits dans différentes usines. L’un des projets de  Frères des Hommes  est d’améliorer les conditions de travail des femmes Palliris chargées de la sélection des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="On paie à chaque femme Parillis entre 15 et 20 Bolivianos (1,7 à 2,2 euros) pour chaque quintal de grain de café trié." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/femmes_palliris.jpg" rel='lytebox[bolivie-les-palliris-cueilleuses-a-la-main]'><img class="alignright size-full wp-image-209" title="femmes_palliris" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/femmes_palliris.jpg" alt="" width="570" height="230" /></a>Les Palliris sont les femmes ouvrières qui ramassent les déchets des mines pour se faire un salaire. Par extension, on appelle aussi Palliris les ouvrières qui trient des produits dans différentes usines. L’un des projets de  Frères des Hommes  est d’améliorer les conditions de travail des femmes Palliris chargées de la sélection des grains de café dans les entreprises de traitement du café. La FECAFEB, la fédération de producteurs de café de Bolivie, est notre partenaire local. Cette fédération a pour but d’améliorer les conditions de vie des familles paysannes productrices de café en promouvant un café biologique de qualité ; afin d’avoir accès aux marchés internationaux et national. Elle encourage un véritable développement social, économique, culturel de ce secteur social, tout en respectant l’environnement naturel dans lequel se trouvent les paysans.</p>
<p><strong>Les Palliris</strong></p>
<p>Après avoir nettoyé le café dans leurs usines de pré-traitement, les <a href="http://www.freresdeshommes.org/les-organisations-economiques-paysannes-boliviennes-oecas/" target="_blank">OECA </a>(Organisations économiques paysannes) affiliées à la FECAFEB font appel aux entreprises privées –en général à La Paz- qui sélectionnent le café pour l’exportation. Pour faire ce tri, ces entreprises engagent des femmes ouvrières –les Palliris- qui réalisent le travail à la main. On paie à chaque femme entre 15 et 20 Bolivianos (1,7 à 2,2 euros) pour chaque quintal de grain de café trié.</p>
<p>Ces femmes travaillent entre 8 et 9 heures, dans des conditions en dessous du minimum des conditions de travail établi dans la Loi Générale du Travail en Bolivie.  Il y a également une méconnaissance en ce qui concerne les conditions d’engagement des Palliris. Elles sont engagées soit par les entreprises paysannes, soit par les entreprises privées, seulement sous contrat verbal, sans qu’il y ait une spécification des conditions de travail ni un contrat écrit.<a title="Les femmes Parillis travaillent entre 8 et 9 heures, dans des conditions en dessous du minimum des conditions de travail établi dans la Loi Générale du Travail en Bolivie." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/palliris.jpg" rel='lytebox[bolivie-les-palliris-cueilleuses-a-la-main]'><img class="alignleft size-full wp-image-210" title="palliris" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/09/palliris.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Les affiliées de la FECAFEB louent l’infrastructure et les services des entreprises privées en payant un pourcentage sur la production traitée dans cette infrastructure. Elles ne font pas attention aux  caractéristiques matérielles des endroits loués. Et dans la plupart de cas, ces locaux ne sont pas adaptés à la réalisation d’un travail manuel.</p>
<p>Selon les indications de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) il y a certaines conditions minimales qui doivent être remplies pour assurer un environnement correct de travail.  En plus d’un contrat normal et des conditions matérielles du local de travail adaptées à l’activité, dans le cas du commerce équitable, les bénéfices de l’activité doivent être partagés également avec les travailleurs saisonniers. Or, ce n’est pas encore le cas pour les Palliris.</p>
<p>Les obligations concernant le travail des enfants, les conditions d’environnement, le contrat de travail, les horaires de prestation, etc. sont méconnues également par les travailleuses. Les Palliris sont des femmes pauvres, provenant principalement d’un milieu rural et presque analphabètes. De plus, par le fait qu’il s’agit de femmes, il y a encore plus d’abus par rapport aux conditions de travail car, pour des raisons culturelles, les femmes sont moins revendicatives et elles ont moins de connaissances sur leurs droits.</p>
<p><strong>Bénéficiaires du projet</strong></p>
<ul>
<li>1.220 femmes Palliris</li>
<li> 275 dirigeants d’OECA  et représentants de 24 entreprises paysannes qui ont déjà commencé à réaliser le traitement du café (sélection de grains et torréfaction) ; et qui respecteront les normes de travail.</li>
<li> <em>Indirectement</em> : les 30 organisations paysannes productrices de café affiliées à la FECAFEB, soit environ 2.700 familles productrices de café.</li>
</ul>
<p><em class="highlight-block">Projet de l’asbl Frères des Hommes cofinancé par le <a href="http://www.kbs-frb.be/supportedcall.aspx?id=209700&amp;LangType=2060&amp;jaar=2008" target="_blank">Fonds EFICO</a></em></p>
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