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	<title>Freres des Hommes &#187; Amérique latine</title>
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	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
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		<title>La stévia arrive sur nos étals</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 10:27:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enfin ! Le 11 novembre 2011, la Commission de l’Union européenne a donné son accord pour la commercialisation de la stévia en Belgique à la suite de l’avis favorable rendu par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Le produit a été mis en vente dans les 20 jours qui ont suivi la publication au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/01/stevia.jpg" rel='lytebox[la-stevia-arrive-sur-nos-etals]'><img class="alignright size-full wp-image-1919" title="stevia" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/01/stevia.jpg" alt="" width="419" height="264" /></a><br />
Enfin ! Le 11 novembre 2011,  la Commission de l’Union européenne a donné son accord pour la commercialisation de la stévia en Belgique à la suite de l’avis favorable rendu par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Le produit a été mis en vente dans les 20 jours qui ont suivi la publication au Journal officiel.</p>
<p>La France avait déjà sauté le pas en janvier dernier en la reconnaissant officiellement comme édulcorant naturel. Il nous aura fallu quelques mois de plus pour arriver à la même reconnaissance. Le Japon, quant à lui, en fait usage depuis les années 70.</p>
<p>Quelques règles sont à respecter pour la commercialisation. Ainsi, les glycosides de stéviol (édulcorants naturels extraits de la stévia) doivent être purifiés pour obtenir un édulcorant vierge de toute impureté  à 95%. Ils sont autorisés, mais uniquement pour une certaine catégorie d’aliments tels que les boissons lactées, les sodas, les crèmes glacées, les confiseries, les céréales, les édulcorants… Et concernent principalement les produits dits light. La dose de glycoside de stéviol ne peut pas excéder 4mg/kg de poids corporel par jour. La plante ainsi que ses feuilles séchées restent quant à elles interdites de commercialisation en tant que denrée alimentaire. La raison principale invoquée est le manque de résultats probants concernant la sécurité alimentaire de ces produits et ce, en dépit de l’usage qu’en font depuis des siècles certaines populations dans le monde et d’études scientifiques (notamment par le <a href="http://bio.kuleuven.be/biofys/ESC/French/ESC.htm" target="_blank">Centre de Recherches Européen pour la Stévia</a>) ayant démontrant leur innocuité.</p>
<p><strong>Qu’est ce que la stévia ?</strong></p>
<p>Il s’agit d’un édulcorant extrait des feuilles de la plante « Stevia Rebaudiana Bertoni » qui pousse à l’état sauvage en Amérique du Sud et est connue depuis des siècles par les Indiens guaranis. La stévia a un pouvoir d’environ 300 fois plus sucrant que le sucre blanc (saccarose). Elle ne contient aucune calorie, convient très bien pour les diabétiques et réduirait la tension artérielle. Contrairement à l’aspartame qui est un édulcorant de synthèse, la stévia est un produit tout à fait naturel.</p>
<p>Le sujet vous intéresse et vous souhaitez de plus amples renseignements à son propos ? N’hésitez pas à consulter nos articles en ligne du <a href="http://www.freresdeshommes.org/le-stevia-une-plante-millenaire/" target="_blank">9 septembre 2009</a> et du <a href="http://www.freresdeshommes.org/nos-activites/projets-sud-termines/bolivie-culture-du-stevia/" target="_blank">22 mars 2010</a> . Ils vous donneront des informations détaillées sur les conditions de culture, l’historique de l’utilisation de cette plante, ainsi que sur nos partenaires boliviens qui la cultivent.</p>
<p><em>Roxane Tilman</em></p>
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		<title>Point sur le projet &#171;&#160;café écologique et équitable &#8211; Bolivie&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 13:43:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/01/cafe-ecologique-et-equitable-Bolivie.jpg" rel='lytebox[point-sur-le-projet-%c2%ab-cafe-ecologique-et-equitable-bolivie]'><img class="alignright size-full wp-image-1905" title="cafe ecologique et equitable Bolivie" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/01/cafe-ecologique-et-equitable-Bolivie.jpg" alt="" width="599" height="350" /></a><br />
Du 19 novembre au 2 décembre dernier, Cecilia Díaz, responsable Bolivie auprès de Frères des Hommes, et Luana Becattini, responsable finances et administration, se sont rendues sur le terrain afin d’évaluer la pertinence de plusieurs projets qui arrivent à terme en cette fin d’année. Le témoignage de Luana, à son retour, nous a permis de faire le point sur l’une des activités en particulier. Ainsi, qu’en est-il du partenariat avec « Union Pro Agro » financé par <a href="http://www.objectifsdumillenaire.be/la-loterie/" target="_blank">la Loterie Nationale</a> et ayant pour but la production et la transformation du café écologique et équitable ?</p>
<p>« Le moins que l’on puisse dire est que le <a href="http://www.freresdeshommes.org/nos-activites/projets-sud/bolivie-cafe-biologique/" target="_blank">projet</a> est un réel succès, dit Luana. Aucune critique négative n’a été recueillie auprès des bénéficiaires. Que du contraire ! Ils ont souhaité mettre en avant les points forts et les éléments positifs.</p>
<p>A savoir :</p>
<ul>
<li><strong>La construction de 3 usines pour les 5 colonies.</strong><br />
Pour rappel, les colonies sont constituées d’autochtones, des personnes qui au départ voulaient s’exiler en ville, mais auxquelles le gouvernement a octroyé des terres dans la région des Yungas pour faire de la production agricole, dont le café. L’avantage premier est de concentrer le travail auprès des colonies. Avoir une usine de proximité leur fait gagner beaucoup de temps, les horaires sont plus souples et la qualité de vie est grandement améliorée.</li>
<li><strong>Les ateliers de formation pour les bénéficiaires.</strong><br />
En Bolivie, le souci écologique est un vrai mode de vie et certainement pas un effet de mode comme on peut en trouver dans d’autres coins du globe. La notion de qualité, de constance du produit, le respect des arômes, la connaissance des différents plants de café (ils en utilisent au moins 7) et le niveau de production (ils produisent jusqu’à 1800 mètres d’altitude et travaillent en hauteur par paliers) sont essentiels. La sensibilisation à l’environnement, la lutte contre les pesticides, le respect de la terre revêtent toute leur son importance sous ces latitudes. A côté des cultures traditionnelles telles que la pomme de terre et le quinoa, le café est un plus de par sa grande valeur sur l’échelle mondiale.</li>
<li><strong>Le travail octroyé au personnel qui gère les usines, entretient le site et le matériel.</strong></li>
<li><strong>La production de café certifié biologique et la rentabilité de celui-ci.</strong><br />
Ils apportent le café traité et le vendent avec un bénéfice aux usines qui vont le torréfier.</li>
<li><strong>Le travail des femmes.</strong><br />
De nature très discrète, elles sont néanmoins très actives dans le domaine. Elles ont l’occasion de participer au projet « Café Feminino» une association qui exporte le café aux Etats-Unis. Elles espèrent en retour obtenir un séchoir inoxydable pour le café qui leur sera d’une grande utilité par la suite.</li>
<li><strong>Les gens se sentent responsables et maîtres de ce qu’ils font.</strong><br />
Ils travaillent en famille autour de la production. La seule étape collective est celle de la transformation du café ».</li>
</ul>
<p><em>Propos recueillis par Roxane Tilman, Frères des Hommes</em></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/01/cafe-ecologique-equitable-Bolivie.jpg" rel='lytebox[point-sur-le-projet-%c2%ab-cafe-ecologique-et-equitable-bolivie]'><img class="alignleft size-full wp-image-1908" title="cafe ecologique equitable Bolivie" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/01/cafe-ecologique-equitable-Bolivie.jpg" alt="" width="599" height="449" /></a></p>
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		<title>Un ex-général militaire au pouvoir au Guatemala</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/un-ex-general-militaire-au-pouvoir-au-guatemala/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=un-ex-general-militaire-au-pouvoir-au-guatemala</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 13:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les urnes ont rendu leur verdict sans réelle surprise après le 2ème tour des élections présidentielles qui s’est tenu le 6 novembre au Guatemala : c’est le général en retraite Otto Pérez Molina qui est sorti vainqueur avec 55,2% des suffrages, face à Manuel Baldizón, son rival. Accusé de violations des droits de l’homme durant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/12/pouvoir-au-Guatemala.jpg" rel='lytebox[un-ex-general-militaire-au-pouvoir-au-guatemala]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/12/pouvoir-au-Guatemala.jpg" alt="" title="pouvoir au Guatemala" width="999" height="495" class="alignright size-full wp-image-1884" /></a><br />
Les urnes ont rendu leur verdict sans réelle surprise après le 2ème tour des élections présidentielles qui s’est tenu le 6 novembre au Guatemala : c’est le général en retraite Otto Pérez Molina qui est sorti vainqueur avec 55,2% des suffrages, face à Manuel Baldizón, son rival. Accusé de violations des droits de l’homme durant la guerre civile meurtrière (1960-1996), Otto Pérez Molina a maintenant promis un gouvernement « de poigne », se disant déterminé à lutter contre la violence endémique dans le pays. Ce résultat et les perspectives futures qui en découlent préoccupent grandement une bonne partie de la société civile guatémaltèque. Nous publions ici le témoignage de l’un de nos partenaires, Serjus, qui en témoigne.</p>
<p>« Chers amies et amis,</p>
<p>Le triomphe électoral du parti patriote et du Général Otto Pérez Molina durant les dernières élections présidentielles au Guatemala signifie que les secteurs qui ont été au pouvoir durant les années du conflit armé se sentent à nouveau renforcés et tentent de reprendre les rênes à tous les niveaux, là où ils avaient perdu du terrain depuis la signature et la mise en oeuvre des accords de paix.</p>
<p>Par ailleurs, nous voyons combien la peur persiste au sein des communautés dans plusieurs régions en raison du souvenir des longues années de répressions, de massacres et de génocide, ce qui a réellement conditionné les prises de position de la population et son vote lors des dernières élections. Durant la campagne électorale, les électeurs craignaient de manifester des vues divergentes de celles des partis soutenus financièrement par les puissants secteurs et les ex-militaires ; ils redoutaient ainsi que leur vote dévoile leurs prises de position et qu’ils aient à souffrir de représailles.</p>
<p>Dimanche 13 novembre,  une manifestation publique a rassemblé les ex-militaires du conflit armé et les membres de leur famille qui ont défilé dans les rues de la capitale, comme une démonstration de force après leur triomphe électoral ».</p>
<p><em>Manolo García<br />
Coordinateur Politique<br />
SERJUS</em></p>
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		<title>Guatemala : changement climatique</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 09:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est maintenant à notre tour, nous les Guatémaltèques, de souffrir des conséquences du changement climatique. Voilà 8 jours que la pluie tombe de manière incessante. Ces pluies ont affecté tout le pays et les territoires où nous travaillons : Quetzaltenango, Totonicapán, Quiché, Sololá, ainsi que la zone métropolitaine. 16 fleuves ont débordé. Plus de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Les pluies ont affecté tout le Guatemala." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/11/inondation-guatemala.jpg" target="_blank" rel='lytebox[guatemala-changement-climatique]'><img class="alignright size-full wp-image-1871" title="inondation guatemala" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/11/inondation-guatemala.jpg" alt="" width="833" height="454" /></a><br />
C’est maintenant à notre tour, nous les Guatémaltèques, de souffrir des conséquences du changement climatique. Voilà 8 jours que la pluie tombe de manière incessante. Ces pluies ont affecté tout le pays et les territoires où nous travaillons : Quetzaltenango, Totonicapán, Quiché, Sololá, ainsi que la zone métropolitaine. 16 fleuves ont débordé.</p>
<p>Plus de la moitié du territoire national connaît un taux élevé d’humidité. La Coordination Nationale de Lutte contre  les Désastres (Conred) a maintenu l’alerte rouge dans 12 départements.</p>
<p>Le gouvernement a imposé l’ « état de catastrophe naturelle » dans tout le pays. Selon la Loi d’Ordre Public, l’état de catastrophe peut être déclaré par l’Organisme Exécutif quand, à la suite d’un désastre naturel,  d’épidémies ou de guerre, la sécurité des citoyens est en danger. Les mesures prévues sont les suivantes : la faculté de mobiliser les personnes en situation d’urgence, la faculté de se procurer tout ce qui permet  de faire face à l’urgence tout en observant les règles de la transparence. Cette décision permet de limiter le droit de déplacement ainsi que la circulation des véhicules dans les zones affectées. Elle rend obligatoire l’établissement de cordons sanitaires et interdit tout rassemblement et toute réunion dans les lieux publics (1).</p>
<p>Selon les données communiquées par la Conred, voici quelques chiffres établis jusqu’à hier midi : 29 morts, 3 disparus, 118.000 personnes victimes de dommages, 6.913 personnes évacuées, 5.528 personnes hébergées, 7.917 maisons détériorées, 15.000 personnes en danger. 10.5 millions de quetzales (2) ont été investis en urgence par la Coordination Nationale de Lutte contre les Désastres (Conred) suite à la déclaration par le Gouvernement de « l’Etat de catastrophe ».</p>
<p>Les 34 personnes décédées ont été localisées dans les départements suivants : 10 dans le département de Quetzaltenango, 5 à Villa Canales, 3 à Totonicapán, 3 à Jutiapa, 2 à Chiquimula, 2 à Santa Rosa, 1 à Suchitepéquez, 1 à San Marcos. Les rapports mentionnent 9 disparus.</p>
<p>Selon le Vice-Ministre  de l’Education, Roberto Monroy, les pluies ont inondé 18 écoles, 40 ont été endommagées, 80 centres éducatifs sont inaccessibles et 12 sont utilisés comme lieux d’hébergement. Les cours ont été partiellement suspendus. A Quetzaltenango, Quiché, Sacatepéquez, Escuintla, Izabal, Jutiapa, San Marcos, Suchitepéquez, Petén, Santa Rosa, Retalhuleu et Sololá, la suspension est totale.</p>
<p>6 centrales électriques sont à l’arrêt et 57.000 utilisateurs se trouvent ainsi sans courant.<br />
Les routes principales sont gravement touchées par la quantité de ponts détruits, de fleuves ayant débordé ou obstrués par les décombres : c’est le cas de la route transaméricaine qui traverse tout le pays d’est en ouest et de la route menant au Salvador et à l’Atlantique. La situation est pire sur les routes secondaires, comme la route entre Sololá et Panajachel et plus encore sur les routes  et les chemins reliant les communautés rurales. Beaucoup d’entre elles sont isolées.</p>
<p>L’agriculture est également touchée par la quantité des pluies et par les vents violents qui se sont abattus sur les cultures dans différentes zones agricoles. Les rapports font état de dommages occasionnés à l’agriculture ainsi que de retards dans le transport des marchandises. Ceux-ci accroissent encore l’insécurité des populations pauvres qui, en général, vivent dans les zones endommagées et à plus grand risque.  Ces personnes représentent plus de 50% de la population du pays.</p>
<p>Selon le rapport préliminaire établi hier par le Ministère de l’Agriculture, de l’ « Elevage » et de l’Alimentation (MAGA), le secteur qui enregistrera à la longue les plus grandes pertes dues aux dommages provoqués par la dépression tropicale 12-E  et par les nouvelles tempêtes dans l’Atlantique, est celui de la sécurité alimentaire</p>
<p>Le montant total temporaire des dégâts enregistrés dans le secteur agricole de grande envergure s’élève à 73.08 millions de quetzales. Retalhuleu et Alta Verapaz présentent les plus  grandes pertes avec, respectivement, un montant de 20.4 millions   et un montant de 16.1 millions de quetzal.   Cette évaluation ne comprend  pas les pertes encourues dans la petite agriculture de subsistance ainsi que dans les villages et les communautés.</p>
<p>Selon le rapport du MAGA, des dégâts sont enregistrés dans un tiers des municipalités du pays, c’est-à-dire  à 111 endroits, ce qui représente 8.928 parcelles de  terres cultivées  affectées par les inondations.</p>
<p>Les cultures à grandes échelles ayant subi le plus de préjudices sont les suivantes : la canne à sucre, le sésame, les bananes,  les tomates et les hibiscus. En ce qui concerne l’agriculture de subsistance,  toutes sortes de légumes ont été affectés. Parmi ceux-ci, les légumes produits dans les municipalités du département de Quetzaltenango, spécialement les municipalités  d’Almolonga,  Zunil,  Cantel ainsi que la culture  de pommes de terre très importante dans les municipalités de la zone Mam. Dans ces municipalités,  les feuilles  de pommes de terre avaient déjà été arrachées ; tout fut emporté par les courants sur les pentes : les terres et les pommes de terre. On constata également que la production de haricots, de fèves avait été  très affectée.  Les gousses  de ces légumes qui  font partie de l’alimentation de base  des populations paysannes pauvres, étaient encore vertes. En ce qui concerne  la culture des courges, la production de la chayotte (3) qui est très consommée par les familles, fut fortement affectée.</p>
<p>En ce qui concerne la production à grande échelle, le café fut le moins endommagé car les grains n’étaient pas mûrs. Dans l’agriculture de subsistance, le maïs a été assez bien préservé car les épis s’étaient déjà formés. Cependant, si la plante est abîmée, cela rendra la pollinisation difficile et  le maïs peut pourrir, s’il n’est pas récolté ou  recouvert rapidement.</p>
<p>Concernant le manque de sécurité alimentaire, il faut également constater la perte des volailles de basse-cour,  autant à cause des inondations et de la destruction des élevages  qu’à cause des maladies mortelles provoquées par l’humidité. Il reste un espoir : il s’agit d’herbes ou légumes comme la blette, les radis, diverses légumineuses,  le cresson, etc. Ces herbes pourraient proliférer grâce aux pluies et se développer s’il des ressources subsistent après l’hiver.</p>
<p>Jorge Santos, consultant au Centre International de Recherches en Droits Humains, a fait remarquer que, dans les prochaines semaines, les consommateurs devront payer davantage certains produits : la hausse des prix découlant de la spéculation et de l’accaparement (4).</p>
<p>Santos prévoit d’autres effets dus aux dégâts à grande échelle occasionnés dans les cultures : la perte de revenus dans les foyers des familles pauvres, conséquence d’une diminution de la production, cette diminution provoquant elle-même une baisse d’emplois massive et une augmentation de l’insécurité alimentaire.</p>
<p>Selon le MAGA, le nombre de familles  affectées par les fortes pluies de la dépression tropicale 12E s’élève à 14.900.  Elles sont localisées principalement à Quetzaltenango, Santa Rosa, Alta Verapaz et Suchitepéquez. Santos ajoute que la faiblesse institutionnelle du secteur public agricole contribue à aggraver l’impact de la catastrophe sur les producteurs et les consommateurs. «On n’a pas les moyens d’emmagasiner  les graines de base et de sanctionner ceux qui spéculent sur les prix et l’accès aux produits», a-t-il fait remarquer.</p>
<p>Selon  la Fédération des Associations Agricoles du Guatemala, la tomate présentait hier une hausse de 30 quetzal par caisse, passant ainsi de 100  à 130 quetzales; le quintal d’oignons est passé de 140  à 150 quetzales et la caisse de piments de Jalapa a doublé de prix : elle est cotée à 200 quetzales.</p>
<p>Luis Enrique Monterroso, de l’Unité du Droit à l’Alimentation du Procureur chargé des Droits Humains  (PDH) considère comme préoccupante  la situation d’insécurité alimentaire  qui va se présenter.  Il y a en effet actuellement au Guatemala, selon les données officielles, plus de 9000 enfants de moins de 5 ans  souffrant de malnutrition aiguë et cette situation pourrait s’aggraver.</p>
<p>Le Conseil des Institutions de Développement (COINDE)  a tenu une conférence de presse pour informer des dégâts qui  avaient été causés  par la Tempête Tropicale  12-E, dégâts qui  venant s’ajouter à ceux provoqués par les tempêtes Stan et Agatha qui ravagèrent de nombreuses communautés dans le pays, en novembre  2005 et en mai 2010 et qui n’ont pas encore été réparés. Lors de la conférence, il fut remarqué que «  notre pays  de par sa topographie est hautement vulnérable à cette sorte de tempêtes et de désastres » (provoqués par le réchauffement climatique).  A la fin de la conférence, il fut demandé au Gouvernement d’accorder les aides nécessaires  à  la prévention de ces désastres et à la prise en charge des graves problèmes qui affectent dès lors le droit à la vie et la sécurité alimentaire des populations. Aujourd’hui, cependant, nous avons été informés que le Congrès de la République n’avait pas accepté, hier, d’accorder des secours,  même pas en ce qui concernait  l’actuelle urgence, de crainte que cela augmente le déficit budgétaire qui ne laisse pas d’autre possibilité que la réforme fiscale et l’augmentation de l’impôt sur la rente dont bénéficient les gros capitaux.</p>
<p>Ni <a href="http://www.freresdeshommes.org/nos-activites/projets-sud/guatemala-formation-politique/" target="_blank">SERJUS</a>, ni nos organisations internationales de coopération, n’avons, de par la nature de notre travail, ni les ressources ni les possibilités  nous permettant d’intervenir dans les dommages immédiats provoqués par les désastres. Cette intervention immédiate, ce sont les communautés et les organisations avec lesquelles nous travaillons dans les différentes communautés qui l’assument, en cherchant de l’aide auprès des institutions de l’Etat Guatémaltèque, et également en cherchant à bénéficier  des quelques initiatives prises par les  organisations désirant intervenir en cas de désastres.</p>
<p>Intervenir tout au début de l’état d’urgence est important. Car il s’agit de sauver les familles courant un danger immédiat, en les évacuant, en installant de quoi les héberger, en distribuant de l’eau et de la nourriture. Cette action a été très  limitée en ce qui concerne le Gouvernement car celui-ci ne dispose pas de ressources suffisantes. En effet, pour des raisons politiques, les partis d’opposition ont fait obstacle à l’obtention de prêts ou aux transferts de budgets. Les entreprises privées font des affaires en se servant de l’urgence,  principalement celles qui produisent les articles  dont on a besoin en situation d’urgence. Même si elles encouragent chez  les citoyens l’apport de fonds, ceux-ci sont utilisés pour leur acheter les produits  qui seront donnés à ceux qui ont été affectés ou qui ont subi des dommages. Les Eglises installent des centres d’approvisionnement  dans leurs paroisses ou institutions afin de recevoir les dons des fidèles et les distribuer aux bénéficiaires.</p>
<p>Les conséquences du désastre : le manque de nourriture, les dommages occasionnés à la santé, le manque d’emplois, la reconstruction des habitations, l’insécurité alimentaire, sont oubliées à moyen ou à long terme, une fois passée la première urgence.  A un point tel, nous le remarquions plus haut, qu’il y a encore des personnes qui sont toujours  affectées par les tempêtes Stan et Agatha datant de plusieurs années et qui n’ont pas encore  pu se relever des  graves dommages dont elles avaient souffert.</p>
<p>Dans l’état d’urgence actuelle, nous sommes préoccupés par l’impact qu’aura ce désastre sur l’augmentation de l’insécurité alimentaire et qu’il nous  faudra affronter dans les prochains mois. Cette insécurité se répercute sur le travail que font les communautés et les organisations que nous accompagnons,  freinant ou retardant  les progrès à réaliser dans différents domaines : l’organisation, la gouvernance, la participation citoyenne,  la mise en train de plans, de programmes et de projets de développement social local, économique et politique.<br />
C’est sur  la base de toutes ces données que  nous présentons le présent rapport dans le but , dans l’espoir,  de trouver, d’atteindre, de nouvelles organisations qui puissent dans le domaine de l’aide humanitaire,  lancer des actions ou des initiatives et prendre en charge l’urgence actuelle, au cours des deuxième et troisième étapes.</p>
<p>Nous regrettons profondément tous ces désastres. Ils affectent des millions de personnes parmi les plus pauvres du monde. Face à ces désastres  provoqués par les changements qui trouvent leur origine dans le réchauffement climatique  et qui atteignent des seuils critiques. Nous sommes face au refus de nombreuses  entreprises et de nombreux pays ; face à leur refus d’accepter les règlements  et d’entamer les actions permettant de réduire les torts faits à notre mère la nature, à toute l’humanité, à l’amour : le cœur du ciel et de la terre.</p>
<p><strong>QUELQUES EXEMPLES DU DESASTRE</strong></p>
<p><strong><em>QUETZALTENANGO</em></strong></p>
<p>Dans le département de Quetzaltenango, le mauvais temps s’est transformé en tragédie.  10 personnes sont mortes dans les différentes municipalités. Dans les quartiers de La Esperanza et d’Almolonga, 4 enfants moururent sous les décombres. L’inondation a envahi  plusieurs habitations, emporta des véhicules,  laissant  les rues couvertes de boue. Dans la zone 4 de cette municipalité, on retrouva le cadavre d’une personne. A Chichigüitan, principal canton de Quetzaltenango, 2 femmes moururent dans l’effondrement de leur maison.</p>
<p>Dans la zone 5, on retrouva également le corps d’une fille de 11 ans sous les décombres de sa maison. Dans le quartier de El Potrero, Cantel, on retrouva  après une avalanche les corps de Virgilio Lima, 22 ans, et de José Chojolán, 40 ans.</p>
<p>Les routes conduisant à ce département étant endommagées, il est difficile d’atteindre cette ville. Au kilomètre 171 de la route qui conduit de Retalhuleu à Quetzaltenango, le pont Castillos Armas a été fermé car le niveau de l’eau dépassa le niveau de normal. Sur la route interaméricaine menant à cette ville se produisirent 35 éboulements ; certains recouvraient les 4 bandes de circulation.</p>
<p><em><strong>TOTONICAPAN</strong></em></p>
<p>Dans le hameau  de Pachaj,San Francisco El Alto, des secouristes et des voisins retrouvèrent enfouis les corps de Francisca Huninac, 76 ans, et de son petit- fils Bartolo Garcia, 7 ans. Dans la zone 4 de Totonicapán, Santos Cruz Sapón, 64 ans, mourut sous des tonnes de boue.</p>
<p>Environ 78 habitants des hameaux Las Mercedes, Saquiyá, Patzún, Chimaltenango, furent hébergés dans l’école de la municipalité.</p>
<p><em><strong>EST DU GUATEMALA</strong></em></p>
<p>Au village El Pescador, Pueblo Nuevo Vinas, Santa Rosa, Lorenzo Contreras, 70 ans, mourut alors qu’il retirait la boue qui s’était accumulée dans sa maison à la suite d’un éboulement. Une femme périt au hameau de  Hawai, Chiquimulilla.</p>
<p>Jorge Pacheco, de la Coordination Nationale de Lutte contre les Désastres (Conred) a fait savoir que, dans le même département, 237 familles avaient été évacuées de El Shutaque, San Jacinto et d’El Talpetate.</p>
<p>A San José Acatempa, Jutiapa, des secouristes ont rapporté la mort de Roberto Geovany Barahona, 28 ans, et de sa fille Zoila Barahona Mendoza, 2 ans.</p>
<p><em><strong>GUATEMALA CITY</strong></em></p>
<p>Dans les cités Abril et Lomas del Eden, avenue 33, zone 5, les Pompiers Municipaux ont retrouvé David et Douglas Ménendez , 19 et 16 ans ainsi que Susana Arriola,67 ans. Dans la 30ème avenue, dans la même zone, deux voitures furent écrasées par les roches et la boue.</p>
<p>A Veguitas, zone 16, deux maisons furent endommagées par la chute d’un arbre. Migdalia Lopez, une des victimes, dit qu’elle logerait dans une baraque ne sachant où aller.<br />
Au kilomètre 5 de la route vers le Pacifique, à El Ceibillo, Amatitlan, des tonnes de sable tombèrent en avalanche d’une colline.</p>
<p>Les Pompiers Volontaires sauvèrent10 enfants qui voyageaient dans un bus scolaire et 5 automobilistes qui étaient restés prisonniers du  sable qui avait envahi plusieurs rues de cette municipalité.</p>
<p><em><strong>SOLOLÁ</strong></em></p>
<p>Solola – Panajachel est de nouveau inaccessible après que plusieurs éboulements se soient produits sur la route. Dans ce  département également, dans la municipalité de Nahuala, 8 maisons et plusieurs  véhicules furent détruits par les éboulis.</p>
<p>(1) Marvin del Cid/Gerson Gudiel, El Periódico, 11/10/2011, pg.3<br />
(2) 100 Quetzales = 9.42 Euros<br />
(3) chayotte : sorte de courge, plante grimpante vivace du Mexique cultivée pour son fruit en forme de grosse poire<br />
(4) Lorena Alvarez, El Periódico, 18/10/2011 (version électronique)</p>
<p><em>Document publié par <a href="http://www.freresdeshommes.org/nos-activites/projets-sud/guatemala-formation-politique/" target="_blank">SERJUS </a>(Services juridiques et sociaux, S.C.), Guatemala<br />
Traduction : Jean-Pierre Plumat</em></p>
<p>Lire l&#8217;article : &laquo;&nbsp;Guatemala, pays maudit par les dieux du climat&nbsp;&raquo; dans notre bulletin de novembre 2010 : <a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/07/Bulletin-FDH-99.pdf" target="_blank">Le climat dans tous ses états (pdf)</a></p>
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		<title>Elections au Guatemala : rien de neuf sous le soleil</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 20:01:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus de 7 millions de Guatémaltèques, soit environ la moitié de la population du pays, se sont rendus aux urnes le 11 septembre pour le premier tour des élections présidentielles. Sans grande surprise, ce sont l’ex-général Pérez Molina (PP ou «Partido Patriota») et l’homme d’affaires Manuel Baldizón («Lider») qui s’affronteront au second tour, le 6 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/10/guatemala.jpg" rel='lytebox[elections-au-guatemala-rien-de-neuf-sous-le-soleil]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/10/guatemala.jpg" alt="" title="guatemala" width="499" height="282" class="alignright size-full wp-image-1860" /></a><br />
Plus de 7 millions de Guatémaltèques, soit environ la moitié de la population du pays, se sont rendus aux urnes le 11 septembre pour le premier tour des élections présidentielles. Sans grande surprise, ce sont l’ex-général Pérez Molina (PP ou «Partido Patriota») et l’homme d’affaires Manuel Baldizón («Lider») qui s’affronteront au second tour, le 6 novembre prochain.</p>
<p>La campagne électorale qui a débuté le 2 mai dernier a été marquée par les sommes colossales investies par certains partis engagés dans cette course à la présidence. D’après certaines sources, le PP aurait dépensé à  lui seul 358 millions de Quetzales (soit plus de 33  millions d’Euros !) durant cette campagne. Que ces chiffres soient avérés ou pas, plusieurs analystes tombent d’accord pour qualifier ces partis de véritables entreprises électorales et affirmer que ces élections se sont apparentées à un juteux négoce pour les médias, généralement aux mains de l’oligarchie traditionnelle.</p>
<p>A côté des montants colossaux investis, les programmes ont par contre fait piètre figure, du moins par les dérisoires opportunités de changement qu’ils proposaient aux populations défavorisées. La plupart des discours aux accents populistes se sont concentrés sur les thèmes sécuritaires, promettant un gouvernement de « poigne de fer » pour lutter contre la violence endémique qui touche le pays. Il convient de rappeler à cet effet que chaque jour, 15 à 20 personnes sont assassinées au Guatemala, victimes d’actes de délinquance. Ce type de promesses, voire celle de l’application de la peine de mort, semble malheureusement avoir été déterminant dans le choix des électeurs. La menace d’autoritarisme que représente la perspective de l’élection de Pérez Molina n’a pas véritablement effrayé les électeurs. Par contre, les problèmes structurels tels que la situation agraire explosive ou encore les territoires des peuples indigènes menacés par les divers projets des multinationales ont été pratiquement passés sous silence. Au contraire, le développement économique lié à une exploitation inconditionnelle des ressources naturelles du pays a été défendu par de nombreux candidats.</p>
<p>Pour le peuple guatémaltèque, rien de neuf sous le soleil, donc. Probablement. Malheureusement. En effet, il est illusoire d’attendre du prochain changement de gouvernement une quelconque amélioration. Sans doute, au vu des deux candidats ressortis de ce premier tour et de leur programme, faut-il même craindre un durcissement général de la situation et une poursuite déterminée de la politique néolibérale. </p>
<p>Ainsi, le Partido Patriota de l’ex-général Pérez Molina qui regroupe à la fois des militaires, des entrepreneurs et des propriétaires de mass médias a affiché sa volonté de favoriser les investissements étrangers, de s’adapter aux règles de l’OMC et d’éviter toute ingérence de l’Etat dans les politiques économiques de grandes entreprises comme les maquillas ou les entreprises minières, leur garantissant par contre l’exemption d’impôt. </p>
<p>Le parti Lider, quant à lui, a été créé par le businessman et député Manuel Baldizón lorsqu’il a décidé de se séparer du parti UNE emmenant dans son sillage 10 autres députés. En 2 ans, une campagne médiatique rondement menée et grassement financée a permis à ce groupe de s’élargir et de se convertir en parti politique. Certes, les intérêts du cercle Baldizón y sont défendus, en particulier les secteurs du transport, de la construction et du commerce. Rappelons que cette famille a développé sa fortune et son pouvoir économique en quelques générations. Les grands-parents en provenance du Mexique s’étaient dans un premier temps lancé dans le trafic illicite d’objets archéologiques, se tournant ensuite progressivement vers des activités commerciales plus larges et lucratives, le transport et l’achat d’immeubles ou de terrains. Manuel Baldizón entretient des liens étroits avec certaines multinationales comme la compagnie pétrolière française Perenco, ne laissant notamment rien présager de bon pour les populations indigènes qui défendent ardemment la protection de l’environnement et les droits des peuples indigènes face aux intérêts des multinationales qui cherchent à s’accaparer les ressources naturelles du pays.</p>
<p>En dépit d’une alliance entre l’URNG, l’ANN et Winaq et les 150.000 votes qu’elle aura recueillis, la gauche ne sera donc pas parvenue à imposer un candidat face à une droite qui avait entrepris un redoutable travail idéologique, pénétrant habilement toutes les couches de la population guatémaltèque. Une machine bien rôdée et alimentée par les précieux appuis financiers que l’on sait. Face à elle, la gauche, fractionnée et moins nantie, n’aura pas pu faire le poids, allant même jusqu’à perdre certaines municipalités qui lui étaient acquises depuis plusieurs années comme Sololá. Même la célèbre Rigoberta Menchù, d’origine maya, dont la lutte aura été couronnée par le Prix Nobel de la Paix en 1992 n’est pas parvenue à recueillir l’adhésion des populations indigènes qui ne se sentent véritablement représentées par aucun parti ou mouvement politique. </p>
<p>En fin de compte, ces élections auront permis de légitimer le pouvoir de l’argent, de l’oligarchie et des hommes d’affaires « régnant » de longue date sur le Guatemala, même si c’est au détriment de la sécurité alimentaire et des droits de l’homme.</p>
<p><em>Milena Merlino, Frères des Hommes</em></p>
<p><em>Sources </em>:</p>
<ul>
<li>Sergio Ricardo Guzmán Muñoz, CUC</li>
<li>Enfoque Electoral, Juntos pero no revueltos, análisis de situación nr. 2, 24 août 2011-10-19</li>
<li>Guatemala de cara a las elecciones generales el domingo 11 de setiembre, Sergio Ferrari, Servicio informativo Alai-Amlatina</li>
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		<title>Vivre autrement : expériences de nos partenaires sud (Guatemala, Sénégal)</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 08:29:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’être humain est généralement réfractaire au changement. Il s’en accommode souvent difficilement et lui préfère la routine quotidienne facile, voie toute tracée, même si elle ne lui apporte pas toujours entière satisfaction. Toutefois, l’évolution de notre monde ne nous laisse maintenant plus le choix : si l’homme persiste dans cette volonté d’accaparer et d’épuiser les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/09/guatemala.jpg" target="_blank" rel='lytebox[vivre-autrement-experiences-de-nos-partenaires-sud-guatemala-senegal]'><img class="alignright size-full wp-image-1773" title="guatemala" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/09/guatemala.jpg" alt="" width="599" height="359" /></a>L’être humain est généralement réfractaire au changement. Il s’en accommode souvent difficilement et lui préfère la routine quotidienne facile, voie toute tracée, même si elle ne lui apporte pas toujours entière satisfaction. Toutefois, l’évolution de notre monde ne nous laisse maintenant plus le choix : si l’homme persiste dans cette volonté d’accaparer et d’épuiser les richesses de la planète sans égard pour ses semblables et pour la vie en général, il ira droit à l’impasse à moyenne ou longue échéance. Chacun de nous porte une partie de la réponse à cette grave problématique : c’est de la somme des convictions, efforts et engagements individuels que pourront naître progressivement des politiques globales nouvelles. De vraies politiques, sans faux-semblants ou discours creux, des politiques proches des citoyens et de leur réalité quotidienne.<br />
Dans cet article vous découvrirez des exemples du « vivre autrement » de nos partenaires Sud (Guatemala, Sénégal) qui mettent en valeur quelques-unes de leurs actions, de même que leur ingéniosité, leur attachement aux racines culturelles et spirituelles, leur volonté de vivre en harmonie avec la nature.</p>
<p><strong>Guatemala : retour aux racines et à la spiritualité</strong></p>
<p>Le CUC est un mouvement paysan qui défend le droit à la terre de communautés paysannes pauvres, souvent d’origine maya. Outre cette lutte pour un partage équitable des ressources, il participe, aux côtés d’autres organisations, à la résurgence des coutumes et de la spiritualité mayas. De nombreuses réunions et formations du CUC débutent par un cérémonial. Ici, les bougies et pétales de fleurs symbolisent les 4 points cardinaux et les 4 éléments fondamentaux (feu, terre, air et eau). Tout autour ont été disposées des feuilles de papier où figurent les mots « liberté », « justice »…comme un écho aux aspirations profondes d’un peuple dont la culture a été brimée des siècles durant.<br />
<iframe width="420" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/kKGUIqKeg4g" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Guatemala : participer à la vie citoyenne et politique</strong></p>
<p>Après 36 années d’une guerre civile très meurtrière et dans un climat ambiant toujours empreint de violence, la démocratie a bien des difficultés à s’ancrer dans la société guatémaltèque. L’association Serjus a donc fort à faire ! Elle a pour mission de promouvoir la participation politique et citoyenne au sein de communautés défavorisées dans plusieurs régions du pays. <a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/09/DSCN3129.jpg" rel='lytebox[vivre-autrement-experiences-de-nos-partenaires-sud-guatemala-senegal]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2011/09/DSCN3129-300x224.jpg" alt="" title="DSCN3129" width="300" height="224" class="alignleft size-medium wp-image-1782" /></a>Pour ce faire, elle organise de nombreuses formations grâce auxquelles les bénéficiaires développent des compétences pour se mobiliser efficacement face à certaines injustices comme, par exemple, le pillage des ressources naturelles par les multinationales.</p>
<p><strong>Sénégal : la terre nourrit l’animal et l’animal nourrit la terre</strong></p>
<p>L’intégration de l’agriculture, de l’élevage et du reboisement : voilà la clé de la réussite de la ferme de Guelakh. Les déjections animales sont utilisées comme fumier organique dans le cadre des cultures et du reboisement préconisé dans cette région aride. Un engrais naturel qui nourrit à la fois la plante et la terre, alors que les engrais chimiques tuent la terre en détruisant les êtres vivants qui nourrissent les sols. Répondant à un principe de système cyclique, les déchets de l’agriculture sont, à leur tour, valorisés en alimentation animale, au même titre que les gousses de certains arbres replantés par les paysans. De même, Guelakh produit de délicieux fromages et les déchets du lait des chèvres sont intégrés dans la nourriture des animaux, notamment pour les moutons. De cette façon, la terre nourrit l’animal et l’animal nourrit la terre. Un circuit fermé qui, en outre, garantit la sécurité alimentaire des habitants de la ferme.</p>
<p><strong>Visite de Frères des Hommes à Guelakh en février 2011 :</strong><br />
<iframe width="560" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/mqULVwVkYIw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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