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	<title>Freres des Hommes &#187; Amérique latine</title>
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	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
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		<title>Nouvelles du Guatemala après la tempête Agatha</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 09:25:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici la photo de ce qui reste d’une rue de San Lucas Tolimán (Département de Sololá) après le passage de la tempête Agatha. Elle nous a été envoyée par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, notre partenaire local. La tempête a atteint les côtes du Guatemala ce 29 mai en faisant des dégâts considérables et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/agatha.jpg" target="_blank" rel='lytebox[nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/agatha-300x224.jpg" alt="agatha" title="agatha" width="260" height="141" class="alignleft size-medium wp-image-875" /></a>Voici la photo de ce qui reste d’une rue de San Lucas Tolimán (Département de Sololá) après le passage de la tempête Agatha. Elle nous a été envoyée par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, notre partenaire local. La tempête a atteint les côtes du Guatemala ce 29 mai en faisant des dégâts considérables et de multiples victimes. Dans la capitale et dans les nombreuses régions touchées, la population est à pied d’œuvre pour répondre à l’urgence. Manolo García nous a adressé un email avec les premières nouvelles. </p>
<p>Chers amies et amis,</p>
<p>Comme vous l’avez certainement  déjà appris, le volcan de Pacaya ici au Guatemala est entré en éruption et nous avons été envahis par les cendres, le sable et les pierres dans diverses régions dont la capitale. Et pour aggraver le tout, la tempête Agatha est arrivée chez nous. Nous avons eu 72 heures de fortes pluies ininterrompues. Hier, il a arrêté de pleuvoir et aujourd’hui, le soleil brille.</p>
<p>Il y a des milliers de victimes dans des refuges et beaucoup de personnes mortes ou disparues. Beaucoup d’habitations détruites. Beaucoup de cultures perdues. Beaucoup de ponts et de routes endommagés. Beaucoup d’effondrements et d’inondations. Dans plusieurs endroits où nous travaillons, il y a de graves dégâts. Ca a été terrible.</p>
<p>Nous sommes tristes en voyant tout cela et le problème est que notre organisation n’a pas la possibilité d’intervenir beaucoup dans cette première phase d’urgence. Il s’agit plutôt pour nous d’encourager et de soutenir les organisations. Celles que nous aidons, précisément, ont pu se mobiliser pour affronter l’urgence à beaucoup d’endroits.</p>
<p>Lorsque l’on voit l’amplitude des dégâts dans la première phase d’urgence, on éprouve un terrible sentiment d’impuissance. Ce que nous faisons presque tous dans la capitale, c’est d’utiliser des sacs de sable pour empêcher l’effondrement du système d’égouts à cause des pluies de la tempête.</p>
<p>Chez Serjus, nous avons commencé à faire un état de la situation dans toutes les régions que nous accompagnons afin de voir quelles actions seront nécessaires dans la seconde phase d’urgence, pour la reconstruction. Nous devons savoir ce qu’il faudra initier ou accompagner et nous vous tiendrons au courant de tout cela.</p>
<p>Amitiés,</p>
<p><strong>Manolo García<br />
Coordinateur Politique<br />
Serjus</strong></p>
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		<title>Fièvre de l’or et pollution</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 10:33:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le Rio Suches" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches.jpg" target="_blank" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignright size-medium wp-image-637" title="rio suches" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches-300x201.jpg" alt="rio suches" width="261" height="131" /></a>En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette situation dans son bulletin de novembre 2009, numéro consacré à « L’eau au  cœur du développement »(<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/07/Bulletin-FDH-97-EAU.pdf" target="_blank">pdf</a>). Comment évolue la situation sur place ? Pour découvrir  les dernières nouvelles du terrain, voici une interview réalisée par Edwin Noriega, Président du centre Wiñay, dans les bureaux des Organisations ORLIPA et ASPROGAR.<br />
Le Centre Wiñay est une association sans but lucratif qui soutient et encourage le développement des communautés urbaines et rurales dans le but d’améliorer leurs aptitudes dans le contexte du développement durable.<br />
<em><br />
Participants à l&#8217;interview </em>: José Quispe, Président de ORLIPA et ASPROGAR ainsi qu’un représentant de ORLIPA et d’ASPROGAR.</p>
<p><strong>Antécédents</strong></p>
<p>Les manifestants remirent à Pablo Ramos, Préfet de La Paz, un cahier de revendications parmi lesquelles figuraient l’assainissement du Rio Suchez ainsi que l’exigence d’une bonne gestion de l’eau comme source de vie. Les activités d’extraction de 200 entreprises chez qui on avait constaté que 48 concessions travaillaient sans permis environnemental, avaient été temporairement interdites. Cette situation entraîna des frictions avec les autorités péruviennes. Au terme de la réunion avec le Préfet, il fut décidé de renforcer la surveillance militaire et policière aux frontières. La tension baissa finalement dans la communauté de Pampajasi.  L’on avait cependant entendu dire que ces entreprises voulaient reprendre leurs activités : en fonction de quoi, la communauté décida de rester vigilante.</p>
<p>Plusieurs mois se sont passés depuis mai 2009. Que s’est-il passé en ce qui concerne les accords passés avec la Préfecture de La Paz ? Qu’est-ce qui a été réalisé ? Qu’est-ce qui ne l’a pas été ? Quel changement perçoit-on à Pampajasi à ce propos ?  La pollution a-t-elle diminué ?</p>
<p>D’autre part, la pollution du Rio Suchez a de nouveau été récemment l’objet de commentaires dans les journaux du pays. Les activités minières péruviennes se seraient même déplacées au-delà de la frontière. Il semblerait que les autorités péruviennes et boliviennes se réuniront à ce sujet prochainement. Comment voit-on actuellement la situation depuis Pampajasi ? La pollution se fait-elle à nouveau sentir ? Que dit-on dans les communautés à propos de ce nouveau fait ?</p>
<p><strong>Déroulement de l’entrevue</strong></p>
<p>Rien n’est sorti des engagements de la Préfecture. Tout est revenu au même point. Dans la communauté, nous sommes préoccupés. Personne, cependant, ne veut se mobiliser pour aller à La Paz et exercer la pression nécessaire afin que ces engagements soient tenus car cela entraîne des frais et nous manquons de moyens. Ainsi,  nous sommes vraiment pollués : à partir d’août et de septembre, déjà, il y avait à nouveau de l’eau polluée.</p>
<p>La Préfecture s’était engagée à militariser la zone et à y placer un poste militaire. Jusqu’à présent rien n’a été fait. C’était le principal engagement de la Préfecture et il n’a pas été tenu.</p>
<p>Nous pouvons ajouter, en ce qui concerne les conséquences de la pollution à Pampajasi, que ces eaux servent principalement à arroser les pommes de terre, l’orge et la luzerne et que ces cultures sont contaminées parce que la pollution se situe en amont.</p>
<p>Cette fois, à peine les communautés avaient-elles commencé à bloquer les routes que les entreprises ont suspendu leur production : l’eau est redevenue claire. Ces derniers mois, cependant, nous n’avons pas utilisé l’eau de la rivière car  nous avons eu de la pluie. Maintenant que nous voulons utiliser cette eau, nous voyons qu’elle est de nouveau polluée. Depuis août, l’eau est polluée : elle est comme de l’huile.</p>
<p>Nous buvions nous-mêmes de cette eau. Maintenant, nous la trouvons amère et il semble que le bétail éprouve la même sensation : il n’en boit pas. Auparavant, ce n’était pas comme ça. Nous en concluons donc qu’elle est polluée.</p>
<p>D’autre part,  jamais nous n’avions eu de spart tacheté de blanc près du sol et sur les racines. Les bovins ne veulent plus en manger.</p>
<p>Le phénomène se produit lors du dégel dans le cours supérieur du fleuve. Quand le niveau de l’eau baisse, on extrait l’or et l’eau est polluée. Même si Pampajasi est éloigné, la pollution est identique. Qu’est-ce que ce serait si nous étions plus proches ? L’eau arrive, brillant vraiment comme de l’huile.</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa.jpg" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignleft size-medium wp-image-642" title="orlipa" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa-300x234.jpg" alt="orlipa" width="300" height="234" /></a>Evidemment, cela affecte directement le rendement de la production, non seulement à Pampajasi mais également dans les autres communautés, Escoma y compris, les effets s’en font sentir jusqu’au lac Titicaca et nuisent aux truites. C’est à cause de tout cela que dans la province de Camacho, cette fois,  nous nous sommes soulevés.</p>
<p>Mais à Escoma, ils se sont tus. On leur a donné des tracteurs et des camions bennes à hauts bords qui avaient été confisqués. Apparemment, un accord a  été passé avec le Préfet. Certains disent qu’il a des actions dans les entreprises minières.</p>
<p>Il y a parmi les entreprises minières des coopératives et des                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        sociétés privées. Beaucoup d’entre elles sont illégales et ne disposent pas de permis d’exploitation. Mais comme nous avons créé beaucoup de problèmes, ce sont plutôt eux qui ont  gagné au change : maintenant, ils ont été légalisés.</p>
<p>Par rapport au mois de mai, quand Milena est venue, la pollution a diminué (après le blocus). Les entreprises ont creusé de grandes fosses, des bassins pour le traitement de produits chimiques.  C’est ainsi que l’eau n’est plus polluée. Mais ces bassins sont situés près du fleuve et quand il pleut, ils débordent et forment des mares qui polluent la rivière  presqu’autant qu’avant.</p>
<p>Ce problème est discuté avec les autres communautés de la province de Camacho. Nous avons fait des réunions mais une partie de la population seulement en a profité, comme le secteur d’Escoma : on leur a donné les tracteurs et les camions-bennes qui avaient été saisis. A Escoma, on s’est tu et on ne fait plus aucun effort, on ne dit plus rien.</p>
<p>Maintenant, en tant que communauté de Pampajasi, nous pensons convoquer une réunion sectorielle au niveau de la Région d’Humanata, profitant de ce que nous devenons une commune à partir du mois d’avril. Mais à Carabuco et à Escoma on ne veut vraiment rien savoir. La Région d’Humanata est directement touchée car nous, nous utilisons  cette eau pour l’arrosage. A la différence des communautés situées plus bas qui, comme elles n’ont pas d’eau, pensent pomper l’eau de la rivière polluée.  Mais nous savons comment ils la filtreront pour l’utiliser dans la production.</p>
<p>De notre côté, en tant qu’organisation Orlipa, nous avons des robinets avec de l’eau potable dans les maisons. Nous utilisons du chlore et malgré que ce ne soit pas très réglementaire nous pouvons garantir qu’elle n’est pas polluée. De toute façon, il est important de brasser des projets visant à améliorer l’eau aussi bien pour la production que pour la consommation domestique. Pour cela, nous pensons que les cultures hydroponiques devront être traitées avec de l’eau du réseau domestique afin que sa qualité soit garantie.</p>
<p>En conclusion, on veillera à prendre des photos sur les effets de la pollution, principalement en ce qui concerne la production, et on les enverra au Centre Wiñay pour qu’elles soient transmises à Frères des Hommes.</p>
<p><em>Traduction : Jean-Pierre Plumat</em></p>
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		<title>Le stevia, une plante millénaire</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 08:47:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[
Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana Bertoni ? Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le nom d'origine du stévia est « ka'a eirete » (ce qui signifie « feuille comme miel »)." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignright size-full wp-image-295" title="stevia" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a></p>
<p>Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana Bertoni ? Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre de plus en plus de petits producteurs qui, parfois, la considère aussi comme une alternative plus rentable que la coca.</p>
<p><strong>Comment le stevia a changé la vie de Doña Marina</strong></p>
<p>Communauté de Santa Fé près de Caranavi. Un soleil de plomb a immobilisé la vie sur la petite place du village et a fait fuir les habitants dans leur modeste maison. Sur le sol en terre battue, dans un coin, des feuilles vertes sèchent. Doña Marina a terminé hier sa récolte de stevia qui sera tout prochainement transportée vers La Paz, la capitale bolivienne. « Quand nous aurons un vrai séchoir, ce sera nettement plus commode pour faire sécher le stevia », nous commente-t-elle en regardant les plastiques sur lesquelles sont étalées les feuilles.</p>
<p>Lorsque nous la rencontrons, cela fait trois ans que Doña Marina s’est lancée dans ce type de culture. Et à aucun moment, elle n’a regretté ce choix. Auparavant, elle vivait de la banane. « Cela ne donnait pas bien ! Les revenus étaient alors insuffisants pour la famille. J’ai dû trouver autre chose ».</p>
<p>En Bolivie, le stevia, c’est plutôt une histoire de femmes. En effet, cette culture ne requiert pas un travail lourd et est relativement aisée. En outre, elle présente des avantages non négligeables : d’une part, elle est rentable car ceux qui en vivent peuvent compter sur environ 4 récoltes par an et d’autre part, l’intérêt va croissant pour cette plante sur laquelle lorgnent de plus en plus de firmes, voire de multinationales. Ce nouvel engouement a notamment contribué à tirer vers le haut le prix du stevia, raison pour laquelle plusieurs paysans commencent à la préférer à la culture de la coca, beaucoup moins rentable, plus exigeante et nécessitant davantage de pesticides. Ainsi, en 2008, au moment où le kg de coca se vendait à 28 bolivianos (+/-4 USD), le prix du stevia s’élevait à environ 70 bolivianos.</p>
<p>Doña Marina nous invite à la suivre afin de visiter sa parcelle située à quelques centaines de mètres de sa maison. Après avoir quitté le chemin de terre principal, nous franchissons un fossé, nous écartons quelques buissons et branchages encombrant un petit sentier et nous nous arrêtons derrière elle qui, de d’un geste large de la main nous désigne fièrement ses cultures. Sous nos yeux, sur un lopin de terre soigneusement entretenu s’étalent plusieurs rangées de plantes de moins d’un mètre de hauteur dont les feuilles poussent diamétralement opposées sur la tige.</p>
<p>La production de notre interlocutrice est totalement écologique. En guise d’engrais, elle utilise les déjections de ses poules ou encore de la cendre. « Avec la cendre, ça fonctionne très bien car la plante s’en trouve immédiatement améliorée », ajoute-t-elle. Par ailleurs, en tant que membre d’AOPEB, l’association d’organisations de producteurs écologiques, elle bénéficie d’un encadrement de spécialistes. Leurs conseils se sont avérés particulièrement précieux au début, au moment de sa reconversion. Ainsi, elle nous explique : « Dès que le stevia fleurit, il perd son goût sucré. Lorsque c’est arrivé au début, cela m’a un peu désarçonnée ». Mais Doña Marina a su y faire et au fil du temps, elle a appris à maîtriser parfaitement ce type de culture jusqu’à augmenter peu à peu ses récoltes. En outre, la plante se régénère après chaque récolte, pour autant que l’on prenne soin des racines. Indubitablement, pour Doña Marina, le stevia, c’est ce qui lui a permis d’améliorer sa qualité de vie.</p>
<p><strong>Les origines du stevia</strong></p>
<p>Le stevia ou Stevia Rebaudiana Bertoni, la plante la plus sucrée au monde, était cultivé à l’origine au Brésil et au Paraguay. Les Indiens Guarani l’utilisaient afin d’adoucir leurs boissons chaudes. Ce n’est qu’au 16ème siècle que les conquistadores l’ont chargé sur leurs bateaux pour l’amener sur le continent européen, sans toutefois qu’il ne connaisse un véritable développement commercial. Il n’est enregistré officiellement qu’en 1899 par un botaniste, le Dr. Bertoni.</p>
<p><a title="La culture du stévia ne demande ni insecticides, ni herbicides et se rapproche d’une culture bio." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-culture-bio.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignleft size-medium wp-image-296" title="stevia-culture-bio" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-culture-bio-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Dans le contexte de pénurie de sucre durant la seconde guerre mondiale, les alliés ont souhaité le commercialiser, projet qui a échoué en raison de la technologie insuffisamment développée. A l’image de plusieurs pays d’Amérique latine (Paraguay, Uruguay, Brésil notamment), les rayons des grandes surfaces japonaises se sont remplis de boîtes de stevia en 1970, moment où ce pays a interdit l’utilisation des édulcorants synthétiques suspectés d’être cancérigènes. La Corée a fait de même.</p>
<p><strong>Une plante aux multiples vertus</strong></p>
<p>Le stevioside (<em>substance végétale cristalline responsable du goût sucré</em>) ou édulcorant extrait des feuilles de stevia se présente comme une fine poudre blanche. Il s’agit d’un produit naturel, non toxique, qui ne contient aucune calorie. D’après le Centre de Recherche pour la Stévia à la KUL de Leuven , cette plante a été testée cliniquement et n’entraîne aucun effet néfaste pour la santé même en cas d’utilisation prolongée. Dans les années ‘70, les Japonais sont parvenus à extraire les stéviosides et depuis lors, le produit est utilisé comme additif alimentaire ou édulcorant naturel. A elle seule, cette petite plante a ainsi récupéré 40% du marché des édulcorants. Les Japonais y ont trouvé un intérêt considérable vu que son pouvoir sucrant est de 15 fois plus élevé que le sucre conventionnel pour la feuille de stevia et de 100 à 300 fois pour les extraits de cette plante. La commercialisation s’est maintenant étendue à des pays en dehors du continent américain comme Israël, la Thaïlande ou la Chine.</p>
<p>Sur le plan médicinal, le stevia contribuerait également à réduire la tension artérielle ainsi que le taux de glucose sanguin. Il stimulerait la production d’insuline et tonifierait le cœur.</p>
<p><strong>La force des lobbies sucriers</strong></p>
<p>Ces multiples vertus lui ont ouvert les portes de plusieurs pays où le stevia se retrouve maintenant sur les tables sous forme de complément alimentaire ou d’édulcorant naturel. Si l’Europe reste encore frileuse en matière de commercialisation, il en va autrement de l’autre côté de l’océan. Ainsi, en décembre 2008, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a autorisé Coca-Cola et PepsiCo à utiliser les extraits de stevia dans certaines de leurs nouvelles boissons. La fin d’une véritable épopée au cours de laquelle la FDA avait refusé par trois fois l’homologation de cette plante, allant jusqu’à en interdire l’importation aux Etats-Unis en 1991.</p>
<p><a title="Le stévia : son pouvoir sucrant est très fort ! C’est une herbe 300 fois plus sucrante que le sucre ordinaire, sans les inconvénients caloriques." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-pouvoir-sucrant.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignright size-medium wp-image-297" title="stevia-pouvoir-sucrant" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-pouvoir-sucrant-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Ce retournement de situation a immédiatement suscité des critiques acerbes du CSPI (Center for Science in the Public Interest), une organisation basée à Washington qui mène campagne sur les questions nutritionnelles aux Etats-Unis et au Canada. Cette dernière a immédiatement réagi en préconisant l’application du principe de précaution à l’extrait du stevia, évoquant des risques potentiels pour la santé. D’aucuns se sont empressés de souligner les contradictions du CSPI, alors qu’il se montre étonnamment moins virulent à l’égard de l’aspartame dont la toxicité a pourtant été soulevée dans plusieurs études scientifiques. Et les défenseurs du stevia de dénoncer les manipulations orchestrées par les puissants lobbies du sucre et des édulcorants synthétiques qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de ce concurrent sur le marché.</p>
<p>L’Union européenne, elle aussi, préfère jusqu’à présent se retrancher derrière le principe de précaution à l’égard de cette plante qui est pourtant consommée depuis des centaines d’années sur le continent latino-américain. Etonnante prudence quand on sait que la position de Bruxelles sur la question des OGM, par exemple, est nettement moins catégorique alors que ceux-ci n’existent que depuis moins de 40 ans et que nombre d’associations ainsi que de citoyens se battent pour en obtenir l’interdiction.</p>
<p><strong>Retour en Bolivie</strong></p>
<p>Avec CELCCAR, Frères des Hommes soutient un projet de production de stevia dans la région de Caranavi. CELCCAR est une organisation économique paysanne rassemblant des coopératives et des associations impliquées dans diverses cultures. En tout, ce sont un peu moins de 500 petits paysans cultivant en moyenne entre 1 et 3 hectares qui bénéficient de son assistance technique et de ses formations en production, transformation et commercialisation. Notre partenaire encourage l’agriculture écologique et familiale auprès de ses affiliés.</p>
<p>Parmi ces derniers, 160 se sont attelés à la culture du stevia qui est écoulé à la fois sur le marché interne et international. L’un des objectifs poursuivis par ce projet spécifique est de permettre aux familles de petits producteurs d’augmenter leurs revenus par la vente de ces feuilles. On estime qu’en moyenne, chacun pourra gagner 3.250 bolivianos (<em>environ 67 euros/mois</em>) en plus par an grâce à cette activité, ce qui représente trois mois de salaire. Derrière ces chiffres, c’est bien entendu une amélioration des conditions de vie qui est visée. CELCCAR, mettant son expertise et son savoir-faire au service des affiliés, se charge de la transformation du produit de la récolte avant qu’elle ne soit écoulée sur le marché, ce qui lui permet également d’accroître ses revenus. Son rôle est notamment d’encadrer les paysans en organisant des formations et en leur fournissant un suivi technique.</p>
<p>Outre ses aspects écologiques et économiques importants pour la région, ce projet poursuit également un objectif politique dans la mesure où CELCCAR s’en trouvera progressivement renforcé. Cela lui permettra d’accroître son poids en termes de développement local. En effet, la loi de participation populaire bolivienne exige que les organisations actives sur le plan économique et social soient consultées par les instances communales dans le cadre de l’adoption de plans opérationnels et de décisions budgétaires. Notre partenaire gagnera en influence, ce qui sera également tout bénéfice pour les petits producteurs qui pourront plus aisément faire entendre leur voix.</p>
<p>Avec ce projet, cette petite feuille millénaire a donc une vertu supplémentaire à son actif : celle de permettre à des petits paysans d’améliorer leurs conditions de vie tout en s’inscrivant dans la ligne du développement durable et de ses trois piliers fondamentaux : l’économie (plaçant l’humain au centre des préoccupations), le socio-politique (au travers de la participation citoyenne) et l’environnement (par le biais de la pratique de cultures biologiques).</p>
<p><strong>Vous pouvez soutenir le projet de Frères des Hommes : <a href="http://www.jeveuxaider.be/iwh/action.php?aid=167&amp;lang=fr" target="_blank">Le stévia, substitut du sucre</a></strong></p>
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		<title>Guatemala : l’éducation populaire au sein de la culture maya</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 13:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour notre partenaire Serjus (voir l&#8217;article : Frères des Hommes et le Guatemala), l’éducation populaire est un outil essentiel dans son approche des communautés locales, notamment les populations mayas. Mais quelle place donner à l’éducation populaire au sein de la propre identité culturelle de ces peuples ? Nous reproduisons ci-après un extrait d’un document rédigé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/culturemaya.jpg" target="_blank" rel='lytebox[guatemala-l%e2%80%99education-populaire-au-sein-de-la-culture-maya]'><img class="alignright size-medium wp-image-277" title="culturemaya" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/culturemaya-300x176.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a>Pour notre partenaire Serjus (voir l&#8217;article : Frères des Hommes et le Guatemala), l’éducation populaire est un outil essentiel dans son approche des communautés locales, notamment les populations mayas. Mais quelle place donner à l’éducation populaire au sein de la propre identité culturelle de ces peuples ? Nous reproduisons ci-après un extrait d’un document rédigé par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, sur ce thème.</p>
<p>« Chez les Mayas, la vie consiste en un processus au cours duquel l’univers tend vers un état de système harmonieux, dans lequel tous les éléments atteignent leur plein épanouissement, leur perfection. Les éléments qui le composent en toute liberté, auto-détermination et créativité entretiennent des relations harmonieuses entre eux qui mènent à un état d’équilibre, mettant ainsi tous les éléments sur un pied d’égalité.</p>
<p>Ce système, c’est l’unité dans la diversité. Nous respectons et renforçons chaque diversité, et chaque diversité va à son tour respecter et renforcer l’unité. Tout ce qui existe sur terre fait partie de cet entremêlement, et les êtres humains s’avèrent les fils qui tissent cette merveille qu’est la réalité, ou le plan cosmique.</p>
<p><a title="Manolo García, coordinateur politique de Serjus, et son épouse, María Victoria." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/manologarcia.jpg" target="_blank" rel='lytebox[guatemala-l%e2%80%99education-populaire-au-sein-de-la-culture-maya]'><img class="alignleft size-medium wp-image-278" title="manologarcia" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/manologarcia-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a>Selon les guides spirituels, pour rétablir l’ordre naturel, l’équilibre et l’harmonie du système universel, il est nécessaire que nous récupérions tous la conscience cosmique, cette conscience que l’univers est un système de systèmes, dans lequel nous sommes tous liés comme SUJETS, devant puiser dans notre individualité et consolider cette dernière grâce à celle des autres.</p>
<p>La fonction principale de l’éducation devrait être la construction du sujet cosmique, par le truchement d’une vision de la réalité et d’une conscience universelle plus accrues. Autrement dit, il faut accéder à une vision de l’univers pris en tant que système de systèmes, au sein duquel s’unissent des éléments divers et complémentaires dans des conditions identiques, engendrant équilibre et harmonie pour atteindre une vie épanouie, jusqu’à la perfection.</p>
<p>L’éducation populaire vise à ce que les êtres humains qui se voient privés de leur statut d’être cosmique et qui souffrent de l’oppression des plus puissants puissent récupérer leur qualité de SUJETS COSMIQUES, élever leur conscience universelle et leur pouvoir de construction et de transformation du système, rétablissant ainsi équilibre et harmonie. L’éducation populaire est un processus d’élévation de la conscience universelle et de construction de sujets bâtisseurs et transformateurs de la réalité ».</p>
<p><em>Traduction : Laurence Lamotte</em><em></em></p>
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		<title>Frères des Hommes et le Guatemala</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 11:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
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		<description><![CDATA[
Le Guatemala des temps modernes porte encore les cicatrices d’une histoire faite de pillages des ressources naturelles, d’alliances et luttes entre pouvoirs hégémoniques traditionnels, d’oppression des populations indiennes. Des constantes traversant les années et les siècles tout en empruntant des visages différents.
Depuis de longue date, Frères des Hommes collabore étroitement avec des partenaires guatémaltèques, comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/leguatemala.jpg" rel='lytebox[freres-des-hommes-et-le-guatemala]'><img class="alignright size-medium wp-image-262" title="leguatemala" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/leguatemala-300x174.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a></p>
<p><strong>Le Guatemala</strong> des temps modernes porte encore les cicatrices d’une histoire faite de pillages des ressources naturelles, d’alliances et luttes entre pouvoirs hégémoniques traditionnels, d’oppression des populations indiennes. Des constantes traversant les années et les siècles tout en empruntant des visages différents.</p>
<p>Depuis de longue date, Frères des Hommes collabore étroitement avec des partenaires guatémaltèques, comme le <strong>CUC </strong>et <strong>Serjus </strong>que vous découvrirez en lisant cet article.</p>
<p><strong>Serjus – Services Juridiques et Sociaux</strong></p>
<p>Partenaire de Frères des Hommes depuis 1994, Serjus est une ONG guatémaltèque qui a pour but de renforcer les petites associations mises sur pied par les communautés paysannes et indigènes. Serjus leur propose des formations, les aide à s’organiser afin de soutenir le développement de ces communautés défavorisées. L’objectif est qu’elles soient mieux armées pour défendre leurs droits dans leur propre commune et répondre aux besoins qu’elles rencontrent dans leur vie quotidienne. La démarche de ce partenaire est ainsi fondée sur les principes de la participation citoyenne au niveau communal et de la démocratie de base. Serjus a recours à l’éducation populaire pour travailler avec ces communautés.</p>
<ul>
<strong>Ecole Nationale fondée par Serjus</strong><a title="Ecole Nationale fondée par Serjus" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/victor.jpg" target="_blank" rel='lytebox[freres-des-hommes-et-le-guatemala]'><img class="alignnone size-medium wp-image-263 alignright" style="float: right;" title="Ecole Nationale fondée par Serjus" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/victor.jpg" alt="" width="250" height="170" /></a>
</ul>
<p>A l’Ecole Nationale fondée par Serjus, un élève est envoyé au tableau par Victor, animateur de cette ONG, qui donne une formation à différents membres issus d’associations de tout le pays.</p>
<p>Une fois de retour dans leur communauté, ces leaders devront encadrer leur organisation, l’aider à coordonner ses efforts, défendre ses intérêts.</p>
<ul>
<strong>Avoir un magasin !</strong><a title="Formation de Serjus" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/formation-de-serjus.jpg" target="_blank" rel='lytebox[freres-des-hommes-et-le-guatemala]'><img class="size-medium wp-image-264 alignright" style="float: right;" title="formation-de-serjus" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/formation-de-serjus-300x224.jpg" alt="" width="250" height="170" /></a>
</ul>
<p>Avoir un magasin : voilà un projet qui ferait vivre la famille !</p>
<p>Mais comment faire pour initier une telle activité, comment en assurer la gestion, comment réagir en cas de problème ?</p>
<p>Voilà ce qu’apprennent ces femmes dans le cadre d’une formation de Serjus.</p>
<ul>
<strong>Magasin à Santa Maria Chiquimula</strong><a title="petit magasin à Santa Maria Chiquimula" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/magasin-santa-maria.jpg" target="_blank" rel='lytebox[freres-des-hommes-et-le-guatemala]'><img class="alignright size-medium wp-image-265" title="magasin-santa-maria" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/magasin-santa-maria-300x224.jpg" alt="" width="250" height="170" /></a>
</ul>
<p>Grâce à la formation de Serjus, Maria a pu ouvrir son petit magasin à Santa Maria Chiquimula et vend du pain ainsi que d’autres produits alimentaires dans sa communauté.</p>
<p>Un projet qui permet à sa famille de subsister dans cette zone rurale très pauvre du Guatemala.</p>
<p><strong> CUC – Comité d’unité paysanne</strong></p>
<p>Créé en 1978, le CUC est un mouvement qui soutient les paysans pauvres. Il mène avec eux une lutte pour l’accès à la terre. En effet, nombreux sont ceux qui ont tout perdu après avoir fui la violence pendant la guerre civile ou qui ne disposent pas d’un titre de propriété, risquant de se faire expulser, etc. Quel que soit le scénario, le CUC leur accorde un soutien juridique dans leurs démarches, les aide à s’organiser. Son action touche 46 communautés paysannes, soit environ 3.618 familles.</p>
<ul>
<strong>La communauté de San Siguán</strong><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/communaute-de-san-siguan1.jpg" rel='lytebox[freres-des-hommes-et-le-guatemala]'><img class="alignright size-medium wp-image-267" title="communaute-de-san-siguan1" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/communaute-de-san-siguan1-300x224.jpg" alt="" width="250" height="170" /></a>
</ul>
<p>En septembre 2007, Daniel Pascual (à droite sur la photo), l’un des dirigeants du CUC rendait visite aux paysans de la communauté de San Siguán et notamment à Maximiliano, leur représentant. Il venait donner des nouvelles de l’avancement du dossier juridique et du procès en cours  relatif à l’acquisition d’un titre de propriété pour ces paysans.</p>
<p>Entre-temps, la communauté a obtenu gain de cause : une victoire pour le CUC…et surtout pour les paysans de San Siguán !</p>
<ul>
<strong>Avoir une terre !</strong><a title="les femmes de San Siguán récoltent les oignons" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/recolteoignons.jpg" target="_blank" rel='lytebox[freres-des-hommes-et-le-guatemala]'><img class="alignright size-medium wp-image-268" title="recolteoignons" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/recolteoignons-300x224.jpg" alt="" width="250" height="170" /></a>
</ul>
<p>Avoir une terre, c’est pouvoir cultiver et faire vivre sa famille. San Siguán, ce sont en tout 870 personnes. Pendant des années, cette communauté paysanne a dû se battre avec le CUC pour obtenir sa terre.</p>
<p>Ici, les femmes de San Siguán récoltent les oignons qu’elles pourront ensuite vendre au marché.</p>
<ul>
<strong>Négociation avec les autorités</strong><a title="négociation avec les autorités" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/communaute-mich-bil-rixpu.jpg" target="_blank" rel='lytebox[freres-des-hommes-et-le-guatemala]'><img class="alignright size-medium wp-image-269" title="communaute-mich-bil-rixpu" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/communaute-mich-bil-rixpu-300x224.jpg" alt="" width="250" height="170" /></a>
</ul>
<p>La communauté Mich Bil Rixpu (Département d’Alta Verapaz) est en pleine négociation avec les autorités. Vivant aux abords d’une réserve naturelle, elle stipule dans ce compte rendu rédigé conjointement avec le CUC qu’elle accepte d’être déplacée sous certaines conditions précises.</p>
<p>Les membres de la communauté y ont apposé leur empreinte digitale en guise de signature. Ce document sera transmis ultérieurement aux autorités compétentes.</p>
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		<title>Encore un épisode de violence au Guatemala</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/encore-un-episode-de-violence-au-guatemala/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 09:26:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
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		<description><![CDATA[
Notre partenaire guatémaltèque Serjus nous demande de relayer un communiqué qui fait état d&#8217;un nouvel épisode de violence dans ce pays oublié des médias&#8230; Communiqué du vicariat Apostolique de Petén relative à la brutale intervention de l’Etat du Guatemala dans la Laguna del Tigre  le 26 janvier 2009: le Vicariat Apostolique de Petén, lors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href='http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/02/guatemala.jpg' rel='lytebox[encore-un-episode-de-violence-au-guatemala]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/02/guatemala-300x150.jpg" alt="" title="guatemala" width="260" height="131" class="alignright size-medium wp-image-246" /></a></p>
<p>Notre partenaire guatémaltèque Serjus nous demande de relayer un communiqué qui fait état d&#8217;un nouvel épisode de violence dans ce pays oublié des médias&#8230; <strong>Communiqué du vicariat Apostolique de Petén relative à la brutale intervention de l’Etat du Guatemala dans la Laguna del Tigre  le 26 janvier 2009:</strong> le Vicariat Apostolique de Petén, lors d’une réunion regroupant les Agents Pastoraux ces 26 et 27 janvier 2009, veut faire connaître à l’opinion publique et au Gouvernement social – démocrate que préside Alvaro Colon combien il proteste énergiquement devant l’intervention de la  PNC (Police Nationale Civile) et de l’armée, intervention menée dans plusieurs communautés de la Laguna del Tigre contre des hommes, des femmes et des enfants (garçons et filles). Cette intervention s’est soldée par la mort de deux personnes, plusieurs blessés et l’arrestation de plus de 40 personnes. Au tout début de notre Constitution , il est affirmé que l’Etat du Guatemala est structuré pour protéger la personne et la famille et que sa fin suprême est la réalisation du bien commun (art.1).</p>
<p>Le Gouverneur Départemental a justifié cette action en évoquant la nécessité de délivrer deux gardes forestiers de la CONAP (Conseil national pour les zones protégées) retenus par les paysans depuis plusieurs jours. Nous n’approuvons pas cette détention mais les paysans y ont eu recours pour protester contre la brutale expulsion de la communauté El Vergelito. Ils ont utilisé ce moyen de pression pour provoquer un dialogue avec les autorités, spécialement avec le Gouverneur et avec la Direction de la CONAP.</p>
<p>Nous croyons que dans ce cas l’on a assisté une nouvelle fois à l’incapacité de l’Institution à nouer le dialogue avec les paysans, dialogue que les paysans avaient réclamé à plusieurs reprises. Nous croyons que l’on a agi de façon répressive sans épuiser les moyens pacifiques ou du moins les rechercher, allant jusqu’à rejeter la médiation des autres institutions.</p>
<p>Cependant, le problème ne se situe pas  uniquement  dans l’incapacité des Institutions. Nous dénonçons également un manque de volonté politique dans la recherche de solutions issues d’un dialogue. En effet, l’année passée, la Pastorale Sociale et la PDH (Procureur pour les droits de la personne) commencèrent  à créer les conditions d’un espace permettant la formation d’une Table de Dialogue entre les institutions d’Etat et les communautés installées dans les zones protégées. L’objectif était de clarifier la situation de nombreuses communautés, d’obtenir, ainsi que la loi le prescrit, une politique de relogement; une politique qui favoriserait un développement humain des communautés, en harmonie avec la Nature, qui permettrait de donner une alternative aux communautés obligées de quitter la zone protégée. De fait, la Pastorale Sociale a aidé un groupe installé illégalement à chercher un endroit où vivre en dehors de la Réserve. Mais les institutions de l’Etat de Petén assistèrent uniquement à la première réunion de ce processus de dialogue et refusèrent de le poursuivre davantage. Les paysans ont maintenu leur volonté de dialogue. D’ores et déjà, ils ont mis la dernière main à leur projet et envisagent de le faire parvenir aux instances nationales par le biais de la Commission du Congrès pour le Développement de Petén. Nous voulons également profiter de l’occasion qui nous est donnée pour affirmer notre solidarité avec le Pasteur luthérien Pilar Alvarez. Il fut également arrêté, dans le cadre de la défense de Las Granadillas, Zacapa, après plusieurs tentatives infructueuses visant à nouer le dialogue avec les autorités de la zone.</p>
<p>On ne peut généraliser et considérer comme narcotrafiquants, terroristes ou responsables de séquestrations et d’occupations illégales, la population installée dans les zones protégées. On ne peut, sous ce prétexte et sans aucune discrimination, justifier une agression contre la population. Ce serait revenir aux logiques et aux action d’un passé  répressif et de plus nier la ligne politique  annoncée publiquement par l’actuel Gouvernement. Ce même gouvernement a reconnu son incapacité à affronter le crime organisé et le narcotrafic : c’est pour cette raison qu’il n’intervient pas dans ces domaines. Par contre, il intervient (et il s’agit là d’un abus de pouvoir évident) contre des familles de paysans, des familles pauvres dans leur immense majorité. Et l’on a revu les hélicoptères, les tanks, les policiers et les soldats braquer leurs armes sur des familles, piller les boutiques, brûler les maisons, allant même jusqu’à assassiner des personnes. Nous ne trouvons aucune justification à ces actions.</p>
<p>C’est pour cette raison que nous demandons au Gouvernement de la République, qui a permis cette action, la destitution des autorités responsables de ces faits et la  création rapide d’une Table de Dialogue afin que les communautés installées dans les zones protégées, ainsi que les instances chargées de leur  administration, recherchent des solutions et des alternatives permettant le développement durable de la zone.</p>
<p><em>Santa Elena, Petén, 27 janvier 2009</em></p>
<p><strong>Communication WAQIB’KEJ, traduit par Jean-Pierre Plumat</strong></p>
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