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	<title>Freres des Hommes &#187; Afrique</title>
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	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
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		<title>Congo : la guerre dans la guerre</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 12:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<category>Afrique</category><category>RDC</category>
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		<description><![CDATA[
La guerre au Congo a été d’une violence extrême envers la population civile. Au point qu’être fusillé était considéré par les gens comme une chance. Ils sont nombreux ceux qui ont dû creuser leur propre tombe pour y être enterrés vivants.
Une affiche d’Amnesty International où l’on voit les tours jumelles en feu résume le mieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/femmescongo.jpg" target="_blank" rel='lytebox[congo-la-guerre-dans-la-guerre]'><img class="alignright size-medium wp-image-892" title="femmescongo" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/femmescongo-300x224.jpg" alt="femmescongo" width="258" height="141" /></a><br />
La guerre au Congo a été d’une violence extrême envers la population civile. Au point qu’être fusillé était considéré par les gens comme une chance. Ils sont nombreux ceux qui ont dû creuser leur propre tombe pour y être enterrés vivants.</p>
<p>Une affiche d’Amnesty International où l’on voit les tours jumelles en feu résume le mieux la situation : Au Congo, c’est le 11 septembre 2001 tous les jours. Commencée dans les années nonante, cette hécatombe a fait plus cinq millions de morts et deux millions et demi de déplacés dans l’Est du Congo.</p>
<p>Aussi, la situation au Congo est spécifique de par l’ampleur et la nature de la violence subie par les femmes, affirme Venantie Bisimwa Nabintu, sociologue active à Bukavu, de passage en Belgique pour recevoir le Doctorat honoris causa à l’UCL.</p>
<p>A la discrimination traditionnelle envers les femmes s’est ajoutée à présent la violence comme arme de guerre. Cette violence a son origine dans l’importation des conflits et des méthodes des pays voisins, vu que le Congo a été envahi à plusieurs reprises par des troupes étrangères. Avant ces conflits, il y avait des viols et ils étaient condamnés par des voies traditionnelles.</p>
<p>C’est à partir de 1999 que les viols sont devenus systématiques. Et ce ne sont pas de viols commis uniquement pour assouvir une pulsion sexuelle, mais c’est l’application des violences aux femmes comme arme de guerre.</p>
<p>« Attachée à un arbre les yeux bandés, j’écoutais impuissante, la peur dans le ventre, les pleurs et cris de détresse de ma sœur pendant que des hommes en armes la violaient » raconte une rescapée.</p>
<p>Ces formes de violence sont indescriptibles, des viols collectifs devant les enfants, des femmes enterrées vivantes, des femmes enceintes piétinées. Au point qu’on en arrive à se demander : est-ce bien vrai ? Les femmes ont été abandonnées à leur sort, tous les standards internationaux de protection aux femmes étaient inexistants.</p>
<p>La Coalition contre les violences faites aux femmes a été créée en 2000 par une centaine d’associations locales de l’Est du Congo. L’ONG internationale Human Right Watch  a commencé a relayer l’information. Une loi visant à la répression de la violence sexuelle envers les femmes a été dictée, qui protège les femmes sur le papier mais qui, sur le terrain, est difficilement applicable.</p>
<p>Face à ce drame, la réponse humanitaire ne suffit pas. Cela touche la cohésion sociale, le déséquilibre s’installe sur tous les plans, démographique, productif, familiale. La population est groggy. La réponse devrait être aussi complexe et multidimensionnelle que le problème.</p>
<p>L’opinion publique internationale commence à être informée de la situation des femmes dans l’Est du Congo, la mobilisation tarde néanmoins à se produire. L’impunité a été consacrée dans le Dialogue intercongolais et les tribunaux internationaux sont réticents à se saisir de ce drame.</p>
<p>Ce sont les femmes elles-mêmes les plus actives dans la dénonciation : la Marche mondiale des femmes a élu en cette année 2010 comme point d’arrivée la ville de Bukavu. Sa devise en dit long sur leur démarche : Tant que des femmes seront victimes des violences, d’autres femmes seront en marche.</p>
<p><em>Antonio de la Fuente, Iteco</em></p>
<p><strong>Extrait de la revue Antipodes, <a href="http://www.iteco.be/-Congo-cinquante-ans-" target="_blank">« Congo », n°188,</a> Iteco, mars 2010</strong></p>
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		<title>Chanter pour les femmes congolaises !</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 10:38:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Eglise Saint-Marc d’Uccle. Dimanche 7 mars. Vous étiez plus de 200 à venir applaudir la chorale La Pastourelle de Braine-l’Alleud&#8230;A venir tout simplement partager une après-midi solidaire. Des choristes tout de rouge et noir vêtus. Elégance! Quelle admiration! Quelle joie! Quel grand bonheur d&#8217;entendre les voix de ces femmes. De ces hommes&#8230;Merveilleuses voix!&#8230;«O Musica» «Alleluia» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-002.jpg" target="_blank" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-655" title="chorale 7 mars 2010 002" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-002-300x225.jpg" alt="chorale 7 mars 2010 002" width="260" height="141" /></a>Eglise Saint-Marc d’Uccle. Dimanche 7 mars. Vous étiez plus de 200 à venir applaudir la chorale <a href="http://chorale-la-pastourelle.be/" target="_blank">La Pastourelle de Braine-l’Alleud</a>&#8230;A venir tout simplement partager une après-midi solidaire. Des choristes tout de rouge et noir vêtus. Elégance! Quelle admiration! Quelle joie! Quel grand bonheur d&#8217;entendre les voix de ces femmes. De ces hommes&#8230;Merveilleuses voix!&#8230;«O Musica» «Alleluia» «Everybody sings freedom» «Que serais-je sans toi ?» «Tout va très bien, Madame la Marquise» «Chanter» etc&#8230;Le plaisir de chanter. Chanter pour les femmes congolaises !</p>
<p>« <strong>Fragilité, ton nom est femme ! </strong>» <em>William Shakespeare, Hamlet</em></p>
<p>Un concert dont les bénéfices permettront de soutenir une association de femmes de la région du Sud Kivu en République Démocratique du Congo :</p>
<ul>
<li style="text-align: left;">création d’unités de production d’huile de palme (la matière première pour la fabrication de savons à Bukavu),</li>
<li style="text-align: left;">et de maïs pour la fabrication de farine de maïs. Celle-ci pourra être commercialisée à Bukavu par la filière «commerce en produits alimentaires».</li>
</ul>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/nos-activites/projets-sud/rdc-micro-entreprises-feminines/" target="_blank">En savoir plus sur notre partenaire local en RDC&#8230;</a></p>
<p>Encore bravo et merci à vous tous , public et choristes&#8230; un pur moment de ravissement !</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120194.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignleft size-medium wp-image-690" title="P1120194" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120194-300x199.jpg" alt="P1120194" width="260" height="169" /></a></p>
<p>« La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent. »<br />
<em>Pablo Casals</em><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-003.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-694" title="chorale 7 mars 2010 003" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-003-300x225.jpg" alt="chorale 7 mars 2010 003" width="260" height="169" /></a></p>
<p>«Partout où l’homme a dégradé la femme, il s’est dégradé lui-même.»<br />
<em>Charles Fourier</em></p>
<p>«La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.»<br />
<em>Platon, Extrait du poème La Musique</em></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120196.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="size-medium wp-image-712 alignleft" title="P1120196" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120196-300x199.jpg" alt="P1120196" width="260" height="169" /></a><br />
«De la femme vient la lumière.»<br />
<em>Louis Aragon, Le Roman inachevé</em><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-007.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-715" title="chorale 7 mars 2010 007" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-007-300x225.jpg" alt="chorale 7 mars 2010 007" width="260" height="169" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120197.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignleft size-medium wp-image-717" title="P1120197" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120197-300x199.jpg" alt="P1120197" width="260" height="169" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120189.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-719" title="P1120189" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120189-300x199.jpg" alt="P1120189" width="260" height="169" /></a><br />
«La musique a été donnée à l’homme pour qu’il soit heureux, pour accentuer les moments importants de sa vie.»<br />
<em>Andrei Stoiciu, Extrait de Montana</em><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120200.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120200-300x199.jpg" alt="P1120200" title="P1120200" width="260" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-725" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120191.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120191-300x199.jpg" alt="P1120191" title="P1120191" width="260" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-727" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120192.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120192-300x199.jpg" alt="P1120192" title="P1120192" width="260" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-730" /></a><br />
«Ce génie particulier de la femme qui comprend l’homme mieux que l’homme ne se comprend.»<br />
<em>Victor Hugo, Les Misérables</em></p>
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		<title>19 jeunes de Thuin à Dakar</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/19-jeunes-de-thuin-a-dakar/</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 14:41:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<category>Afrique</category><category>Sénégal</category>
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		<description><![CDATA[
Les élèves de 6ème Techniques Sociales de l’Institut Notre-Dame (IND) de Thuin rêvaient d’un voyage de fin d’études, mais pas n’importe lequel ! Avec leurs professeurs, éducateurs et directeur, ils ont voulu en faire un voyage solidaire auquel ils se préparent activement depuis plusieurs mois grâce notamment à l’accompagnement de l’ONG « Frères des Hommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/01/thuin.JPG" target="_blank" rel='lytebox[19-jeunes-de-thuin-a-dakar]'><img class="alignright size-medium wp-image-252" title="jeunes-thuin" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/01/thuin.JPG" alt="" width="260" height="131" /></a><br />
Les élèves de 6ème Techniques Sociales de l’Institut Notre-Dame (IND) de Thuin rêvaient d’un voyage de fin d’études, mais pas n’importe lequel ! Avec leurs professeurs, éducateurs et directeur, ils ont voulu en faire un voyage solidaire auquel ils se préparent activement depuis plusieurs mois grâce notamment à l’accompagnement de l’ONG « Frères des Hommes » et d’  « Annoncer la Couleur ». Ainsi est donc né le projet « Champs communs ».</p>
<p>Le 29 janvier prochain, à 19h, ces jeunes thudiniens s’envoleront pour le Sénégal depuis l’aéroport de Zaventem. Dans un premier temps, ils rejoindront l’ONG sénégalaise Intermondes qui les mettra en contact avec des enfants talibés, des groupes de jeunes de la banlieue de Dakar et des coopératives de femmes. Ils gagneront ensuite le village de Guelakh (Nord-Ouest) afin d’y découvrir les actions et projets ingénieusement développés par les populations locales pour garantir leur avenir, tous dans la ligne du développement durable : ferme écologique, reboisement, centre de formation pour les jeunes du village, production de fromages par une coopérative auto-financée et gérée par des groupes de femmes, développement de l’énergie solaire, etc.</p>
<p>Afin de préparer les jeunes à cette rencontre interculturelle et solidaire, l’école de Thuin a développé un partenariat avec l’ONG « Frères des Hommes », qui s’investit depuis des années dans l’accompagnement d’échanges Nord/Sud et soutient les projets du village de Guelakh, ainsi qu’avec « Annoncer la Couleur », programme fédéral belge de sensibilisation aux relations Nord/Sud.</p>
<p>Les jeunes rentreront en Belgique le 12 février (à 11h50 à Zaventem) avec, dans leurs bagages, une expérience de vie enrichissante, des réflexions et souvenirs qui alimenteront à la fois leur travail de fin d’études et les activités au cours desquelles ils témoigneront de leur voyage.</p>
<p><strong>N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et nous rencontrer :</strong></p>
<ul>
<li>Frères des Hommes : <a href="http://www.freresdeshommes.org/contact/" target="_blank">Vanessa Stappers </a>/ <a href="http://www.freresdeshommes.org/contact/" target="_blank">Milena Merlino</a> – Rue de Londres 18 – 1050 Bruxelles – Tél : 02/512.97.94 – Fax : 02/511.47.61</li>
<li>Institut Notre-Dame : Patrick Vandenbergh (vandenberghpat@hotmail.com) IND – Grand’rue 68 – 6530 Thuin – Tél : 071/59.00.47 – Fax : 071/59.54.81</li>
<li>Annoncer la Couleur : Fabienne Malaise-Berthelier (dgac.annoncerlacouleur@hainaut.be) &#8211; DGAC – Rue Warocqué 59 – 7100 La Louvière – Tél : 064/31.28.26 – Fax : 064/31.28.21</li>
</ul>
<p><strong>Avec le soutien de :</strong> la Communauté Française, Annoncer la Couleur, L’école des Loisirs éditions, le Magasin de jeux coopératifs « l’Une et l’Autre » (Montignies-sur-Sambre), la Librairie Molière (Charleroi), les Papeteries Manes (Charleroi), Cheminée Fays, Micro-printer Informatique (Gozée), le Palais de la bière (La Louvière), la Pharmacie du Bultia (Nalines), Sprl Dandrimont-Tangre (Gozée)… et bien d’autres encore !</p>
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		<item>
		<title>Comment l’éducation populaire donne un nouveau visage  à la femme congolaise</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/education-populaire-en-rdc/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 10:03:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Education populaire]]></category>
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<category>Afrique</category><category>Education populaire</category><category>RDC</category><category>Témoignages</category>
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		<description><![CDATA[Dans le Sud Kivu, à l’Est du Congo, l’APEF (Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin) se bat aux côtés des femmes afin qu’elles puissent développer des moyens de subsistance et défendre leurs droits. Son fil conducteur et outil de prédilection avec ce public très défavorisé : l’éducation populaire. Notre  responsable du projet, Cecilia Díaz, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Grâce à l’aide de l’APEF  des centaines de femmes ont pu améliorer leur niveau de vie." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00170.jpg" target="_blank" rel='lytebox[education-populaire-en-rdc]'><img class="alignright size-medium wp-image-349" title="DSC00170" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00170-300x159.jpg" alt="DSC00170" width="260" height="140" /></a>Dans le Sud Kivu, à l’Est du Congo, l’APEF (Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin) se bat aux côtés des femmes afin qu’elles puissent développer des moyens de subsistance et défendre leurs droits. Son fil conducteur et outil de prédilection avec ce public très défavorisé : l’éducation populaire. Notre  responsable du projet, Cecilia Díaz, a recueilli les témoignages de Nunu Salufa, coordinatrice et animatrice, et Anny Ilunga Mujinga, chargée des animations au sein de l’association. Des propos éclairants sur les méthodes concrètes utilisées par l’éducation populaire et les fruits qu’elle peut apporter.</p>
<p><strong>Cecilia Díaz, Frères des Hommes (C.D) : Comment concevez-vous votre travail d’éducation populaire avec les femmes congolaises?</strong></p>
<p><strong>Anny Ilunga Mujinga (A.I.M) : </strong>En fait, notre objectif est que les femmes conscientisent les problèmes vécus et qu’à travers la sensibilisation, elles parviennent à changer, que les mentalités, les comportements puissent se transformer.</p>
<p><strong>Nunu Salufa (N.S.) :</strong> Par ce changement des mentalités, nous voulons parvenir à une société équitable où hommes et femmes trouvent leur place sans qu’aucune partie ne soit lésée. Il faut dire que le contexte général est difficile, c’est celui d’une dégradation économique qui perdure depuis plus de 35 ans en raison de la mauvaise gestion du pays. Au règne de Mobutu ont succédé des conflits dans la région des Grands Lacs, des guerres à répétition….  Cette situation a entraîné une débâcle socio-économique qui a contraint la femme à trouver elle-même des moyens de subsistance pour la famille. L’APEF en accompagne ainsi 1800 rassemblées dans plus de 80 petites associations à l’heure actuelle à travers, entre autres, l’octroi de micro-crédits leur permettant de mettre sur pied des commerces,  faire de l’élevage de poulets, de la savonnerie, etc…. Et aujourd’hui, ce sont elles qui pallient en grande partie aux besoins familiaux ou qui assument le paiement des frais scolaires des enfants, les soins de santé, les dépenses ménagères, la nourriture, etc…</p>
<p><strong>C.D : Quelle est votre approche ? </strong></p>
<p><strong>N.S :</strong> Nous avons une approche participative, c’est-à-dire que quand nous rencontrons une communauté, nous cherchons d’abord à la connaître par le biais d’interviews. Ensuite, nous allons vers elle afin de nous imprégner des problèmes qu’elle vit. Ensemble, nous essayons de tracer des lignes directrices qui peuvent aider la femme à sortir de ses problèmes. En fait, nous nous intéressons plus spécifiquement à la femme car nous savons qu’à travers elle, c’est toute la communauté qui va bénéficier de l’information. La méthode participative est très exigeante pour les animateurs, mais c’est à notre sens la meilleure car elle permet que la personne se découvre et ensemble, nous pouvons essayer de trouver des solutions.</p>
<p><strong>C. D : Concrètement, comment procédez-vous pour transmettre l’information, pour inciter les femmes à participer?</strong></p>
<p><strong>N.S :</strong> Parfois, j’utilise des saynètes. A travers le théâtre et la mise en scène, la femme écoute, s’identifie aux personnages et tire des leçons de son vécu. Le message passe aisément. C’est une des meilleures façons de communiquer, surtout avec ces femmes qui sont pour la plupart accablées par les problèmes. Cette méthode permet de mieux capter leur attention et de faire passer des idées. Nous mettons donc en scène une histoire où l’on parle, par exemple, de la façon de bien gérer le micro-crédit, on aborde la question des « magouilles » aussi…</p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Nous avons découvert que cette méthode favorise une meilleure compréhension chez la femme. C’est vrai, son esprit est souvent encombré de beaucoup de problèmes et elle ne peut pas tout mémoriser. Par le théâtre, elle apprend plus facilement. Les scènes lui rappellent parfois quelque chose qu’elle a vécu ou entendu.</p>
<p><strong>N.S</strong> : En plus des saynètes, nous organisons aussi des carrefours à travers lesquels les femmes peuvent se découvrir également. Par exemple, je prépare un questionnaire sur l’approvisionnement ou les produits à commercialiser. Les femmes travaillent alors en groupes et exposent ensuite le résultat de leurs échanges à la salle. Au moment de la mise en commun à laquelle tout le monde participe, j’essaie de faire des commentaires, des ajouts par rapport aux travaux réalisés par les femmes. C’est un espace de discussion où elles peuvent encore poser des questions. Voilà des méthodes qui font que les femmes mémorisent rapidement la matière.</p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Les carrefours s’inscrivent également dans l’approche participative dans la mesure où l’on donne l’occasion à la femme de libérer son expression. Dans le carrefour, chacune est obligée de parler, d’apporter sa contribution au travail qui lui a été proposé en parlant de ce qu’elle connaît, de son expérience. Il y a des femmes qui n’ont pas le courage de témoigner en public, mais à travers ces petits travaux, les femmes parviennent à s’exprimer sans honte et clairement.</p>
<p><strong>C.D. : Vous demandez également à la femme qu’elle restitue la formation qu’elle a suivie auprès des autres membres de l’association…</strong></p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Effectivement, nous organisons ce que nous appelons une restitution guidée. La formation est donnée à un petit nombre de femmes et nous nous efforçons ensuite de les accompagner dans un exercice de restitution auprès du groupe élargi qui n’a pas eu la chance de participer au cours. C’est une façon de faire parvenir le message à tout le monde.  Notre rôle est alors d’aider la femme qui a été à la formation en la complétant dans ce qu’elle n’a pas été capable de reformuler. La formation ne se limite donc pas à un groupe de personnes, mais ainsi fait tache d’huile et cela donne de bons résultats.</p>
<p><strong>N.S.</strong> : Un engagement est en fait pris par ces femmes qui participent à la formation pour qu’elles en restituent le contenu auprès de leur groupe. C’est une des obligations que nous leur demandons de prendre. Elles ne peuvent faire cette restitution seules car parfois les matières sont ardues. Il faut qu’elles soient aidées et accompagnées lors de la transmission du message. Nous avons donc pour obligation à notre tour d’aider cette femme à transmettre la formation aux autres. C’est la raison pour laquelle nous parlons de restitution guidée dans la mesure où la femme doit être guidée par la formatrice qui a participé à la formation. C’est une bonne méthode car nous ne pouvons pas convoquer aux formations les 1800 femmes qu’APEF encadre.</p>
<p><strong>C.D. : Quels sont les besoins auxquels vous tentez de répondre par cette méthode ?</strong></p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Les besoins sont vraiment énormes. Les femmes demandent à être soutenues dans leurs multiples difficultés, elles veulent faire entendre leur voix et nous les conscientisons donc afin qu’elles puissent être représentées au travers des postes de décisions.</p>
<p><strong>N.S.</strong> : Les femmes éprouvent le besoin d’harmonie dans les familles en terme de genre et il y a des milieux où cette harmonie n’existe pas. La masse de travail est considérable sur ce plan et nous pensons que l’APEF seule n’est pas en mesure de couvrir tous ces besoins. Parmi ceux-ci, nous remarquons que les femmes n’arrivent parfois pas à comprendre qu’elles sont exposées à beaucoup de maladies. Nous faisons donc de la sensibilisation sur cette question. N’osant se refuser à leur mari, certaines tombent enceintes et accouchent même parfois deux fois par an, ce qui est vraiment anormal lorsque l’on est dans un processus de survie. En effet, où trouvera-t-elle les revenus pour nourrir ses enfants ? Certains souffrent par conséquent de malnutrition. Un appui en terme de santé reproductive de la femme est indispensable dans la région. Nous tentons bien de contacter des organisations dans le secteur, mais elles sont peu nombreuses et ne parviennent pas toujours à répondre aux besoins d’animations.</p>
<p><strong>C.D. : Quelles sont les difficultés majeures que vous rencontrez ?</strong></p>
<p><strong>N.S.</strong> : Les femmes ont parfois des difficultés à dégager du temps pour participer aux formations. En effet, leurs besoins nécessitent qu’elles s’occupent de leurs activités quotidiennes, de l’approvisionnement de leur famille, etc. La femme est en quête de survie, ne l’oublions pas. Par ailleurs, les outils de communication font défaut. Si nous voulons transmettre une information à une femme qui se trouve très loin de Bukavu, nous n’y parvenons pas toujours car il n’y a ni courrier électronique, ni radio… Les femmes des campagnes sont donc particulièrement isolées. Les intervenants dans la région sont également peu nombreux ou parfois, n’ont pas les moyens de travailler avec les populations. Ce manque de moyens limite également le suivi qui devrait être apporté à certaines actions. Nous nous trouvons également face à cette problématique lorsqu’une femme veut avoir un crédit important car l’APEF n’est pas toujours en mesure de le lui accorder. Comme les femmes sont nombreuses, nous cherchons à satisfaire au moins une partie des demandes, mais les autres restent en attente et parfois se découragent.</p>
<p><strong>C.D. : Mais il y a aussi les réussites, bien entendu…</strong></p>
<p><a title="Depuis 2006, l’APEF cible ses actions sur les ménages, principalement en milieu rural. Les hommes sont ainsi directement impliqués pour permettre un changement de regard de la société congolaise sur les femmes." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00196.JPG" target="_blank" rel='lytebox[education-populaire-en-rdc]'><img class="alignleft size-medium wp-image-366" title="DSC00196" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00196-300x225.jpg" alt="DSC00196" width="300" height="225" /></a><strong>A.I.M.</strong> : Sans aucun doute. Ainsi, nous remarquons maintenant que les femmes sont davantage à  l’avant-plan. Certaines gèrent même des petites unités de production. La méthode participative que nous utilisons a aussi encouragé beaucoup d’hommes à s’impliquer dans les activités de leurs épouses. Certains sont même disposés à faire de la sensibilisation sur la problématique du genre, que ce soit à travers des émissions de radio ou encore lors de rencontres avec d’autres hommes. Notre travail a également incité des femmes à insister pour régulariser leur mariage et ainsi faire valoir leurs droits au sein de la famille. Petit à petit, nous constatons que plus d’hommes et de femmes travaillent ensemble, que les barrières tombent. L’homme commence à découvrir que la femme est un partenaire incontournable et qu’ils doivent collaborer.</p>
<p><strong>N.S</strong>: Le rapprochement hommes/femmes se voit également par le fait que nous avons commencé à octroyer des crédits aux ménages (et donc plus seulement à la femme). Nous savons que cela renforce le pouvoir de la femme au sein de la famille car si l’homme a obtenu ce crédit, il sait que c’est grâce à elle. Alors qu’au départ, le mari empêchait parfois son épouse de sortir, il l’encourage maintenant de plus en plus souvent à poursuivre son activité car il a compris les bénéfices que pouvait en tirer la famille. C’est ainsi que l’image de la femme évolue peu à peu… Et puis, la femme est maintenant persuadée qu’elle doit aussi se préoccuper de son avenir et notamment de sa pension. Elle apprend à gérer son argent en conséquence, en économisant pour ses vieux jours au lieu de compter sur ses enfants. C’est donc également son autonomie future qu’elle prépare de la sorte. Enfin, au terme de 12 années d’expérience sur le terrain, l’APEF commence à constater que certaines femmes sortent peu à peu de l’économie informelle pour passer dans l’économie formelle. C’est également une belle réussite. Notre apport est également reconnu au sein du CRONG (Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementales) car l’APEF a permis l’émergence des activités de la femme dans la région. Concrètement, cela a contribué à améliorer la scolarisation des enfants et l’accès à l’université pour les jeunes. Sur la scène politique, les choses changent également. Prenons simplement l’exemple de Zita Kavungirwa, ancienne coordinatrice de l’APEF. Elle est maintenant devenue maire de Bukavu. Ceci traduit que la femme a aujourd’hui davantage de pouvoir, qu’elle est mieux reconnue, davantage en mesure de se défendre.</p>
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		<title>Sénégal : apiculteurs en Casamance</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 10:19:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<description><![CDATA[Activité traditionnelle au Sénégal, l’apiculture a pourtant connu un recul important ces dernières années en raison de ses techniques d’exploitation peu adaptées et problématiques pour l’environnement. Elle est toutefois en train de renaître à Tankanto, dans la région de Kolda en Casamance, drainant dans son sillage de multiples bénéfices pour les populations locales. Fin 2008, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="ruche Kenyane" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-kenyane_site1.jpg" target="_blank" rel='lytebox[287]'><img class="alignright size-medium wp-image-286" title="ruche-kenyane_site1" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-kenyane_site1-300x155.jpg" alt="" width="260" height="148" /></a>Activité traditionnelle au Sénégal, l’apiculture a pourtant connu un recul important ces dernières années en raison de ses techniques d’exploitation peu adaptées et problématiques pour l’environnement. Elle est toutefois en train de renaître à Tankanto, dans la région de Kolda en Casamance, drainant dans son sillage de multiples bénéfices pour les populations locales. Fin 2008, Vanessa Stappers, chargée de l’éducation au développement chez Frères des Hommes, a rencontré les apiculteurs de cette région. Elle a recueilli sur le terrain les propos et réflexions de Mamadou Ndiaye, Coordinateur d’Intermondes au Sénégal et notre partenaire pour ce projet.</p>
<p><strong>Un projet qui part de « l’existant »</strong></p>
<p>« La région de Kolda, à la frontière de la Gambie et de la Guinée Bissau, est l’une des plus pauvres du Sénégal. C’est pourquoi nous nous y sommes intéressés. Par ailleurs, elle est relativement enclavée, bien que l’Etat sénégalais ait consenti des efforts au cours de ces dernières années pour doter la région d’infrastructures routières.</p>
<p>L’une de ses particularités, c’est qu’il s’agit d’une des rares régions où subsistent encore des réserves forestières et où les ressources naturelles ne sont pas encore fortement dégradées. Faisant face à la pauvreté économique, les populations ont souvent tendance à exploiter de façon abusive les ressources forestières. Cet aspect concerne aussi le milieu urbain puisque les villes sont également consommatrices de combustibles. C’est pourquoi le capital végétal, notamment le capital forestier, est mis à rude épreuve puisqu’il est exploité entre autres pour servir les centres urbains gourmands en combustibles et notamment en bois de chauffe ou en charbon de bois.</p>
<p>Nous sommes partis du constat qu’il était urgent d’intervenir dans ces régions à la fois pour permettre aux populations d’améliorer leurs revenus tout en inscrivant les activités dans une protection durable des ressources naturelles.</p>
<p><a title="ruches vautier" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-vautier.jpg" target="_blank" rel='lytebox[287]'><img class="alignleft size-medium wp-image-288" title="ruche-vautier" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-vautier-300x224.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a> Nous avons donc essayé de «construire sur l’existant», et de nous baser sur les compétences qu’il y avait dans la région pour réfléchir avec les populations à un nouveau projet. Or, il se trouvait que les habitants de la région de Kolda, notamment la communauté de Tankanto, avaient une longue expérience dans l’apiculture. Toutefois, cette apiculture traditionnelle posait des problèmes sur le plan environnemental et il était important que le nouveau projet permette de développer une activité durable tout en préservant la biodiversité. Ainsi, lors de la récolte du miel, les ruches traditionnellement utilisées, faites d’herbe fraîche enduite de fumier de vache, étaient enfumées par les producteurs, ce qui provoquait fréquemment des feux de brousse ravageurs pour l’environnement. Il fallait changer cela.</p>
<p><strong>De nouvelles techniques respectueuses de l’environnement </strong></p>
<p>En d’autres termes, il convenait d’introduire des innovations qui puissent être davantage respectueuses de la nature. Pour ce faire, nous avons proposé des nouvelles technologies de ruches, et plus particulièrement les ruches kenyanes (en bois) et vautier (en fer, ciment et sable). Ces dernières ont en outre l’avantage de présenter des capacités de stockage de miel beaucoup plus importantes. En effet, alors que la production des ruches traditionnelles est de 6 kg de miel, elle peut atteindre 25 kg pour les ruches vautier et kenyanes. Nous avons toutefois été confrontés à une difficulté du fait que nous avions besoin d’avoir accès à l’électricité pour fabriquer les ruches kenyanes. Pour ce faire, nous avons donc développé une collaboration avec les artisans de la ville de Kolda qui les ont produites.</p>
<p>La ruche vautier, quant à elle, requérait des compétences en maçonnerie et la technologie n’était pas suffisamment connue à Tankanto. Nous avons donc fait appel au projet d’appui pour l’entreprenariat en foresterie de Kolda (PAEFK) qui relève du Ministère de l’Environnement. Il nous semblait important de faire en sorte que les populations concernées puissent maîtriser les technologies de fabrication des ruches vautier. Des acquis ont été engrangés en ce sens. Le projet a opté pour la formation pratique de 10 apiculteurs en techniques de fabrication de ruches vautier par 2 techniciens du PAEFK.</p>
<p>En attendant que ces nouvelles ruches soient fabriquées et durant la première année du projet, nous avons essentiellement utilisé des ruches locales améliorées. L’utilisation du fumier a été supprimée, la technique de tressage a été perfectionnée, etc. Grâce à ces changements, nous avons pu obtenir une production record de 7 tonnes de cadres de miel brut qui, transformé, a permis à 57 apiculteurs de disposer de revenus de 3 millions de francs CFA (environ 4.575 euros). La production habituelle de miel a donc été doublée. Maintenant, avec les nouvelles ruches vautier et kenyanes, nous espérons doubler, voire tripler la quantité de miel obtenue cette année.</p>
<p>Le projet s’est entre-temps développé et à ce jour, nous pouvons dire qu’environ 200 ruches kenyanes et vautier ont été fabriquées et mises à la disposition de 57 apiculteurs de la région de Tankanto.</p>
<p><strong>Impacts sociaux et commerciaux</strong></p>
<p>Nous avons également fait en sorte que l’utilisation de nouvelles technologies puissent s’inscrire dans une démarche de genre, qu’elles soient tant à la portée des hommes que des femmes. Ainsi, il était important de veiller à ce que les technologies ne soient pas facteur d’exclusion. C’était le cas avec les ruches traditionnelles qui étaient utilisées par les hommes dans la mesure où il fallait les installer au sommet des arbres, ce qui était compliqué et dangereux. Aujourd’hui, les deux nouveaux types de ruches sont posés à même le sol. Ce choix a aussi eu un autre impact positif. Dans la région de Tankanto, on considérait généralement que l’apiculture était avant tout une affaire de personnes âgées. Mais maintenant, compte tenu des revenus que cette activité génère, les jeunes s’y engagent de plus en plus. Il s’agit donc d’un projet qui a entraîné des changements sociaux très importants et a modifié de façon positive la répartition du travail et des activités économiques entre hommes, femmes et jeunes.</p>
<p>Souvent, le miel pur extrait se vendait difficilement parce que toutes les conditions d’hygiène et de salubrité n’étaient pas remplies. Ensuite, les apiculteurs n’étaient pas suffisamment organisés pour commercialiser leur production. Maintenant, cette question est réglée parce que nous avons mis en place une unité de traitement qui obéit aux normes de cette production et que les apiculteurs n’ont plus besoin de se rendre dans les marchés locaux pour écouler leur production. Donc, lors de la récolte, ils peuvent venir à la miellerie et vendre directement leur produit, sans attendre.</p>
<p>Nous avons fait en sorte que le prix du miel au producteur soit relevé parce qu’auparavant le kg de gâteau de miel coûtait 300 francs CFA au marché local (environ 0.46 euro). Et il n’était pas toujours garanti de trouver des acquéreurs. Il était important d’améliorer ces aspects et nous avons décidé de faire en sorte que les producteurs puissent obtenir une plus-value financière. Bien entendu, cela ne signifie pas que l’entièreté de la production de miel est commercialisée. Une bonne part est destinée à l’autoconsommation dans les familles où il est utilisé dans les préparations culinaires telles que la bouillie de mil, par exemple. Le sucre, en effet, est très cher. En outre, les paysans, les producteurs et les communautés villageoises connaissent parfaitement les vertus médicinales du miel. C’est donc tout bénéfice pour la santé des familles.</p>
<p><a title="ruche traditionnelle" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-traditionnelle.jpg" target="_blank" rel='lytebox[287]'><img class="alignright size-medium wp-image-289" title="ruche-traditionnelle" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-traditionnelle-300x224.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a> <strong>Activités périphériques et autres retombées</strong></p>
<p>Le projet a fait émerger aussi un pôle de métiers nouveaux tels que la fabrication de bougies grâce à la mise en place d’une unité de traitement et de conditionnement du miel brut. Auparavant, les apiculteurs ne savaient pas quoi faire de la cire. Il existe toutefois un marché local pour ce type de produit, notamment dans les villes, où le problème de coupures d’électricité se pose de plus en plus avec acuité. Une filière se met actuellement en place qui associe à la fois les apiculteurs hommes et femmes de Tankanto qui sont spécialisées dans la fabrication des bougies. La première année déjà 200 bougies de différents gabarits ont pu être élaborées par les 30 femmes concernées.</p>
<p>Ce projet a également des retombées sur la ville de Dakar où une partie de la production de miel est acheminée. 100 femmes appartenant à 5 groupements différents se sont impliquées dans la commercialisation du produit dans la capitale.</p>
<p>L’intérêt par rapport à l’environnement devient de plus en plus important dans la zone et des actions de reboisement sont initiées ; les feux de brousse sont également atténués car les apiculteurs ont construit des pares feux au niveau des ruchers pour les protéger. Malgré tout, il reste des efforts à faire notamment en matière d’organisation des paysans pour que ceux-ci s’investissent de façon beaucoup plus massive dans la gestion et la restauration des ressources naturelles et en particulier des ressources forestières.</p>
<p>Certes, nous avons déjà franchi une étape, mais nous devons maintenant nous attaquer à d’autres questions pour renforcer les acquis. Ainsi, les activités principales des populations de cette région sont l’agriculture et l’élevage. A ce sujet, les populations ont pu constater que les parcelles de mil à proximité des ruchers avaient doublé la production. C’est dire que l’effet de la pollinisation est clairement perçu par les paysans et que les abeilles contribuent aussi au maintien de la biodiversité. Il est donc intéressant de développer une agriculture intégrant à la fois l’élevage, la foresterie et l’apiculture afin d’ancrer véritablement les activités dans un souci de durabilité.</p>
<p><strong>Concertations avec les services publics et les élus</strong></p>
<p>D’autres initiatives se dessinent, tout aussi importantes. Ainsi, une collaboration existe entre les services publics de l’Etat tels que les Eaux et Forêts, les services de l’élevage. Cela permet de développer un dialogue entre toutes les parties prenantes de la gestion forestière. La concertation entre les élus et les services techniques pour parvenir à des normes concertées et acceptées en matière de gestion forestière par toutes les parties prenantes s’est développée. Au départ, c’est l’Etat seul qui éditait ces normes et souvent, elles ne convenaient pas du tout aux populations locales. Nous souhaitons faire en sorte que ces questions soient débattues ensemble et que les intérêts des producteurs ruraux soient pris en compte. De cette manière, nous espérons aboutir à un engagement de tous, faisant en sorte que les domaines de compétences des collectivités locales, d’une part, et des services de l’Etat, d’autre part, soient respectées. L’objectif est donc de parvenir à une gestion beaucoup plus transparente des ressources forestières.</p>
<p><strong>L’avenir de la planète en ligne de mire</strong></p>
<p>Outre la pauvreté économique, il y a un appauvrissement environnemental et écologique. Ce dernier est lourd de conséquences parce que la dégradation des ressources naturelles au Sud a des répercussions sur le plan mondial. L’exploitation inconsidérée de l’environnement contribue à des changements climatiques qui affectent aujourd’hui toute la planète. Donc, nous pensons qu’il faut, au travers de petites actions telles que celles-ci, parvenir à inverser la tendance et faire en sorte que les équilibres écologiques puissent être préservés. Il est essentiel de trouver des alternatives en matière de gestion forestière. Il faut que les gens tirant des bénéfices de l’exploitation forestière sachent que la vie de l’homme et la vie de l’arbre sont intimement liées. Il faut que nous nous rappelions que s’il n’y avait pas d’abeilles aujourd’hui, c’est l’humanité tout entière qui serait menacée ».</p>
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		<title>Frères des Hommes en partenariat avec une école de Thuin</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 14:42:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<category>Afrique</category><category>Sénégal</category>
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		<description><![CDATA[17 jeunes de 6ème Techniques Sociales de l’IND de Thuin se préparent à partager le quotidien des populations des villages du Nord-Ouest du Sénégal pendant 15 jours en découvrant leurs projets de développement durable.
Les élèves de 6ème Techniques Sociales de l’Institut Notre-Dame (IND) de Thuin rêvaient d’un voyage de fin d’études, mais pas n’importe lequel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/03/jeunes-thuin.jpg" rel='lytebox[freres-des-hommes-en-partenariat-avec-une-ecole-de-thuin]'><img class="alignright size-medium wp-image-252" title="jeunes-thuin" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/03/jeunes-thuin-300x181.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a><strong>17 jeunes de 6ème Techniques Sociales de l’IND de Thuin se préparent à partager le quotidien des populations des villages du Nord-Ouest du Sénégal pendant 15 jours en découvrant leurs projets de développement durable.</strong></p>
<p>Les élèves de 6ème Techniques Sociales de l’Institut Notre-Dame (IND) de Thuin rêvaient d’un voyage de fin d’études, mais pas n’importe lequel ! Avec leurs professeurs, éducateurs et directeur, ils ont voulu en faire un voyage solidaire auquel ils se préparent activement depuis plusieurs mois grâce notamment à l’accompagnement de l’ONG « Frères des Hommes » et d’ « Annoncer la Couleur ». Ainsi est donc né le projet « Champs communs ».</p>
<p>Le 28 mars prochain, ces jeunes thudiniens s’envoleront pour le Sénégal depuis l’aéroport de Zaventem. Dans un premier temps, ils rejoindront l’ONG sénégalaise Intermondes qui les mettra en contact avec des groupes de jeunes de la banlieue de Dakar et des coopératives de femmes. Ils gagneront ensuite le village de Guelakh (Nord-Ouest) afin d’y découvrir les actions et projets ingénieusement développés par les populations locales pour garantir leur avenir, tous dans la ligne du développement durable : ferme écologique, reboisement, centre de formation pour les jeunes du village, production de fromages par une coopérative auto-financée et gérée par des groupes de femmes, développement de l’énergie solaire, etc.</p>
<p><a title="Week-end de préparation" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/jeunesthuinweekend.jpg" rel='lytebox[freres-des-hommes-en-partenariat-avec-une-ecole-de-thuin]'><img class="alignleft size-medium wp-image-258" title="jeunesthuinweekend" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/04/jeunesthuinweekend-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Afin de préparer les jeunes à cette rencontre interculturelle et solidaire, l’école de Thuin a développé un partenariat avec l’ONG « Frères des Hommes », qui s’investit depuis des années dans l’accompagnement d’échanges Nord/Sud et soutient les projets du village de Guelakh, ainsi qu’avec « Annoncer la Couleur », programme fédéral belge de sensibilisation aux relations Nord/Sud.</p>
<p>Les jeunes rentreront en Belgique le 7 avril avec, dans leurs bagages, une expérience de vie enrichissante, des réflexions et souvenirs qui alimenteront à la fois leur travail de fin d’études et les activités au cours desquelles ils témoigneront de leur voyage (voir programme résumé ci-dessous).</p>
<p>Nous vous invitons à nous rejoindre à l’occasion d’une des activités prévues au programme. Vous pourrez vous y entretenir avec ces 17 jeunes de l’IND de Thuin, leurs professeurs ainsi que Frères des Hommes et Annoncer la Couleur.</p>
<p><a href="http://6ts-ind.skyrock.com/" target="_blank">Blog de l’IND de Thuin</a></p>
<p><a href="http://www.annoncerlacouleur.be/blog/index.php?id=68" target="_blank">Le projet</a> sur le site Internet de Annoncer la Couleur</p>
<p><strong>Programme </strong>:</p>
<ul>
<li>Journée « Portes Ouvertes » de l’IND de Thuin : samedi 14 mars à 10h jusqu’à la fin de la soirée</li>
<li>Rencontre avec Serge De Schryver (General Manager de Scripta ayant participé à plusieurs échanges Nord/Sud avec le Sénégal ) : lundi 16 mars de 8h15 à 10h à l’IND</li>
<li>Embarquement à Zaventem le 28 mars et retour le 7 avril à 5h30 du matin</li>
<li>Exposition photos « Sénégal : au fil du partage » de Filippo Podesta’ agrémentée de témoignages personnels des élèves du 28 avril au 29 mai (+ visites guidées par les élèves) à l’IND</li>
<li>Conférence de présentation du projet « Champs Communs » : le vendredi 8 mai à 19h dans les locaux de l’IND de Thuin</li>
</ul>
<p><em>Merci de nous informer préalablement de votre présence.</em></p>
<p><strong>Pour plus d’informations, vous pouvez contacter</strong> :</p>
<ul>
<li>Frères des Hommes : <a href="http://www.freresdeshommes.org/contact/" target="_blank">Vanessa Stappers </a>/ <a href="http://www.freresdeshommes.org/contact/" target="_blank">Milena Merlino</a> – Rue de Londres 18 – 1050 Bruxelles – Tél : 02/512.97.94 – Fax : 02/511.47.61</li>
<li>Institut Notre-Dame : Patrick Vandenbergh (vandenberghpat@hotmail.com) / Geneviève Castin (genevievewillame@hotmail.com)- IND – Grand’rue 68 – 6530 Thuin – Tél : 071/59.00.47 – Fax : 071/59.54.81</li>
<li>Annoncer la Couleur : Fabienne Malaise-Berthelier (dgac.annoncerlacouleur@hainaut.be) &#8211; DGAC – Rue Warocqué 59 – 7100 La Louvière – Tél : 064/31.28.26 – Fax : 064/31.28.21</li>
</ul>
<p><strong>Avec le soutien de </strong>: l&#8217;asbl <a href="http://www.baobablog.org/" target="_blank">Baobab</a>; la Coopérative Cera, Magasin l’Une et l’Autre (Montignies sur Sambre), Librairie Molière (Charleroi).</p>
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