« Moi, Marc, Belge de Molenbeek, devenu Marcos, Bolivien des Haut-Plateau…. » par M. Devisscher

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De Broucsella…à Chuquiyapu Marka : 35 ans de coopération repensés à partir des expériences personnelles d’un coopérant belge devenu Bolivien.

La couverture du livre est une photo de Jesús Pastor. Il s’agit d’un crucifix taillé par le jésuite espagnol Luis Espinal, assassiné par la dictature bolivienne en 1980.

« Nous revenons d’une visite à des associations de producteurs de lait affiliées à la CIOEC-Cochabamba. Après plusieurs heures de piste et de poussière, la route goudronnée est relax. Je somnole et les compagnons causent de leur côté en quechua. Ils discutent des conditions de travail de certains techniciens dans une OECA que je ne connais pas. Je ne peux m’empêcher d’opiner à haute voix « comme dirait Paulo Freire, il n’y a pas de pire exploitant que l’exploité ». Un moment de silence et Yovana réagit : « Qui est donc ce Paulo Freire ? Je n’ai jamais entendu parler de lui ». « C’est parce que tu es une jeune dirigeante… c’était un pédagogue brésilien bien connu il y a une trentaine d’années ». Durant l’heure qu’il fallait parcourir pour arriver à la ville de Cochabamba, toute la discussion a été déviée vers l’éducation populaire, ma vie à Pututaca au sud de Potosí, mon expérience à Irupana avec Qhana… des histoires et des réflexions saupoudrées d’anecdotes permanentes.

Au moment de nous séparer, Wilma m’interpelle « tu devrais écrire tout ça ! ». « Mais je ne suis pas écrivain, je ne sais écrire que des rapports ennuyeux. » «  Même ainsi, tu devrais écrire parce que ça donne à réfléchir ! ». J’y ai pensé plus d’une fois par la suite, mais ne me suis lancé qu’en avril 2015 quand Adrien Joveneau m’a interviewé. La famille, les amis, mes connaissances qui avaient écouté l’émission coïncidèrent à juger que c’était clair, structuré, et intéressant. »

Voici le livre de Marc-Marcos qui nous fait un récit personnel, ayant un regard surprenant et plein d’humour sur la coopération et sur les différences culturelles. Trente-cinq ans ne passent pas sans laisser des traces dans la vie d’une personne ; trente-cinq  ans de coopération laissent aussi des traces en Bolivie. L’édition de ce livre est limitée, alors si vous êtes intéressé par cette histoire, contactez-nous.

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