Le Nord et le Sud ont des choses à s’apprendre

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La ferme de Thomas Lauwers, membre du Mouvement d’Action Paysanne (MAP) et partenaire de Frères des Hommes, a accueilli une rencontre Nord/Sud le 26 avril dernier. C’est donc à Chevron qu’un groupe de formateurs et dirigeants du MAP ont fait la connaissance d’une jeune Nicaraguayenne, Tania Isabel Gonzalez Solís. Tania est coordinatrice du programme jeunesse au sein de l’ADDAC, Association pour la Diversification et le Développement Agricole Communautaire au Nicaragua. Cette association est en réalité partenaire de Frères des Hommes Luxembourg. Nos collègues luxembourgeois avaient invité Tania pour une dizaine de jours dans le cadre de leur travail de sensibilisation en milieu scolaire sur le thème du recyclage des déchets. En effet, si l’ADDAC travaille au renforcement des organisations paysannes nicaraguayennes, elle fait également partie d’un consortium qui conscientise la population locale à une meilleure gestion des déchets en milieu rural.

Frères des Hommes Belgique a donc souhaité profiter du passage de Tania sur le sol européen pour organiser une rencontre avec des agriculteurs belges. Dans un premier temps, elle leur a présenté l’ADDAC, l’historique de l’association ; elle a également évoqué les questions relatives à la réforme agraire au Nicaragua, la guerre civile passée et les conséquences de ces différents facteurs sur la vie des petits paysans.

Les formateurs et membres du Bureau du MAP se sont montrés intéressés par le témoignage de Tania. Diverses questions ont notamment porté sur le système de coopératives mis en place au Nicaragua, leur création, leur fonctionnement et les avantages qu’en retirent les petits paysans. Nos amis du MAP s’interrogent en effet sur la meilleure façon de s’organiser en Belgique et l’expérience nicaraguayenne peut donc nourrir leur réflexion. En outre, le MAP ayant développé un réseau de fermes-écoles, les membres présents ont également interrogé Tania sur les formations organisées par l’ADDAC : quels sont les contenus abordés ? Comment l’ADDAC tente-elle d’acquérir une autonomie financière en la matière ? etc.

Pendant longtemps, une approche paternaliste a entretenu dans les mentalités la vision d’un Sud qui avait tout à apprendre du Nord. Les rencontres internationales telles que celles du 26 avril dernier bousculent heureusement ce préjugé.

 

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