Le dictateur s’est éteint, mais pas la souffrance du peuple.

Copie de DSC01107

Le dimanche de Pâques, l’ex-dictateur guatémaltèque Ríos Mont s’est éteint à l’âge de 91 ans. Il a dirigé le Guatemala entre mars 1982 et août 1983, et dans cette très courte période, il a été responsable de 50% de tous les crimes commis en 36 années de conflit armé. Les populations autochtones étaient sa cible préférée pour perpétrer ses massacres. Il a soutenu la destruction de villages entiers, il a ordonné de torturer et de tuer les habitants et ensuite, brûler leurs maisons, champs et animaux. Des milliers de cas d’une horreur inimaginable ont été exposés lorsque, en 2013, on l’a enfin jugé et sentencié à 80 ans de prison pour génocide, mais les dernières années de sa vie, il les a vécues en arrestation domiciliaire dans un confort non mérité. En 1996 la paix a été signée, mais les groupes alliés  à l’ex-dictateur continuent à exercer une grande influence dans ce pays. Et les injustices et les inégalités, causes premières du conflit armé, n’ont même pas diminué après autant de souffrances.

(source : Irma A. Velásquez Nimatuj)

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