Guatemala: Les autorités ancestrales Maya, Xinka et Garifuna

groupe face aux extracteurs
  • Nous condamnons l’attaque criminelle et l’expulsion extrajudiciaire effectuée aujourd’hui par des mercenaires cagoulés, contre la population maya kaqchikel de San Juan Sacatepéquez, qui continue la résistance pacifique pour défendre ses terres et territoires en raison de l’installation du dénommé Projet San Gabriel de Cementos Progreso à cause de laquelle on recense plus de 17 personnes blessées.
  • Les opérations de l’entreprise de ciment imposée dans les communautés maya kaqchikel de San Juan Sacatepéquez, sans qu’il y ait eu consultation sur son modèle de développement économique, est la cause principale des actions criminelles comme celles qui ont lieu aujourd’hui par des mercenaires cagoulés, qui ont agressé violement les autorités indigènes et communautaires qui défendent leur territoire.
  • L’impunité avec laquelle agit l’entreprise de ciment, tout comme d’autres entreprises extractives au Guatemala, augmente la criminalité, les séquestrations, assassinats et violations des droits humains.
  • Nous manifestons notre soutien et solidarité envers la population maya kaqchikel de San Juan Sacatepéquez vilement agressée aujourd’hui avec la complicité de l’impunité de l’État.
  • Nous exigeons du Ministère Public d’enquêter sur les faits survenus, aux organes de la justice de sanctionner les responsables matériels, intellectuels et ceux qui sont impliqués dans leur exécution ; afin de ne pas omettre leur responsabilité et obligation institutionnelle de garantir l’accès à la justice et la tutelle judiciaire effective des victimes et de la population du Guatemala.
  • Nous demandons à la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les Droits des Peuples indigènes, aux organisations et institutions nationales et internationales de défense des droits de l’homme, de vérifier, dénoncer et se prononcer sur ces faits criminels pour qu’ils ne restent pas dans l’impunité.
  • Nous demandons aux moyens de communication nationaux et internationaux d’informer sur les faits survenus dans un souci de vérité et nous faisons appel à la société pour condamner ces actes de violence commis contre la population et qui sont consentis par le gouvernement du Guatemala.

 

B’oq’ol Q’esal Tenam del pueblo Ixil de Chajul, Cotzal y Nebaj

Municipalité Indigène de Santa Catarina Ixtahuakan

Municipalité indigène de Nahualá

Mairie indigène de Panajachel, Sololá

Mairie indigène de San Lucía Utatlán, Sololá

Mairie indigène de Olintepeque, Quetzaltenango

Autorité ancestrale Garífuna

Autorité ancestrale Chajoma’ de Chuarrancho, Guatemala

Autorité ancestrale de Sayaxche’, Petén

Autorité indigèe Ancestrales Maya Q’eqchi’

Capitale de village Tzutujil de Santiago Atitlán, Sololá

Payxail Yajaw Konob’ , gouvernement ancestral plurinationale des nations originaires Akateko, Chuj, Q’anjobal

Parlament Xinka

Conseil Maya Achí de Rabinal

Conseil Maya Achí de Cubulco

Conseil départemental de 8 municipalités de Totonicapán

Conseil Maya K’iche’ de Quetzaltenango

Conseil des peuples Uspanteko

Conseil des autorités indigènes Maya Ch’orti’

Conseil Maya Mam Te Txe Chman de San Marcos

Conseil des communautés indigènes de El Estor

Conseil des sages de San Pedro la Laguna, Sololá

Autorités ancestrales de Jukanya, Panajachel, Sololá,

 

 

Ixim Ulew, b’elejeb’ ajpu

Guatemala, le 3 juillet 2018manifestation

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