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	<title>Freres des Hommes</title>
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	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
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		<title>Notre partenaire, le CUC souffle ses 34 bougies !</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 09:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Notre partenaire, le CUC, Comité d’Unité Paysanne, fête en ce mois d’avril l’anniversaire d’un engagement de 34 ans aux côtés des petits paysans guatémaltèques. A cette occasion, le CUC diffuse le communiqué suivant : TRENTE QUATRE ANNEES DE TETE CLAIRE, DE COEUR SOLIDAIRE ET DE POINGS SERRES, PRETS AU COMBAT. Nous, femmes et les hommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/04/PHOTO025.jpg" rel='lytebox[notre-partenaire-le-cuc-souffle-ses-34-bougies]'><img class="alignright size-full wp-image-2196" title="PHOTO025" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/04/PHOTO025.jpg" alt="" width="941" height="608" /></a><br />
Notre partenaire, le <a href="http://www.cuc.org.gt/es/" target="_blank">CUC</a>, Comité d’Unité Paysanne, fête en ce mois d’avril l’anniversaire d’un engagement de 34 ans aux côtés des petits paysans guatémaltèques. A cette occasion, le CUC diffuse le communiqué suivant : TRENTE QUATRE ANNEES DE TETE CLAIRE, DE COEUR SOLIDAIRE ET DE POINGS SERRES, PRETS  AU COMBAT. Nous, femmes et les hommes qui travaillons aux champs, nous les indigènes et les ladinos pauvres, nous qui avons uni nos pensées et nos coeurs, nous qui avons fait de la lutte de chacun et de chacune une lutte collective et organisée qui donna naissance au Comité pour l’Unité Paysanne, nous voulons envoyer un salut fraternel aux communautés, aux peuples, aux organisations et aux personnes  qui, au niveau national et international, nous ont accompagnés sur ce chemin tout au long de ces trente-quatre années.</p>
<p>Aujourd’hui, notre organisation célèbre une année de plus de luttes, de résistances, de victoires, de leçons apprises au cours de ce processus durant lequel notre organisation est passée par différentes étapes, dans  des contextes différents, mais qui nous ont vus chercher à être fidèles à la consigne que nous nous étions donnée dès la naissance de notre mouvement.</p>
<p>Avoir la tête claire pour défendre  les besoins, les exigences  et les intérêts des communautés indigènes et paysannes, une tête claire pour détruire à la racine l’injustice  et un système caractérisé par l’exploitation et l’exclusion.</p>
<p>Avoir un coeur solidaire pour unir notre lutte à la résistance et à la lutte de toutes ces organisations  et communautés avec lesquelles nous cherchons à transformer la situation d’injustice que nous connaissons dans notre pays et que d’autres pays connaissent.</p>
<p>Avoir les poings serrés et prêts à la lutte parce que nous savons que nous affrontons  des pouvoirs qui ont voulu nous dominer et devant lesquels nous affirmons très haut notre dignité et aussi parce que nous savons qu’à aucun moment le combat ne doit faiblir.</p>
<p><a title="Tête claire, cœur solidaire, poings serrés prêts au combat" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/04/logo-cuc.jpg" target="_blank" rel='lytebox[notre-partenaire-le-cuc-souffle-ses-34-bougies]'><img class="alignleft size-full wp-image-2197" title="logo cuc" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/04/logo-cuc.jpg" alt="" width="318" height="191" /></a>En cette année 2012, nous célébrons également la fin du cycle OXLAJUJ BAKTUN (treize baktun). Nous réaffirmons à cette occasion que la lutte et la mobilisation populaire constituent le chemin qui conduira notre pays vers une nouvelle ère.</p>
<p>C’est dans cet esprit et habités par cette certitude, qu’avec d’autres organisations  nous avons lancé  un appel afin d’organiser et de réaliser une Marche Indigène, Paysanne et Populaire.</p>
<p>Ce qui nous a poussés à organiser cette mobilisation, c’est le fait qu’une année s’est passée depuis les expulsions de Polochic et qu’aucune réponse n’a été donnée aux communautés qui ont été expulsées.  Ce qui nous a également motivés, c’est  que ce gouvernement en est arrivé à accélérer le processus de militarisation entamé par le  parti UNE alors au pouvoir, et que ce gouvernement doit entendre la voix et le sentiment de milliers de communautés à travers tout le pays. Ce qui nous a motivés, c’est aussi que nous avons dit NON aux expulsions et à la criminalisation, NON à l’industrie minière, aux industries hydroélectriques, aux monocultures et aux autres mégaprojets, NON à ce que de nouveau des terres nous soient volées.</p>
<p>Ce qui nous a motivés, c’est  que nous avons dit OUI à la Vie, UI à la terre pour les paysannes et les paysans, OUI à la Défense de la Mère Nature.</p>
<p>La Marche Indigène, Paysanne et Populaire nous a montré qu’à travers tout le pays de nombreuses communautés et organisations disent YA BASTA, C’EST ASSEZ. Assez  d’injustice, d’oreilles restant sourdes à nos cris et devant nos exigences. Ces communautés et ces organisations ainsi que les personnes partageant leur projet affirment que l’heure est venue de dépasser nos divisions dans la lutte au nom des intérêts populaires, que l’heure est venue de marcher tous ensemble, comme nous l’avons fait tout au long de ces 214 kilomètres, affrontant la fatigue et les difficultés, écoutant toutes ces voix s’élevant aux quatre coins de notre pays, unissant nos forces et nos pensées, affirmant clairement nos objectifs et nos exigences. La Marche nous a permis également de mieux voir de quel côté se trouvaient les organisations, les communautés et les personnes.</p>
<p>La Marche nous a montré que, oui, nous pouvons rassembler nos diverses exigences locales et les transformer en une clameur nationale. Elle nous a montré que nous ne pouvons plus continuer à attendre, parce qu’on nous a fait attendre pendant des générations. Elle nous a montré que la lutte est le seul moyen dont nous disposons pour que notre voix soit entendue. Elle nous a montré que, grâce à nos mains et à la force organisée dont nous disposons, nous avons la certitude que nous commençons à construire un nouveau cycle à l’occasion de ce nouveau baktun qui débutera à la fin de cette année.</p>
<p>Au moment où nous entamons une nouvelle année de lutte, nous avons voulu l’entreprendre avec nos frères et sœurs de la Communauté Indigène Xinca de Santa María Xalapán. En plus de nous sentir unis dans une lutte commune, nous avons en effet la certitude que ce  temps est celui des Peuples Originaires. Un temps où toutes celles et tous ceux qui, avec nous, veulent un Guatemala fondé sur la reconnaissance de la diversité, de la dignité et de la justice, poursuivent leur marche tous ensemble.</p>
<p>C’est  pour ces raisons que nous faisons appel à tous ceux qui ont participé à la Marche Indigène, Paysanne et Populaire ; à tous ceux qui ont apporté leur soutien pour que cette Marche fût possible ; à tous ceux qui ont suivi nos pas, poussés par une espérance sans cesse renouvelée  et dont le cœur, malgré qu’ils soient à des kilomètres de distance, marchait avec nous tous et nous toutes. Nous lançons un appel à toutes celles et à tous ceux avec qui nous marchons pour que nous unissions nos voix et nos pensées, que nous gardions la tête claire, pour que  se rejoignent nos cœurs solidaires et pour que, toutes et tous, nous levions le poing, prêts à  combattre  l’injustice et l’oppression.</p>
<p><strong>Levons-nous, toutes et tous, et rendons possible une Aube Nouvelle.</strong><br />
<strong>Comité de Unidad Campesina –CUC-.</strong><br />
<strong>Ouvrières et ouvriers agricoles</strong><br />
<strong>à la tête claire, au coeur solidaire, les poings serrés, prêts au combat. </strong><br />
<em>Ixim uleu Jun Tz’i</em><br />
<em>Guatemala 15 Avril 2012</em></p>
<p><em>Traduit par Jean-Pierre Plumat</em></p>
<p><strong>De nombreuses réunions et formations du CUC (Comité d’unité paysanne)</strong> débutent par un cérémonial. Ici, les bougies et pétales de fleurs symbolisent les 4 points cardinaux et les 4 éléments fondamentaux (feu, terre, air et eau). Tout autour ont été disposés des feuilles de papier où figurent les mots «liberté», «justice»…comme un écho aux aspirations profondes d’un peuple dont la culture a été brimée des siècles durant.<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=kKGUIqKeg4g" target="_blank">Voir la vidéo</a></p>
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		<title>17 avril : Journée Internationale des Luttes Paysannes / Appel de Via Campesina</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 18:17:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 17 avril est la Journée Internationale des Luttes Paysannes, qui commémore le massacre de 19 paysans qui luttaient pour la terre et la justice au Brésil en 1996. Chaque année, ce jour est célébré dans le monde entier pour défendre les paysannes et paysans qui luttent pour leurs droits. Ces dernières années, nous avons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/04/DSCN19412.jpg" rel='lytebox[17-avril-journee-internationale-des-luttes-paysannes-appel-de-via-campesina-3]'><img class="alignright size-full wp-image-2189" title="DSCN1941" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/04/DSCN19412.jpg" alt="" width="869" height="507" /></a><br />
Le 17 avril est la Journée Internationale des Luttes Paysannes, qui commémore le massacre de 19 paysans qui luttaient pour la terre et la justice au Brésil en 1996. Chaque année, ce jour est célébré dans le monde entier pour défendre les paysannes et paysans qui luttent pour leurs droits.</p>
<p>Ces dernières années, nous avons enduré l’application de nouvelles politiques et de nouveaux modèles de développement basés sur l’expansion et l’expropriation de terrains, connus comme accaparement des terres. L’accaparement des terres est un phénomène développé par des investisseurs et des personnes ayant du pouvoir à échelle locale, nationale et internationale, avec la connivence des Etats et des autorités locales, pour contrôler les ressources les plus appréciées du monde.</p>
<p>Cet accaparement a provoqué la concentration de la terre et des ressources naturelles entre les mains de grands investisseurs, propriétaires de plantations, entreprises travaillant le bois, entreprises hydroélectriques et minières, agences touristiques et immobilières, autorités portuaires et des infrastructures, etc. La conséquence a été le délogement et le déplacement des populations locales (généralement des paysans et des paysannes), la violation des droits de l’homme et de la femme, l’augmentation de la pauvreté, la fracture sociale et la pollution de l’environnement. L’accaparement des terres va au-delà des structures impérialistes Nord-Sud : les sociétés transnationales concernées sont basées aux Etats-Unis, Europe, Chili, Mexique, Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Thaïlande, Malaisie, Indonésie et Corée du Sud.</p>
<p>Les institutions financières, comme les banques privées, les fonds de pensions et autres fonds de placements, se sont converties en agents puissants dans l’accaparement des terres, tout en continuant à mener des guerres pour prendre le contrôle des richesses naturelles. La Banque Mondiale et quelques banques régionales de développement sont en train de faciliter l’accaparement de terres et de l’eau moyennant la promotion de mesures et législations qui sont favorables aux corporations, comme la distribution de capital et garanties pour des sociétés d’investissement et le développement d’un modèle économique de développement destructeur et extractif. Entre-temps, la Banque Mondiale et autres institutions ont proposé sept principes pour l’Investissement Agricole Responsable (IAR) qui devraient prévenir les abus, mais qui en réalité rendent légitime l’accaparement  de terres pour les investisseurs publiques et privés. La Via Campesina, en collaboration avec des alliés et alliées clés, a protesté contre cette initiative durant ces deux dernières années.</p>
<p>L’accaparement des terres est un phénomène global basé sur la domination corporative de l’agriculture à travers le contrôle de la terre, l’eau, les graines et autres ressources. Beaucoup de gouvernements et cabinets stratégiques le justifient prétendant que l’agro-industrie moderniserait les pratiques agricoles arriérées et garantirait  la sécurité alimentaire pour tous. Cependant, ces raisons sont très diffuses et il a été démontré qu’elles sont complètement fausses dans la réalité.</p>
<p>Les agents clés derrière l’accaparement des terres donnent priorité aux profits plutôt qu’au bien-être des personnes : ils produisent des agrocarburants s’ils sont plus rentables que la production d’aliments ; et ils exportent leur production alimentaire si cette production est plus lucrative au lieu de la vendre sur le marché local. Dans cette course au bénéfice, l’agro-industrie est en train d’augmenter son contrôle des systèmes de production des aliments, monopolisant les ressources et dominant dans les processus de prise de décisions.</p>
<p>Les groupes de pression constitués par les corporatives possèdent une forte influence politique qui dépasse souvent les institutions démocratiques. De plus, ils agissent avec la complicité de la classe dirigeante locale et nationale (commerçants, politiciens et leader de communautés) qui ne protège pas son propre peuple du pillage.</p>
<p>L’accaparement des terres a dépossédé beaucoup de paysannes et paysans, ainsi que les peuples indigènes, surtout les femmes et les jeunes, à qui on a enlevé leurs ressources et leurs moyens d’existence. L’environnement souffre lui aussi. Les peuples indigènes et les minorités ethniques se sont vus expulsés de leur territoire par la force des armes, ce qui augmente leur vulnérabilité et dans certains cas occasionne aussi l’esclavage. Les fausses solutions au changement climatique, basées sur le marché, comme par exemple le concept en vogue de l’« économie verte » , est en train de réussir à séparer pour toujours les communautés locales de leurs ressources agricoles et naturelles.</p>
<p>Par conséquent, la Via Campesina lance un appel à tous et toutes ses membres et alliés, mouvements de pêcheurs, organisations de travailleurs agricoles, groupes d’étudiants et environnement, mouvements en faveur de la justice sociale, pour organiser des actions dans le monde entier en ce 17 avril pour exercer une démonstration massive de résistance populaire à l’accaparement des terres et mettre en avant la lutte contre le contrôle corporatif sur les ressources agricoles et naturelles.</p>
<p><strong>Unissons-nous et luttons ensemble :</strong></p>
<ul>
<li>Pour arrêter l’accaparement des terres et réclamer les terres prises. La terre devrait être dans les mains de ceux qui la travaillent !</li>
<li>Pour appliquer une réforme agraire intégrale afin d’apporter une justice sociale aux zones rurales.</li>
<li>Pour en finir avec le contrôle sur la vie de millions de personnes, exercé par quelques investisseurs et entreprises transnationales.</li>
<li>Pour s’opposer aux principes des « investissements agricoles responsables » (IAR) proposés par la Banque Mondiale, puisque le fait que les investisseurs et les entreprises accaparent des terres agricoles n’est pas du tout « responsable ».</li>
<li>Pour renforcer le système de production agricole basée sur l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire.</li>
</ul>
<p>Nous invitons les organisations, mouvements et groupements de personnes le 17 avril à organiser une action directe, une projection vidéo, un marché paysan, une occupation de terres, un débat, une protestation, une exposition d’art, ou n’importe quelle autre action représentant cet objectif.<br />
<strong>Terminons-en avec l’accaparement des terres !</strong><br />
<strong>La terre pour ceux qui la travaillent !</strong></p>
<p>Informations : <a href="mailto:viacampesina@viacampesina.org">viacampesina@viacampesina.org</a><br />
Texte publié par <a href="http://www.movimientos.org/" target="_blank">Minga Informativa de Movimientos Sociales </a></p>
<p><em>Traduction de l’espagnol : Graciana Rendón</em></p>
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		<title>Femmes : les mentalités changent…lentement !</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 13:46:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[R.D. du Congo]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette année, la journée internationale de la femme (8 mars) avait pour thème : &#171;&#160;L’autonomisation des femmes rurales, leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et le développement durable.&#160;&#187; Frères des Hommes qui a pour mission la participation à la construction d’un développement durable pour le Sud, la promotion des échanges Nord/Sud et Sud/Sud, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/DSC01769.jpg" rel='lytebox[femmes-les-mentalites-changent%e2%80%a6lentement]'><img class="alignright size-full wp-image-2135" title="DSC01769" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/DSC01769.jpg" alt="" width="1005" height="641" /></a><br />
Cette année, la journée internationale de la femme (8 mars) avait pour thème : &laquo;&nbsp;L’autonomisation des femmes rurales, leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et le développement durable.&nbsp;&raquo; Frères des Hommes qui a pour mission la participation à la construction d’un développement durable pour le Sud, la promotion des échanges Nord/Sud et Sud/Sud, et la sensibilisation du Nord aux problématiques du développement, ne pouvait pas manquer d’en faire mention.</p>
<p><strong>Bref rappel :</strong></p>
<p>La journée de la femme est célébrée chaque année le 8 mars dans de nombreux pays occidentaux. Les femmes sont alors reconnues pour leurs réalisations dans des domaines aussi variés que la politique, la culture, l’économie, … Cette célébration remonterait au début du XXème siècle avec les premières manifestations féministes et aurait été définitivement officialisée par les Nations unies en 1977. (<em>Si l’historique  vous intéresse et que vous souhaitez approfondir le sujet, vous retrouverez un article complet dans le trimestriel n° 98 intitulé « <a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/07/Bulletin-98.pdf" target="_blank">Femmes du monde</a> »(<em>format pdf</em>) disponible également sur ce site.</em>)</p>
<p><strong>Qu’en est-il aujourd’hui, au début du XXIe siècle ?</strong></p>
<p>Des progrès énormes ont été réalisés pour faire reculer la pauvreté dans le monde, mais la discrimination à l’égard des femmes pose encore de sérieux problèmes. Trop de femmes n’ont pas encore accès aux soins de santé, au travail et à l’enseignement, et ces injustices freinent le processus de développement. Au Sud, 25% des femmes adultes seraient encore illettrées. La journée de travail des femmes est plus longue que celle des hommes car en plus des tâches agricoles, elles doivent encore s’occuper de leur foyer quand elles rentrent chez elles. Les femmes représentent donc le pilier sur lequel repose l’essentiel de la main-d’œuvre.</p>
<p>Le changement passe donc par l’éducation des jeunes filles, l’accès à la terre et au crédit. Donner aux femmes les moyens d’agir et de développer leur activité revient à soutenir toute la communauté.</p>
<p><strong>Un exemple : les femmes d’Afrique</strong></p>
<p>Les femmes d’Afrique jouent un rôle considérable dans l’économie de leur pays. En ville, elles exercent de petits métiers, du commerce. Dans les campagnes, elles travaillent au champ, de longues heures durant. On les retrouve aussi sur les marchés où elles vendent leur production agricole ou les produits transformés issus de leurs récoltes. Elles représentent 70% de la force de travail et produisent 90% des denrées alimentaires.</p>
<p>Pourtant, malgré leurs positions clés, elles ne peuvent que cultiver la terre. Le contrôle de la terre ainsi que sa possession revient toujours aux hommes, ce qui constitue une injustice criante au vu des heures passées à l’exploiter et  la travailler. Il reste encore du chemin à parcourir ! Les mentalités changent, mais très lentement…</p>
<p>Mais, mettons l’accent sur des réalités concrètes et positives !</p>
<p>Ainsi, au Rwanda, les femmes jouent un rôle très important dans la vie politique et économique. La guerre les y a forcées, mais en définitive, c’est une bonne chose. Elles occupent maintenant des postes importants au gouvernement et au parlement. Elles détiennent 41% des entreprises. Et depuis 1999, elles peuvent hériter de propriétés.</p>
<p>Au Nigéria, les commerçantes Yoruba font bon usage du GSM. Elles sont en contact avec des personnes qui résident encore dans leur village d’origine et grâce à ces personnes, elles obtiennent des informations sur les récoltes à venir, elles discutent des prix et  passent des commandes…</p>
<p>En République Démocratique du Congo, des associations travaillent sans relâche pour améliorer les conditions des femmes au quotidien. Tel est le cas de l’APEF (Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin), partenaire de Frères des Hommes présent dans la région Sud-Kivu. Outre son travail sur le terrain, cette ONG est principalement gérée par les femmes, même si les hommes participent également à ses activités. Cela répond à l’un des objectifs de l’APEF qui consiste à renforcer les aptitudes de leadership des femmes.</p>
<p>Que ces exemples réussis puissent montrer la voie à d’autres dans un avenir proche !</p>
<p><em>Roxane Tilman</em></p>
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		<title>25 mars – Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/25-mars-%e2%80%93-qu%e2%80%99est-ce-qu%e2%80%99on-mange-ce-soir/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=25-mars-%25e2%2580%2593-qu%25e2%2580%2599est-ce-qu%25e2%2580%2599on-mange-ce-soir</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 13:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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<category>Agriculture</category><category>Amérique latine</category><category>Brésil</category><category>Environnement</category><category>Mouvement des paysans Sans Terre</category>
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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la semaine sans pesticides organisée par l’ASBL ADALIA, Frères des Hommes présente son kit de sensibilisation à la Ferme Nos Pilifs, Trassersweg 347 – 1120 Bruxelles, ce dimanche 25 mars de 10h à 17h. Un des objectifs majeurs de Frères des Hommes est de promouvoir un nouveau modèle agricole respectueux de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/pesticide.jpg" rel='lytebox[25-mars-%e2%80%93-qu%e2%80%99est-ce-qu%e2%80%99on-mange-ce-soir]'><img class="alignright size-full wp-image-2106" title="pesticide" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/pesticide.jpg" alt="" width="792" height="454" /></a><br />
Dans le cadre de la semaine sans pesticides organisée par l’ASBL <a href="http://www.adalia.be" target="_blank">ADALIA</a>, Frères des Hommes présente son kit de sensibilisation à la <a href="http://www.adalia.be/vpage.php?id=21" target="_blank">Ferme Nos Pilifs</a>, Trassersweg 347 – 1120 Bruxelles,  ce dimanche 25 mars de 10h à 17h.</p>
<p>Un des objectifs majeurs de Frères des Hommes est de promouvoir un nouveau modèle agricole respectueux de l’environnement, de la santé et des droits des travailleurs aussi bien au Nord qu’au Sud. Lutter contre l’expansion des pesticides, en restreindre leur utilisation, promouvoir une agriculture biologique et se passer des OGM est également au centre de ses préoccupations.</p>
<p>Frères des Hommes travaille en étroite collaboration avec le MST (Mouvement des Paysans Sans Terre) du Brésil, et ce depuis de nombreuses années. Ensemble, nous défendons une réforme agraire qui facilite l’accès à la terre aux petits paysans et qui favorise par la même occasion l’agriculture paysanne familiale.</p>
<p>Il est important de rappeler que le Brésil est le champion toute catégorie de l’utilisation des pesticides, devançant même les Etats-Unis avec une consommation de 5,2 litres de pesticides par an et par habitant. On comprend dès lors la mission du MST qui participe actuellement à une campagne au Brésil pour en dénoncer  les dangers.<br />
Frères des Hommes s’investit également dans des activités de sensibilisation ici en Belgique. D’où l’importance de sa présence à la Semaine sans pesticides. FdH met à disposition de la population un kit de sensibilisation aux dangers des pesticides.</p>
<p><strong>En quoi consiste-t-il ?</strong></p>
<p>Il se compose d’un jeu de plateau (le jeu de la coccinelle), de panneaux de présentation du MST, de flyers, d’affiches et de brochure abordant la thématique des pesticides en général et la situation spécifique de la Belgique et du Brésil en la matière…<br />
Vous avez envie d’en savoir plus sur le sujet  tout en vous amusant?<br />
Venez nous rendre visite sur notre stand.<br />
Nous vous y attendons avec plaisir…</p>
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		<title>Terre et violence au Guatemala</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 11:21:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Guatemala]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
<category>Amérique latine</category><category>Guatemala</category>
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		<description><![CDATA[La question agraire au Guatemala reste extrêmement délicate et génère régulièrement des épisodes de violence. Notre partenaire local, le CUC (Comité d’Unité Paysanne) nous a transmis un communiqué relatif à des événements qui se sont produit dans le Nord du Quiché. Titre du communiqué: Les événements de El Regadio démontrent qu’il est urgent d’aborder le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/PHOTO009.jpg" rel='lytebox[terre-et-violence-au-guatemala]'><img class="alignright size-full wp-image-2081" title="PHOTO009" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/PHOTO009.jpg" alt="" width="1000" height="731" /></a><br />
La question agraire au Guatemala reste extrêmement délicate et génère régulièrement des épisodes de violence. Notre partenaire local, le <a href="http://www.cuc.org.gt/es/" target="_blank">CUC</a> (Comité d’Unité Paysanne) nous a transmis un communiqué relatif à des événements qui se sont produit dans le Nord du Quiché. Titre du communiqué: <strong>Les événements de El Regadio démontrent qu’il est urgent d’aborder le problème agraire du Nord du Quiché.</strong><br />
Le communiqué en question : Ayant appris que des forces spéciales de la Police nationale civile (PNC) et l’armée se dirigeaient vers la communauté de Tzansiwan, établie à Cunén, le Comité de Unidad Campesina (CUC) souhaite réagir :</p>
<p>La communauté de El Regadío se trouve depuis au moins 200 ans à l’endroit où elle est actuellement. De génération en génération, ses membres ont vécu dans ce lieu et ont cultivé sa terre. Dans les années 1980, la famille Brol – des propriétaires terriens originaires de Cotzal, responsables de meurtres de paysans et impliqués dans la répression exercée à l’encontre des peuples ixil et quiché – s’est approprié des terres appartenant aux communautés, de la même manière qu’elle avait mis la main sur des terrains municipaux pour fonder, à Cotzal, la Finca San Francisco.</p>
<p>En 2007, le gouvernement a annoncé qu’il avait autorisé la construction de la centrale hydroélectrique Palo Viejo, qui utiliserait le cours de la rivière Cotzal et ses trois affluents (Chipal, El Regadío et Arroyo Escondido). Les habitants de El Regadío se sont opposés au détournement de l’eau indispensable à la culture de leurs terres. En réaction, le propriétaire terrien Pedro Brol a ordonné à ses gardes de sécurité de tirer, durant la nuit, en direction de la communauté.</p>
<p>Le 28 novembre 2011, les habitants de El Regadío ont été attaqués par les gardes de sécurité de Pedro Brol. Les membres de la communauté se sont défendus et ont désarmé les gardes privés. Puis, les habitants de El Regadío sont allés confier les armes à la Cour des droits de l’homme. Les membres de cette cour les ont accompagnés au ministère de l’Intérieur afin de dénoncer cette attaque.</p>
<p>En réaction, Pedro Brol, par le biais de ses avocats et avec la complicité des procureurs du ministère de l’Intérieur, a accusé 9 camarades de El Regadío de vol aggravé et de tentative d’assassinat, sans tenir compte du fait que des négociations sur ce conflit sont en train d’être menées. Curieusement, la police a agi immédiatement et a arrêté ce jeudi Felipe Gutiérrez, leader de la communauté de El Regadío. Son audience était prévue le 13 février mais, étrangement, elle a été reportée et déplacée vers un autre lieu. Quand, après le report de l’audience, les membres de la communauté sont rentrés chez eux, ils ont découvert que la famille Brol avait détruit plus de 114 hectares de maïs et de haricots. Sur le chemin du retour, ils sont tombés sur une patrouille, qu’ils ont accusée d’être complice de cette destruction. Conformément au droit maya, ils ont présenté la patrouille aux autorités communautaires de Tzansiwan afin de clarifier sa participation aux faits.</p>
<p>Des discussions ont été entamées avec différentes autorités régionales afin que le problème agraire soit résolu. Le lendemain, les policiers ont été conduits à la Cour des droits de l’homme. L’envoi de 10 camions de l’armée, de 40 véhicules de police et de 2 hélicoptères qui se trouvent entre Cunén et Uspantán ne se justifie donc pas.</p>
<p>Avec des membres de la Cour des droits de l’homme, de la Police nationale civile et du juge local, les membres de la communauté sont parvenus aux accords suivants :</p>
<ul>
<li>L’audience prévue aura bien lieu et le leader communautaire Felipe Gutiérrez sera libéré ;</li>
<li>Les mandats d’arrêt lancés contre 25 paysans (membres de 6 communautés situées dans les communes de Cunén, Uspantán et Ixcán) seront suspendus. Ces paysans avaient été accusés à tort par des propriétaires terriens parce qu’ils s’étaient opposés au détournement des terres de leurs ancêtres ;</li>
<li>Une commission sera créée afin que les dommages et les préjudices causés aux habitants de la communauté de El Regadío soient vérifiés, et les biens détruits seront restitués ou feront l’objet d&#8217;une compensation ;</li>
<li>Une conférence, à laquelle participera le procureur général du ministère public et qui sera présidée par la Cour suprême de justice, sera organisée afin que les moyens utilisés à l’encontre de la population paysanne soient clarifiés, le but étant d’éviter le recours à la procédure d’usage, qui ne fait qu’exacerber le conflit agraire ;</li>
<li>Les corps paramilitaires qui sont au service des grands propriétaires terriens de la région seront désarmés. En effet, ils provoquent menaces et intimidations, et créent un climat d’angoisse et d’impunité dans la région, et ce, dans l’intérêt des propriétaires terriens.</li>
</ul>
<p>Compte tenu des faits mentionnés, le Comité de Unidad Campesina (CUC) adopte les positions suivantes :</p>
<ul>
<li>Nous tenons le gouvernement de Pérez Molina pour responsable de tout fait qui aggraverait le conflit agraire présent dans la région, et des dommages dont les populations de El Regadío et de Tzansiwan seraient victimes ;</li>
<li>Nous exigeons que la ministre de l’Intérieur procède à la destitution du procureur adjoint du ministère, Benjamín Cruz Velazco de Nebaj, pour son comportement arbitraire et ses alliances avec les propriétaires terriens locaux, qui ont envenimé le conflit agraire ;</li>
<li>Nous demandons la libération du camarade Felipe Gutiérrez et la suspension des mandats d’arrêt lancés contre des leaders communautaires parce qu’ils ont défendu leurs terres ;</li>
<li>Nous demandons la mise en oeuvre d’une investigation impartiale et chronologique sur la propriété et la possession des terres dans les municipalités ixiles et les communes et Cunén, Uspantán et Chicamán, afin que les droits historiques des communautés soient garantis. En effet, ces populations, qui vivent dans cette région depuis des générations, sont à présent lésées et dépouillées des terres héritées de leurs ancêtres pour que des installations hydroélectriques puissent être construites;</li>
<li>Nous pensons que l’opinion publique nationale et internationale se doit de se tenir au fait de ce qui se passe dans les communautés de El Regadío et Tzansiwan.</li>
</ul>
<p>Le 14 février 2012</p>
<p><em>Traduit par Petra Komendova</em></p>
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		<title>Elections 2012 au Sénégal</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Mar 2012 14:54:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Président sortant Abdoulaye Wade affrontera Macky Sall le 18 mars prochain pour le deuxième tour de la présidence sénégalaise. Wade, âgé de 85 ans, est actuellement en tête avec 35% des voix contre 27%. Malgré les résultats, la déception était de mise chez le Président qui était certain de l’emporter au premier tour. Quant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/senegal_30042008-046.jpg" rel='lytebox[elections-2012-au-senegal]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2012/03/senegal_30042008-046.jpg" alt="" title="senegal_30042008 046" width="1000" height="690" class="alignright size-full wp-image-2091" /></a><br />
Le Président sortant Abdoulaye Wade affrontera Macky Sall le 18 mars prochain pour le deuxième tour de la présidence sénégalaise. Wade, âgé de 85 ans, est actuellement en tête avec 35% des voix contre 27%. Malgré les résultats, la déception était de mise chez le Président qui était certain de l’emporter au premier tour. Quant à Sall (50 ans et ancien premier ministre), il  est soutenu par Youssou Ndour dont la candidature a été rejetée par le conseil constitutionnel. Les élections du dimanche 26 février se sont déroulées dans le calme. Le Président a néanmoins été hué à sa sortie des urnes. En cause, sa candidature qui a été jugée inconstitutionnelle. Auparavant, des conflits ont été réprimés dans la violence et ont eu pour conséquence la mort d’une dizaine de personnes et ce, toujours pour la même raison : la volonté de Wade de se présenter pour un troisième mandat en dépit du fait que la constitution n’en autorise que deux. Il a été mentionné que la limite à deux mandats présidentiels ne concernait pas Wade car cette loi a été votée en 2001 et le Président était déjà élu à cette époque. Cette décision n’a pas manqué d’être contestée par Paris et Washington. Les médias sénégalais ont avancé, quant à eux, qu’il y a eu corruption de 5 juges de la cour au moment des faits. En dépit de ces incidents, il est quand même à noter que le Sénégal est un des rares pays d’Afrique à connaître un régime démocratique depuis son indépendance. Et la liberté d’expression y est très souvent respectée. Au Sénégal, règne également une incroyable vitalité surtout de la part des jeunes. Pour exemple, les groupes de jeunes rappeurs (on parle de plus de 3000) ont une véritable force. Ils expriment leur rage et leur frustration et ils dénoncent la corruption et les injustices. Le plus médiatique d’entre eux, « Y en a marre », a organisé un rassemblement à Dakar qui a été ensuite interdit par la police. Les femmes ne sont pas en reste non plus. Elles se sont déplacées massivement pour voter. On compte plus de 5,3 millions d’électeurs en tout. Toutes ces personnes espèrent un changement de régime. Elles reprochent au Président ses dépenses faramineuses et sa volonté de placer aux postes clés son fils Karim surnommé « Monsieur 15% » en raison des commissions qu’il exige sur les contrats publics.  Et elles dénoncent leurs conditions de vie déplorable en matière de soins de santé, d’éducation, d’emploi et de logement. …Suite au deuxième tour !</p>
<p><em>Roxane Tilman</em></p>
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