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	<title>Freres des Hommes</title>
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	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
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		<title>19 jeunes de Thuin à Dakar</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 14:41:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<category>Afrique</category><category>Sénégal</category>
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		<description><![CDATA[
Les élèves de 6ème Techniques Sociales de l’Institut Notre-Dame (IND) de Thuin rêvaient d’un voyage de fin d’études, mais pas n’importe lequel ! Avec leurs professeurs, éducateurs et directeur, ils ont voulu en faire un voyage solidaire auquel ils se préparent activement depuis plusieurs mois grâce notamment à l’accompagnement de l’ONG « Frères des Hommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/01/thuin.JPG" target="_blank" rel='lytebox[19-jeunes-de-thuin-a-dakar]'><img class="alignright size-medium wp-image-252" title="jeunes-thuin" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/01/thuin.JPG" alt="" width="260" height="131" /></a><br />
Les élèves de 6ème Techniques Sociales de l’Institut Notre-Dame (IND) de Thuin rêvaient d’un voyage de fin d’études, mais pas n’importe lequel ! Avec leurs professeurs, éducateurs et directeur, ils ont voulu en faire un voyage solidaire auquel ils se préparent activement depuis plusieurs mois grâce notamment à l’accompagnement de l’ONG « Frères des Hommes » et d’  « Annoncer la Couleur ». Ainsi est donc né le projet « Champs communs ».</p>
<p>Le 29 janvier prochain, à 19h, ces jeunes thudiniens s’envoleront pour le Sénégal depuis l’aéroport de Zaventem. Dans un premier temps, ils rejoindront l’ONG sénégalaise Intermondes qui les mettra en contact avec des enfants talibés, des groupes de jeunes de la banlieue de Dakar et des coopératives de femmes. Ils gagneront ensuite le village de Guelakh (Nord-Ouest) afin d’y découvrir les actions et projets ingénieusement développés par les populations locales pour garantir leur avenir, tous dans la ligne du développement durable : ferme écologique, reboisement, centre de formation pour les jeunes du village, production de fromages par une coopérative auto-financée et gérée par des groupes de femmes, développement de l’énergie solaire, etc.</p>
<p>Afin de préparer les jeunes à cette rencontre interculturelle et solidaire, l’école de Thuin a développé un partenariat avec l’ONG « Frères des Hommes », qui s’investit depuis des années dans l’accompagnement d’échanges Nord/Sud et soutient les projets du village de Guelakh, ainsi qu’avec « Annoncer la Couleur », programme fédéral belge de sensibilisation aux relations Nord/Sud.</p>
<p>Les jeunes rentreront en Belgique le 12 février (à 11h50 à Zaventem) avec, dans leurs bagages, une expérience de vie enrichissante, des réflexions et souvenirs qui alimenteront à la fois leur travail de fin d’études et les activités au cours desquelles ils témoigneront de leur voyage.</p>
<p><strong>N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et nous rencontrer :</strong></p>
<ul>
<li>Frères des Hommes : <a href="http://www.freresdeshommes.org/contact/" target="_blank">Vanessa Stappers </a>/ <a href="http://www.freresdeshommes.org/contact/" target="_blank">Milena Merlino</a> – Rue de Londres 18 – 1050 Bruxelles – Tél : 02/512.97.94 – Fax : 02/511.47.61</li>
<li>Institut Notre-Dame : Patrick Vandenbergh (vandenberghpat@hotmail.com) IND – Grand’rue 68 – 6530 Thuin – Tél : 071/59.00.47 – Fax : 071/59.54.81</li>
<li>Annoncer la Couleur : Fabienne Malaise-Berthelier (dgac.annoncerlacouleur@hainaut.be) &#8211; DGAC – Rue Warocqué 59 – 7100 La Louvière – Tél : 064/31.28.26 – Fax : 064/31.28.21</li>
</ul>
<p><strong>Avec le soutien de :</strong> la Communauté Française, Annoncer la Couleur, L’école des Loisirs éditions, le Magasin de jeux coopératifs « l’Une et l’Autre » (Montignies-sur-Sambre), la Librairie Molière (Charleroi), les Papeteries Manes (Charleroi), Cheminée Fays, Micro-printer Informatique (Gozée), le Palais de la bière (La Louvière), la Pharmacie du Bultia (Nalines), Sprl Dandrimont-Tangre (Gozée)… et bien d’autres encore !</p>
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		<title>Le droit à l&#8217;eau</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 13:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
<category>Bolivie</category>
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		<description><![CDATA[
Dès la naissance du mouvement altermondialiste s&#8217;est constituée une composante défendant l&#8217;eau comme droit humain et service public. Ces nouveaux militants de l&#8217;eau se sont réunis régulièrement dans les Forums d&#8217;ONG au niveau mondial (Porto Alegre&#8230;) et régional. On se souvient aussi en 2000 de leur soutien aux révoltes populaires de Cochabamba (Bolivie) face aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/12/eau.jpg" rel='lytebox[le-droit-a-leau]'><img class="alignright size-medium wp-image-415" title="eau" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/12/eau-300x175.jpg" alt="eau" width="260" height="140" /></a><br />
Dès la naissance du mouvement altermondialiste s&#8217;est constituée une composante défendant l&#8217;eau comme droit humain et service public. Ces nouveaux militants de l&#8217;eau se sont réunis régulièrement dans les Forums d&#8217;ONG au niveau mondial (Porto Alegre&#8230;) et régional. On se souvient aussi en 2000 de leur soutien aux révoltes populaires de Cochabamba (Bolivie) face aux tentatives de privatisation par une multinationale française. Le mouvement organise alors systématiquement des Forums alternatifs au Forum Mondial de l&#8217;eau organisé tous les 3 ans par le Conseil mondial de l&#8217;Eau (CME) et qui a été créé par les multinationales francaises de l&#8217;eau.</p>
<p>Le CME considère l&#8217;eau comme un bien économique et a la volonté de voir les services de distribution et d&#8217;assainissement de l&#8217;eau privatisés. Un de ses modèles préférés de privatisation est le partenariat public-privé où les coûts vont à la collectivité et les bénéfices où vous savez&#8230;.</p>
<p>En mars 2007, à l&#8217;initiative de l&#8217;économiste Riccardo Petrella, d&#8217;un comité d&#8217;ONG et le soutien du groupe GUE (Gauche Unitaire Européenne) , s&#8217;est organisé au Parlement Européen une Assemblée Mondiale pour l&#8217;eau dont l&#8217;objectif était d&#8217;obtenir, des élus et des participants, des engagements plus concrets en faveur de l&#8217;accès à l&#8217;eau pour tous. Les 4 principes à promouvoir et à concrétiser étaient :</p>
<ul>
<li>L&#8217;accès à l&#8217;eau comme droit humain</li>
<li>L&#8217;eau comme bien commun mondial</li>
<li>Développer le financement public de l&#8217;eau</li>
<li>Encourager la participation des citoyens aux décisions</li>
</ul>
<p>L&#8217;objectif de faire reconnaître l&#8217;eau comme droit humain par l&#8217;ONU serait une première étape morale et juridique pour obliger les états membres à dégager les moyens pour financer l&#8217;accès à l&#8217;eau potable et aux structures d&#8217;assainissement à des milliards de personnes. Des résolutions allant dans ce sens ont été votées aux Parlements Européen, Panafricain et Parlatino (Amérique centrale et du Sud).</p>
<p>Cependant, en février 2008  le Conseil Des Droits de l&#8217;Homme de l&#8217;ONU a refusé de donner la priorité à cette question et devant le veto posé par les Etats-Unis, suivis en cela par le Canada et d’autres pays membres du Conseil, celui-ci a décidé de se limiter à nommer un rapporteur sur le droit à l’eau censé faire rapport sur la question dans trois ans (voir article de Riccardo Petrella « Adieu le droit Humain à l&#8217;Eau ? » La Libre, 21/04/08).</p>
<p>Avec des ONG et des artistes, nous avons alors organisé devant le Parlement Européen une manifestation demandant une intervention plus énergique auprès de l&#8217;ONU. A noter aussi que beaucoup d&#8217;élus sont très ambigus : ils soutiennent le droit à l&#8217;eau, mais encouragent le partenariat public-privé. Au Parlement Européen, par exemple, une majorité d&#8217;élus de gauche comme de droite soutient le Traité de Lisbonne qui prône la libéralisation de tous les services publics.</p>
<p>En février 2009, lors d&#8217;une conférence internationale &#8220;Faire la Paix avec l&#8217;eau&#8221; co-organisée par Petrella et Gorbatchev, les participants ont réaffirmé au monde politique leur souhait de voir émerger un Protocole Mondial pour l&#8217;Eau.</p>
<p>De son côté, Maud Barlow, une des militantes les plus engagées du mouvement en Amérique du Nord, a pu devenir Conseillère pour l&#8217;eau du Président de l&#8217;Assemblée des Nations Unies et continue à se battre pour qu&#8217;une Convention internationale pour le droit à l&#8217;eau soit approuvée par l&#8217;ONU.</p>
<p>En mars 2009 lors du Forum Mondial de l&#8217;Eau d&#8217;Istanbul, face au discours dominant, une vingtaine de gouvernements du Sud ont fait une déclaration alternative pour le droit à l&#8217;eau.</p>
<p>Nous savons déjà que le Conseil Mondial de l&#8217;eau a mis le droit à l&#8217;eau comme un de ses sujets principaux du prochain Forum Mondial de l&#8217;Eau à Marseille en mars 2012. Le CME veut sans doute essayer de se donner une légitimité et contrer ses opposants qui veulent transmettre l&#8217;organisation de ce Forum à l&#8217;ONU.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, en plus des élus, la stratégie du mouvement associatif est d&#8217;associer les entreprises publiques. Une association d&#8217;entreprises publiques européennes s&#8217;est créée récemment. Elle a pour nom Aqua Publica Europea et défend le secteur public face au lobbying d&#8217;Aquafed qui est la Fédération internationale du secteur privé de l&#8217;eau. Un autre réseau associant des ONG, les syndicats, les chercheurs et les entreprises publiques est &#8220;Reclaiming Public Water Network&#8221;. Son objectif est de promouvoir le partenariat public-public  pour améliorer l&#8217;efficacité et la coopération de ce secteur.</p>
<p>Le partenariat public-public vise à pallier à la faiblesse institutionnelle et au manque de savoir-faire des entreprises publiques qui gèrent les services d’eau. Ce mécanisme prévoit leur assistance par d’autres gestionnaires publics des services de l’eau qui aident au développement de capacités sur le plan de la gestion, des finances, sans la réalisation de bénéfices.</p>
<p>La Commission Européenne vient d&#8217;approuver un fonds de soutien au partenariat public-public, mais son Président Barroso, qui vient d&#8217;être réélu pour un 2ème mandat, a annoncé sa volonté de libéraliser tous les services environnementaux dont ceux de l&#8217;eau.</p>
<p>Pour défendre ces services publics, des mobilisations citoyennes seront donc essentielles. Le réseau eau d&#8217;ATTAC-Europe (AQUATTAC) me semble un des plus prometteurs et représentatifs. ATTAC a aussi l&#8217;avantage de réunir de nombreux réseaux liés directement aux combats pour l&#8217;eau (justice fiscale, taxation des transactions financières, défense des services publics&#8230;). Deux moments importants à l&#8217;agenda européen : la pression sur les nouveaux élus du Parlement Européen et la mobilisation pour Marseille en 2012 !</p>
<p><em>Texte de Kim Lê Quang, membre du réseau Aquattac</em></p>
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		<title>Comment l’éducation populaire donne un nouveau visage  à la femme congolaise</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 10:03:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Education populaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le Sud Kivu, à l’Est du Congo, l’APEF (Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin) se bat aux côtés des femmes afin qu’elles puissent développer des moyens de subsistance et défendre leurs droits. Son fil conducteur et outil de prédilection avec ce public très défavorisé : l’éducation populaire. Notre  responsable du projet, Cecilia Díaz, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Grâce à l’aide de l’APEF  des centaines de femmes ont pu améliorer leur niveau de vie." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00170.jpg" target="_blank" rel='lytebox[education-populaire-en-rdc]'><img class="alignright size-medium wp-image-349" title="DSC00170" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00170-300x159.jpg" alt="DSC00170" width="260" height="140" /></a>Dans le Sud Kivu, à l’Est du Congo, l’APEF (Association pour la Promotion de l’Entreprenariat Féminin) se bat aux côtés des femmes afin qu’elles puissent développer des moyens de subsistance et défendre leurs droits. Son fil conducteur et outil de prédilection avec ce public très défavorisé : l’éducation populaire. Notre  responsable du projet, Cecilia Díaz, a recueilli les témoignages de Nunu Salufa, coordinatrice et animatrice, et Anny Ilunga Mujinga, chargée des animations au sein de l’association. Des propos éclairants sur les méthodes concrètes utilisées par l’éducation populaire et les fruits qu’elle peut apporter.</p>
<p><strong>Cecilia Díaz, Frères des Hommes (C.D) : Comment concevez-vous votre travail d’éducation populaire avec les femmes congolaises?</strong></p>
<p><strong>Anny Ilunga Mujinga (A.I.M) : </strong>En fait, notre objectif est que les femmes conscientisent les problèmes vécus et qu’à travers la sensibilisation, elles parviennent à changer, que les mentalités, les comportements puissent se transformer.</p>
<p><strong>Nunu Salufa (N.S.) :</strong> Par ce changement des mentalités, nous voulons parvenir à une société équitable où hommes et femmes trouvent leur place sans qu’aucune partie ne soit lésée. Il faut dire que le contexte général est difficile, c’est celui d’une dégradation économique qui perdure depuis plus de 35 ans en raison de la mauvaise gestion du pays. Au règne de Mobutu ont succédé des conflits dans la région des Grands Lacs, des guerres à répétition….  Cette situation a entraîné une débâcle socio-économique qui a contraint la femme à trouver elle-même des moyens de subsistance pour la famille. L’APEF en accompagne ainsi 1800 rassemblées dans plus de 80 petites associations à l’heure actuelle à travers, entre autres, l’octroi de micro-crédits leur permettant de mettre sur pied des commerces,  faire de l’élevage de poulets, de la savonnerie, etc…. Et aujourd’hui, ce sont elles qui pallient en grande partie aux besoins familiaux ou qui assument le paiement des frais scolaires des enfants, les soins de santé, les dépenses ménagères, la nourriture, etc…</p>
<p><strong>C.D : Quelle est votre approche ? </strong></p>
<p><strong>N.S :</strong> Nous avons une approche participative, c’est-à-dire que quand nous rencontrons une communauté, nous cherchons d’abord à la connaître par le biais d’interviews. Ensuite, nous allons vers elle afin de nous imprégner des problèmes qu’elle vit. Ensemble, nous essayons de tracer des lignes directrices qui peuvent aider la femme à sortir de ses problèmes. En fait, nous nous intéressons plus spécifiquement à la femme car nous savons qu’à travers elle, c’est toute la communauté qui va bénéficier de l’information. La méthode participative est très exigeante pour les animateurs, mais c’est à notre sens la meilleure car elle permet que la personne se découvre et ensemble, nous pouvons essayer de trouver des solutions.</p>
<p><strong>C. D : Concrètement, comment procédez-vous pour transmettre l’information, pour inciter les femmes à participer?</strong></p>
<p><strong>N.S :</strong> Parfois, j’utilise des saynètes. A travers le théâtre et la mise en scène, la femme écoute, s’identifie aux personnages et tire des leçons de son vécu. Le message passe aisément. C’est une des meilleures façons de communiquer, surtout avec ces femmes qui sont pour la plupart accablées par les problèmes. Cette méthode permet de mieux capter leur attention et de faire passer des idées. Nous mettons donc en scène une histoire où l’on parle, par exemple, de la façon de bien gérer le micro-crédit, on aborde la question des « magouilles » aussi…</p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Nous avons découvert que cette méthode favorise une meilleure compréhension chez la femme. C’est vrai, son esprit est souvent encombré de beaucoup de problèmes et elle ne peut pas tout mémoriser. Par le théâtre, elle apprend plus facilement. Les scènes lui rappellent parfois quelque chose qu’elle a vécu ou entendu.</p>
<p><strong>N.S</strong> : En plus des saynètes, nous organisons aussi des carrefours à travers lesquels les femmes peuvent se découvrir également. Par exemple, je prépare un questionnaire sur l’approvisionnement ou les produits à commercialiser. Les femmes travaillent alors en groupes et exposent ensuite le résultat de leurs échanges à la salle. Au moment de la mise en commun à laquelle tout le monde participe, j’essaie de faire des commentaires, des ajouts par rapport aux travaux réalisés par les femmes. C’est un espace de discussion où elles peuvent encore poser des questions. Voilà des méthodes qui font que les femmes mémorisent rapidement la matière.</p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Les carrefours s’inscrivent également dans l’approche participative dans la mesure où l’on donne l’occasion à la femme de libérer son expression. Dans le carrefour, chacune est obligée de parler, d’apporter sa contribution au travail qui lui a été proposé en parlant de ce qu’elle connaît, de son expérience. Il y a des femmes qui n’ont pas le courage de témoigner en public, mais à travers ces petits travaux, les femmes parviennent à s’exprimer sans honte et clairement.</p>
<p><strong>C.D. : Vous demandez également à la femme qu’elle restitue la formation qu’elle a suivie auprès des autres membres de l’association…</strong></p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Effectivement, nous organisons ce que nous appelons une restitution guidée. La formation est donnée à un petit nombre de femmes et nous nous efforçons ensuite de les accompagner dans un exercice de restitution auprès du groupe élargi qui n’a pas eu la chance de participer au cours. C’est une façon de faire parvenir le message à tout le monde.  Notre rôle est alors d’aider la femme qui a été à la formation en la complétant dans ce qu’elle n’a pas été capable de reformuler. La formation ne se limite donc pas à un groupe de personnes, mais ainsi fait tache d’huile et cela donne de bons résultats.</p>
<p><strong>N.S.</strong> : Un engagement est en fait pris par ces femmes qui participent à la formation pour qu’elles en restituent le contenu auprès de leur groupe. C’est une des obligations que nous leur demandons de prendre. Elles ne peuvent faire cette restitution seules car parfois les matières sont ardues. Il faut qu’elles soient aidées et accompagnées lors de la transmission du message. Nous avons donc pour obligation à notre tour d’aider cette femme à transmettre la formation aux autres. C’est la raison pour laquelle nous parlons de restitution guidée dans la mesure où la femme doit être guidée par la formatrice qui a participé à la formation. C’est une bonne méthode car nous ne pouvons pas convoquer aux formations les 1800 femmes qu’APEF encadre.</p>
<p><strong>C.D. : Quels sont les besoins auxquels vous tentez de répondre par cette méthode ?</strong></p>
<p><strong>A.I.M.</strong> : Les besoins sont vraiment énormes. Les femmes demandent à être soutenues dans leurs multiples difficultés, elles veulent faire entendre leur voix et nous les conscientisons donc afin qu’elles puissent être représentées au travers des postes de décisions.</p>
<p><strong>N.S.</strong> : Les femmes éprouvent le besoin d’harmonie dans les familles en terme de genre et il y a des milieux où cette harmonie n’existe pas. La masse de travail est considérable sur ce plan et nous pensons que l’APEF seule n’est pas en mesure de couvrir tous ces besoins. Parmi ceux-ci, nous remarquons que les femmes n’arrivent parfois pas à comprendre qu’elles sont exposées à beaucoup de maladies. Nous faisons donc de la sensibilisation sur cette question. N’osant se refuser à leur mari, certaines tombent enceintes et accouchent même parfois deux fois par an, ce qui est vraiment anormal lorsque l’on est dans un processus de survie. En effet, où trouvera-t-elle les revenus pour nourrir ses enfants ? Certains souffrent par conséquent de malnutrition. Un appui en terme de santé reproductive de la femme est indispensable dans la région. Nous tentons bien de contacter des organisations dans le secteur, mais elles sont peu nombreuses et ne parviennent pas toujours à répondre aux besoins d’animations.</p>
<p><strong>C.D. : Quelles sont les difficultés majeures que vous rencontrez ?</strong></p>
<p><strong>N.S.</strong> : Les femmes ont parfois des difficultés à dégager du temps pour participer aux formations. En effet, leurs besoins nécessitent qu’elles s’occupent de leurs activités quotidiennes, de l’approvisionnement de leur famille, etc. La femme est en quête de survie, ne l’oublions pas. Par ailleurs, les outils de communication font défaut. Si nous voulons transmettre une information à une femme qui se trouve très loin de Bukavu, nous n’y parvenons pas toujours car il n’y a ni courrier électronique, ni radio… Les femmes des campagnes sont donc particulièrement isolées. Les intervenants dans la région sont également peu nombreux ou parfois, n’ont pas les moyens de travailler avec les populations. Ce manque de moyens limite également le suivi qui devrait être apporté à certaines actions. Nous nous trouvons également face à cette problématique lorsqu’une femme veut avoir un crédit important car l’APEF n’est pas toujours en mesure de le lui accorder. Comme les femmes sont nombreuses, nous cherchons à satisfaire au moins une partie des demandes, mais les autres restent en attente et parfois se découragent.</p>
<p><strong>C.D. : Mais il y a aussi les réussites, bien entendu…</strong></p>
<p><a title="Depuis 2006, l’APEF cible ses actions sur les ménages, principalement en milieu rural. Les hommes sont ainsi directement impliqués pour permettre un changement de regard de la société congolaise sur les femmes." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00196.JPG" target="_blank" rel='lytebox[education-populaire-en-rdc]'><img class="alignleft size-medium wp-image-366" title="DSC00196" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/10/DSC00196-300x225.jpg" alt="DSC00196" width="300" height="225" /></a><strong>A.I.M.</strong> : Sans aucun doute. Ainsi, nous remarquons maintenant que les femmes sont davantage à  l’avant-plan. Certaines gèrent même des petites unités de production. La méthode participative que nous utilisons a aussi encouragé beaucoup d’hommes à s’impliquer dans les activités de leurs épouses. Certains sont même disposés à faire de la sensibilisation sur la problématique du genre, que ce soit à travers des émissions de radio ou encore lors de rencontres avec d’autres hommes. Notre travail a également incité des femmes à insister pour régulariser leur mariage et ainsi faire valoir leurs droits au sein de la famille. Petit à petit, nous constatons que plus d’hommes et de femmes travaillent ensemble, que les barrières tombent. L’homme commence à découvrir que la femme est un partenaire incontournable et qu’ils doivent collaborer.</p>
<p><strong>N.S</strong>: Le rapprochement hommes/femmes se voit également par le fait que nous avons commencé à octroyer des crédits aux ménages (et donc plus seulement à la femme). Nous savons que cela renforce le pouvoir de la femme au sein de la famille car si l’homme a obtenu ce crédit, il sait que c’est grâce à elle. Alors qu’au départ, le mari empêchait parfois son épouse de sortir, il l’encourage maintenant de plus en plus souvent à poursuivre son activité car il a compris les bénéfices que pouvait en tirer la famille. C’est ainsi que l’image de la femme évolue peu à peu… Et puis, la femme est maintenant persuadée qu’elle doit aussi se préoccuper de son avenir et notamment de sa pension. Elle apprend à gérer son argent en conséquence, en économisant pour ses vieux jours au lieu de compter sur ses enfants. C’est donc également son autonomie future qu’elle prépare de la sorte. Enfin, au terme de 12 années d’expérience sur le terrain, l’APEF commence à constater que certaines femmes sortent peu à peu de l’économie informelle pour passer dans l’économie formelle. C’est également une belle réussite. Notre apport est également reconnu au sein du CRONG (Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementales) car l’APEF a permis l’émergence des activités de la femme dans la région. Concrètement, cela a contribué à améliorer la scolarisation des enfants et l’accès à l’université pour les jeunes. Sur la scène politique, les choses changent également. Prenons simplement l’exemple de Zita Kavungirwa, ancienne coordinatrice de l’APEF. Elle est maintenant devenue maire de Bukavu. Ceci traduit que la femme a aujourd’hui davantage de pouvoir, qu’elle est mieux reconnue, davantage en mesure de se défendre.</p>
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		<title>Le stevia, une plante millénaire</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 08:47:30 +0000</pubDate>
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Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana Bertoni ? Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le nom d'origine du stévia est « ka'a eirete » (ce qui signifie « feuille comme miel »)." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignright size-full wp-image-295" title="stevia" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a></p>
<p>Connaissez-vous le Stevia Rebaudiana Bertoni ? Pendant des siècles, cette petite plante a été utilisée par des tribus indiennes d’Amérique latine tout en passant quasiment inaperçue sur les autres continents. Les choses changent : les multinationales commencent à s’y intéresser sérieusement et les lobbies des édulcorants synthétiques à la craindre. En Bolivie, elle fait vivre de plus en plus de petits producteurs qui, parfois, la considère aussi comme une alternative plus rentable que la coca.</p>
<p><strong>Comment le stevia a changé la vie de Doña Marina</strong></p>
<p>Communauté de Santa Fé près de Caranavi. Un soleil de plomb a immobilisé la vie sur la petite place du village et a fait fuir les habitants dans leur modeste maison. Sur le sol en terre battue, dans un coin, des feuilles vertes sèchent. Doña Marina a terminé hier sa récolte de stevia qui sera tout prochainement transportée vers La Paz, la capitale bolivienne. « Quand nous aurons un vrai séchoir, ce sera nettement plus commode pour faire sécher le stevia », nous commente-t-elle en regardant les plastiques sur lesquelles sont étalées les feuilles.</p>
<p>Lorsque nous la rencontrons, cela fait trois ans que Doña Marina s’est lancée dans ce type de culture. Et à aucun moment, elle n’a regretté ce choix. Auparavant, elle vivait de la banane. « Cela ne donnait pas bien ! Les revenus étaient alors insuffisants pour la famille. J’ai dû trouver autre chose ».</p>
<p>En Bolivie, le stevia, c’est plutôt une histoire de femmes. En effet, cette culture ne requiert pas un travail lourd et est relativement aisée. En outre, elle présente des avantages non négligeables : d’une part, elle est rentable car ceux qui en vivent peuvent compter sur environ 4 récoltes par an et d’autre part, l’intérêt va croissant pour cette plante sur laquelle lorgnent de plus en plus de firmes, voire de multinationales. Ce nouvel engouement a notamment contribué à tirer vers le haut le prix du stevia, raison pour laquelle plusieurs paysans commencent à la préférer à la culture de la coca, beaucoup moins rentable, plus exigeante et nécessitant davantage de pesticides. Ainsi, en 2008, au moment où le kg de coca se vendait à 28 bolivianos (+/-4 USD), le prix du stevia s’élevait à environ 70 bolivianos.</p>
<p>Doña Marina nous invite à la suivre afin de visiter sa parcelle située à quelques centaines de mètres de sa maison. Après avoir quitté le chemin de terre principal, nous franchissons un fossé, nous écartons quelques buissons et branchages encombrant un petit sentier et nous nous arrêtons derrière elle qui, de d’un geste large de la main nous désigne fièrement ses cultures. Sous nos yeux, sur un lopin de terre soigneusement entretenu s’étalent plusieurs rangées de plantes de moins d’un mètre de hauteur dont les feuilles poussent diamétralement opposées sur la tige.</p>
<p>La production de notre interlocutrice est totalement écologique. En guise d’engrais, elle utilise les déjections de ses poules ou encore de la cendre. « Avec la cendre, ça fonctionne très bien car la plante s’en trouve immédiatement améliorée », ajoute-t-elle. Par ailleurs, en tant que membre d’AOPEB, l’association d’organisations de producteurs écologiques, elle bénéficie d’un encadrement de spécialistes. Leurs conseils se sont avérés particulièrement précieux au début, au moment de sa reconversion. Ainsi, elle nous explique : « Dès que le stevia fleurit, il perd son goût sucré. Lorsque c’est arrivé au début, cela m’a un peu désarçonnée ». Mais Doña Marina a su y faire et au fil du temps, elle a appris à maîtriser parfaitement ce type de culture jusqu’à augmenter peu à peu ses récoltes. En outre, la plante se régénère après chaque récolte, pour autant que l’on prenne soin des racines. Indubitablement, pour Doña Marina, le stevia, c’est ce qui lui a permis d’améliorer sa qualité de vie.</p>
<p><strong>Les origines du stevia</strong></p>
<p>Le stevia ou Stevia Rebaudiana Bertoni, la plante la plus sucrée au monde, était cultivé à l’origine au Brésil et au Paraguay. Les Indiens Guarani l’utilisaient afin d’adoucir leurs boissons chaudes. Ce n’est qu’au 16ème siècle que les conquistadores l’ont chargé sur leurs bateaux pour l’amener sur le continent européen, sans toutefois qu’il ne connaisse un véritable développement commercial. Il n’est enregistré officiellement qu’en 1899 par un botaniste, le Dr. Bertoni.</p>
<p><a title="La culture du stévia ne demande ni insecticides, ni herbicides et se rapproche d’une culture bio." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-culture-bio.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignleft size-medium wp-image-296" title="stevia-culture-bio" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-culture-bio-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Dans le contexte de pénurie de sucre durant la seconde guerre mondiale, les alliés ont souhaité le commercialiser, projet qui a échoué en raison de la technologie insuffisamment développée. A l’image de plusieurs pays d’Amérique latine (Paraguay, Uruguay, Brésil notamment), les rayons des grandes surfaces japonaises se sont remplis de boîtes de stevia en 1970, moment où ce pays a interdit l’utilisation des édulcorants synthétiques suspectés d’être cancérigènes. La Corée a fait de même.</p>
<p><strong>Une plante aux multiples vertus</strong></p>
<p>Le stevioside (<em>substance végétale cristalline responsable du goût sucré</em>) ou édulcorant extrait des feuilles de stevia se présente comme une fine poudre blanche. Il s’agit d’un produit naturel, non toxique, qui ne contient aucune calorie. D’après le Centre de Recherche pour la Stévia à la KUL de Leuven , cette plante a été testée cliniquement et n’entraîne aucun effet néfaste pour la santé même en cas d’utilisation prolongée. Dans les années ‘70, les Japonais sont parvenus à extraire les stéviosides et depuis lors, le produit est utilisé comme additif alimentaire ou édulcorant naturel. A elle seule, cette petite plante a ainsi récupéré 40% du marché des édulcorants. Les Japonais y ont trouvé un intérêt considérable vu que son pouvoir sucrant est de 15 fois plus élevé que le sucre conventionnel pour la feuille de stevia et de 100 à 300 fois pour les extraits de cette plante. La commercialisation s’est maintenant étendue à des pays en dehors du continent américain comme Israël, la Thaïlande ou la Chine.</p>
<p>Sur le plan médicinal, le stevia contribuerait également à réduire la tension artérielle ainsi que le taux de glucose sanguin. Il stimulerait la production d’insuline et tonifierait le cœur.</p>
<p><strong>La force des lobbies sucriers</strong></p>
<p>Ces multiples vertus lui ont ouvert les portes de plusieurs pays où le stevia se retrouve maintenant sur les tables sous forme de complément alimentaire ou d’édulcorant naturel. Si l’Europe reste encore frileuse en matière de commercialisation, il en va autrement de l’autre côté de l’océan. Ainsi, en décembre 2008, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a autorisé Coca-Cola et PepsiCo à utiliser les extraits de stevia dans certaines de leurs nouvelles boissons. La fin d’une véritable épopée au cours de laquelle la FDA avait refusé par trois fois l’homologation de cette plante, allant jusqu’à en interdire l’importation aux Etats-Unis en 1991.</p>
<p><a title="Le stévia : son pouvoir sucrant est très fort ! C’est une herbe 300 fois plus sucrante que le sucre ordinaire, sans les inconvénients caloriques." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-pouvoir-sucrant.jpg" target="_blank" rel='lytebox[le-stevia-une-plante-millenaire]'><img class="alignright size-medium wp-image-297" title="stevia-pouvoir-sucrant" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/09/stevia-pouvoir-sucrant-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Ce retournement de situation a immédiatement suscité des critiques acerbes du CSPI (Center for Science in the Public Interest), une organisation basée à Washington qui mène campagne sur les questions nutritionnelles aux Etats-Unis et au Canada. Cette dernière a immédiatement réagi en préconisant l’application du principe de précaution à l’extrait du stevia, évoquant des risques potentiels pour la santé. D’aucuns se sont empressés de souligner les contradictions du CSPI, alors qu’il se montre étonnamment moins virulent à l’égard de l’aspartame dont la toxicité a pourtant été soulevée dans plusieurs études scientifiques. Et les défenseurs du stevia de dénoncer les manipulations orchestrées par les puissants lobbies du sucre et des édulcorants synthétiques qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de ce concurrent sur le marché.</p>
<p>L’Union européenne, elle aussi, préfère jusqu’à présent se retrancher derrière le principe de précaution à l’égard de cette plante qui est pourtant consommée depuis des centaines d’années sur le continent latino-américain. Etonnante prudence quand on sait que la position de Bruxelles sur la question des OGM, par exemple, est nettement moins catégorique alors que ceux-ci n’existent que depuis moins de 40 ans et que nombre d’associations ainsi que de citoyens se battent pour en obtenir l’interdiction.</p>
<p><strong>Retour en Bolivie</strong></p>
<p>Avec CELCCAR, Frères des Hommes soutient un projet de production de stevia dans la région de Caranavi. CELCCAR est une organisation économique paysanne rassemblant des coopératives et des associations impliquées dans diverses cultures. En tout, ce sont un peu moins de 500 petits paysans cultivant en moyenne entre 1 et 3 hectares qui bénéficient de son assistance technique et de ses formations en production, transformation et commercialisation. Notre partenaire encourage l’agriculture écologique et familiale auprès de ses affiliés.</p>
<p>Parmi ces derniers, 160 se sont attelés à la culture du stevia qui est écoulé à la fois sur le marché interne et international. L’un des objectifs poursuivis par ce projet spécifique est de permettre aux familles de petits producteurs d’augmenter leurs revenus par la vente de ces feuilles. On estime qu’en moyenne, chacun pourra gagner 3.250 bolivianos (<em>environ 67 euros/mois</em>) en plus par an grâce à cette activité, ce qui représente trois mois de salaire. Derrière ces chiffres, c’est bien entendu une amélioration des conditions de vie qui est visée. CELCCAR, mettant son expertise et son savoir-faire au service des affiliés, se charge de la transformation du produit de la récolte avant qu’elle ne soit écoulée sur le marché, ce qui lui permet également d’accroître ses revenus. Son rôle est notamment d’encadrer les paysans en organisant des formations et en leur fournissant un suivi technique.</p>
<p>Outre ses aspects écologiques et économiques importants pour la région, ce projet poursuit également un objectif politique dans la mesure où CELCCAR s’en trouvera progressivement renforcé. Cela lui permettra d’accroître son poids en termes de développement local. En effet, la loi de participation populaire bolivienne exige que les organisations actives sur le plan économique et social soient consultées par les instances communales dans le cadre de l’adoption de plans opérationnels et de décisions budgétaires. Notre partenaire gagnera en influence, ce qui sera également tout bénéfice pour les petits producteurs qui pourront plus aisément faire entendre leur voix.</p>
<p>Avec ce projet, cette petite feuille millénaire a donc une vertu supplémentaire à son actif : celle de permettre à des petits paysans d’améliorer leurs conditions de vie tout en s’inscrivant dans la ligne du développement durable et de ses trois piliers fondamentaux : l’économie (plaçant l’humain au centre des préoccupations), le socio-politique (au travers de la participation citoyenne) et l’environnement (par le biais de la pratique de cultures biologiques).</p>
<p><strong>Vous pouvez soutenir le projet de Frères des Hommes : <a href="http://www.jeveuxaider.be/iwh/action.php?aid=167&amp;lang=fr" target="_blank">Le stévia, substitut du sucre</a></strong></p>
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		<title>Sénégal : apiculteurs en Casamance</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 10:19:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Activité traditionnelle au Sénégal, l’apiculture a pourtant connu un recul important ces dernières années en raison de ses techniques d’exploitation peu adaptées et problématiques pour l’environnement. Elle est toutefois en train de renaître à Tankanto, dans la région de Kolda en Casamance, drainant dans son sillage de multiples bénéfices pour les populations locales. Fin 2008, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="ruche Kenyane" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-kenyane_site1.jpg" target="_blank" rel='lytebox[287]'><img class="alignright size-medium wp-image-286" title="ruche-kenyane_site1" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-kenyane_site1-300x155.jpg" alt="" width="260" height="148" /></a>Activité traditionnelle au Sénégal, l’apiculture a pourtant connu un recul important ces dernières années en raison de ses techniques d’exploitation peu adaptées et problématiques pour l’environnement. Elle est toutefois en train de renaître à Tankanto, dans la région de Kolda en Casamance, drainant dans son sillage de multiples bénéfices pour les populations locales. Fin 2008, Vanessa Stappers, chargée de l’éducation au développement chez Frères des Hommes, a rencontré les apiculteurs de cette région. Elle a recueilli sur le terrain les propos et réflexions de Mamadou Ndiaye, Coordinateur d’Intermondes au Sénégal et notre partenaire pour ce projet.</p>
<p><strong>Un projet qui part de « l’existant »</strong></p>
<p>« La région de Kolda, à la frontière de la Gambie et de la Guinée Bissau, est l’une des plus pauvres du Sénégal. C’est pourquoi nous nous y sommes intéressés. Par ailleurs, elle est relativement enclavée, bien que l’Etat sénégalais ait consenti des efforts au cours de ces dernières années pour doter la région d’infrastructures routières.</p>
<p>L’une de ses particularités, c’est qu’il s’agit d’une des rares régions où subsistent encore des réserves forestières et où les ressources naturelles ne sont pas encore fortement dégradées. Faisant face à la pauvreté économique, les populations ont souvent tendance à exploiter de façon abusive les ressources forestières. Cet aspect concerne aussi le milieu urbain puisque les villes sont également consommatrices de combustibles. C’est pourquoi le capital végétal, notamment le capital forestier, est mis à rude épreuve puisqu’il est exploité entre autres pour servir les centres urbains gourmands en combustibles et notamment en bois de chauffe ou en charbon de bois.</p>
<p>Nous sommes partis du constat qu’il était urgent d’intervenir dans ces régions à la fois pour permettre aux populations d’améliorer leurs revenus tout en inscrivant les activités dans une protection durable des ressources naturelles.</p>
<p><a title="ruches vautier" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-vautier.jpg" target="_blank" rel='lytebox[287]'><img class="alignleft size-medium wp-image-288" title="ruche-vautier" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-vautier-300x224.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a> Nous avons donc essayé de «construire sur l’existant», et de nous baser sur les compétences qu’il y avait dans la région pour réfléchir avec les populations à un nouveau projet. Or, il se trouvait que les habitants de la région de Kolda, notamment la communauté de Tankanto, avaient une longue expérience dans l’apiculture. Toutefois, cette apiculture traditionnelle posait des problèmes sur le plan environnemental et il était important que le nouveau projet permette de développer une activité durable tout en préservant la biodiversité. Ainsi, lors de la récolte du miel, les ruches traditionnellement utilisées, faites d’herbe fraîche enduite de fumier de vache, étaient enfumées par les producteurs, ce qui provoquait fréquemment des feux de brousse ravageurs pour l’environnement. Il fallait changer cela.</p>
<p><strong>De nouvelles techniques respectueuses de l’environnement </strong></p>
<p>En d’autres termes, il convenait d’introduire des innovations qui puissent être davantage respectueuses de la nature. Pour ce faire, nous avons proposé des nouvelles technologies de ruches, et plus particulièrement les ruches kenyanes (en bois) et vautier (en fer, ciment et sable). Ces dernières ont en outre l’avantage de présenter des capacités de stockage de miel beaucoup plus importantes. En effet, alors que la production des ruches traditionnelles est de 6 kg de miel, elle peut atteindre 25 kg pour les ruches vautier et kenyanes. Nous avons toutefois été confrontés à une difficulté du fait que nous avions besoin d’avoir accès à l’électricité pour fabriquer les ruches kenyanes. Pour ce faire, nous avons donc développé une collaboration avec les artisans de la ville de Kolda qui les ont produites.</p>
<p>La ruche vautier, quant à elle, requérait des compétences en maçonnerie et la technologie n’était pas suffisamment connue à Tankanto. Nous avons donc fait appel au projet d’appui pour l’entreprenariat en foresterie de Kolda (PAEFK) qui relève du Ministère de l’Environnement. Il nous semblait important de faire en sorte que les populations concernées puissent maîtriser les technologies de fabrication des ruches vautier. Des acquis ont été engrangés en ce sens. Le projet a opté pour la formation pratique de 10 apiculteurs en techniques de fabrication de ruches vautier par 2 techniciens du PAEFK.</p>
<p>En attendant que ces nouvelles ruches soient fabriquées et durant la première année du projet, nous avons essentiellement utilisé des ruches locales améliorées. L’utilisation du fumier a été supprimée, la technique de tressage a été perfectionnée, etc. Grâce à ces changements, nous avons pu obtenir une production record de 7 tonnes de cadres de miel brut qui, transformé, a permis à 57 apiculteurs de disposer de revenus de 3 millions de francs CFA (environ 4.575 euros). La production habituelle de miel a donc été doublée. Maintenant, avec les nouvelles ruches vautier et kenyanes, nous espérons doubler, voire tripler la quantité de miel obtenue cette année.</p>
<p>Le projet s’est entre-temps développé et à ce jour, nous pouvons dire qu’environ 200 ruches kenyanes et vautier ont été fabriquées et mises à la disposition de 57 apiculteurs de la région de Tankanto.</p>
<p><strong>Impacts sociaux et commerciaux</strong></p>
<p>Nous avons également fait en sorte que l’utilisation de nouvelles technologies puissent s’inscrire dans une démarche de genre, qu’elles soient tant à la portée des hommes que des femmes. Ainsi, il était important de veiller à ce que les technologies ne soient pas facteur d’exclusion. C’était le cas avec les ruches traditionnelles qui étaient utilisées par les hommes dans la mesure où il fallait les installer au sommet des arbres, ce qui était compliqué et dangereux. Aujourd’hui, les deux nouveaux types de ruches sont posés à même le sol. Ce choix a aussi eu un autre impact positif. Dans la région de Tankanto, on considérait généralement que l’apiculture était avant tout une affaire de personnes âgées. Mais maintenant, compte tenu des revenus que cette activité génère, les jeunes s’y engagent de plus en plus. Il s’agit donc d’un projet qui a entraîné des changements sociaux très importants et a modifié de façon positive la répartition du travail et des activités économiques entre hommes, femmes et jeunes.</p>
<p>Souvent, le miel pur extrait se vendait difficilement parce que toutes les conditions d’hygiène et de salubrité n’étaient pas remplies. Ensuite, les apiculteurs n’étaient pas suffisamment organisés pour commercialiser leur production. Maintenant, cette question est réglée parce que nous avons mis en place une unité de traitement qui obéit aux normes de cette production et que les apiculteurs n’ont plus besoin de se rendre dans les marchés locaux pour écouler leur production. Donc, lors de la récolte, ils peuvent venir à la miellerie et vendre directement leur produit, sans attendre.</p>
<p>Nous avons fait en sorte que le prix du miel au producteur soit relevé parce qu’auparavant le kg de gâteau de miel coûtait 300 francs CFA au marché local (environ 0.46 euro). Et il n’était pas toujours garanti de trouver des acquéreurs. Il était important d’améliorer ces aspects et nous avons décidé de faire en sorte que les producteurs puissent obtenir une plus-value financière. Bien entendu, cela ne signifie pas que l’entièreté de la production de miel est commercialisée. Une bonne part est destinée à l’autoconsommation dans les familles où il est utilisé dans les préparations culinaires telles que la bouillie de mil, par exemple. Le sucre, en effet, est très cher. En outre, les paysans, les producteurs et les communautés villageoises connaissent parfaitement les vertus médicinales du miel. C’est donc tout bénéfice pour la santé des familles.</p>
<p><a title="ruche traditionnelle" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-traditionnelle.jpg" target="_blank" rel='lytebox[287]'><img class="alignright size-medium wp-image-289" title="ruche-traditionnelle" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/08/ruche-traditionnelle-300x224.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a> <strong>Activités périphériques et autres retombées</strong></p>
<p>Le projet a fait émerger aussi un pôle de métiers nouveaux tels que la fabrication de bougies grâce à la mise en place d’une unité de traitement et de conditionnement du miel brut. Auparavant, les apiculteurs ne savaient pas quoi faire de la cire. Il existe toutefois un marché local pour ce type de produit, notamment dans les villes, où le problème de coupures d’électricité se pose de plus en plus avec acuité. Une filière se met actuellement en place qui associe à la fois les apiculteurs hommes et femmes de Tankanto qui sont spécialisées dans la fabrication des bougies. La première année déjà 200 bougies de différents gabarits ont pu être élaborées par les 30 femmes concernées.</p>
<p>Ce projet a également des retombées sur la ville de Dakar où une partie de la production de miel est acheminée. 100 femmes appartenant à 5 groupements différents se sont impliquées dans la commercialisation du produit dans la capitale.</p>
<p>L’intérêt par rapport à l’environnement devient de plus en plus important dans la zone et des actions de reboisement sont initiées ; les feux de brousse sont également atténués car les apiculteurs ont construit des pares feux au niveau des ruchers pour les protéger. Malgré tout, il reste des efforts à faire notamment en matière d’organisation des paysans pour que ceux-ci s’investissent de façon beaucoup plus massive dans la gestion et la restauration des ressources naturelles et en particulier des ressources forestières.</p>
<p>Certes, nous avons déjà franchi une étape, mais nous devons maintenant nous attaquer à d’autres questions pour renforcer les acquis. Ainsi, les activités principales des populations de cette région sont l’agriculture et l’élevage. A ce sujet, les populations ont pu constater que les parcelles de mil à proximité des ruchers avaient doublé la production. C’est dire que l’effet de la pollinisation est clairement perçu par les paysans et que les abeilles contribuent aussi au maintien de la biodiversité. Il est donc intéressant de développer une agriculture intégrant à la fois l’élevage, la foresterie et l’apiculture afin d’ancrer véritablement les activités dans un souci de durabilité.</p>
<p><strong>Concertations avec les services publics et les élus</strong></p>
<p>D’autres initiatives se dessinent, tout aussi importantes. Ainsi, une collaboration existe entre les services publics de l’Etat tels que les Eaux et Forêts, les services de l’élevage. Cela permet de développer un dialogue entre toutes les parties prenantes de la gestion forestière. La concertation entre les élus et les services techniques pour parvenir à des normes concertées et acceptées en matière de gestion forestière par toutes les parties prenantes s’est développée. Au départ, c’est l’Etat seul qui éditait ces normes et souvent, elles ne convenaient pas du tout aux populations locales. Nous souhaitons faire en sorte que ces questions soient débattues ensemble et que les intérêts des producteurs ruraux soient pris en compte. De cette manière, nous espérons aboutir à un engagement de tous, faisant en sorte que les domaines de compétences des collectivités locales, d’une part, et des services de l’Etat, d’autre part, soient respectées. L’objectif est donc de parvenir à une gestion beaucoup plus transparente des ressources forestières.</p>
<p><strong>L’avenir de la planète en ligne de mire</strong></p>
<p>Outre la pauvreté économique, il y a un appauvrissement environnemental et écologique. Ce dernier est lourd de conséquences parce que la dégradation des ressources naturelles au Sud a des répercussions sur le plan mondial. L’exploitation inconsidérée de l’environnement contribue à des changements climatiques qui affectent aujourd’hui toute la planète. Donc, nous pensons qu’il faut, au travers de petites actions telles que celles-ci, parvenir à inverser la tendance et faire en sorte que les équilibres écologiques puissent être préservés. Il est essentiel de trouver des alternatives en matière de gestion forestière. Il faut que les gens tirant des bénéfices de l’exploitation forestière sachent que la vie de l’homme et la vie de l’arbre sont intimement liées. Il faut que nous nous rappelions que s’il n’y avait pas d’abeilles aujourd’hui, c’est l’humanité tout entière qui serait menacée ».</p>
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		<title>Guatemala : l’éducation populaire au sein de la culture maya</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 13:01:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pour notre partenaire Serjus (voir l&#8217;article : Frères des Hommes et le Guatemala), l’éducation populaire est un outil essentiel dans son approche des communautés locales, notamment les populations mayas. Mais quelle place donner à l’éducation populaire au sein de la propre identité culturelle de ces peuples ? Nous reproduisons ci-après un extrait d’un document rédigé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/culturemaya.jpg" target="_blank" rel='lytebox[guatemala-l%e2%80%99education-populaire-au-sein-de-la-culture-maya]'><img class="alignright size-medium wp-image-277" title="culturemaya" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/culturemaya-300x176.jpg" alt="" width="260" height="131" /></a>Pour notre partenaire Serjus (voir l&#8217;article : Frères des Hommes et le Guatemala), l’éducation populaire est un outil essentiel dans son approche des communautés locales, notamment les populations mayas. Mais quelle place donner à l’éducation populaire au sein de la propre identité culturelle de ces peuples ? Nous reproduisons ci-après un extrait d’un document rédigé par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, sur ce thème.</p>
<p>« Chez les Mayas, la vie consiste en un processus au cours duquel l’univers tend vers un état de système harmonieux, dans lequel tous les éléments atteignent leur plein épanouissement, leur perfection. Les éléments qui le composent en toute liberté, auto-détermination et créativité entretiennent des relations harmonieuses entre eux qui mènent à un état d’équilibre, mettant ainsi tous les éléments sur un pied d’égalité.</p>
<p>Ce système, c’est l’unité dans la diversité. Nous respectons et renforçons chaque diversité, et chaque diversité va à son tour respecter et renforcer l’unité. Tout ce qui existe sur terre fait partie de cet entremêlement, et les êtres humains s’avèrent les fils qui tissent cette merveille qu’est la réalité, ou le plan cosmique.</p>
<p><a title="Manolo García, coordinateur politique de Serjus, et son épouse, María Victoria." href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/manologarcia.jpg" target="_blank" rel='lytebox[guatemala-l%e2%80%99education-populaire-au-sein-de-la-culture-maya]'><img class="alignleft size-medium wp-image-278" title="manologarcia" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2009/06/manologarcia-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a>Selon les guides spirituels, pour rétablir l’ordre naturel, l’équilibre et l’harmonie du système universel, il est nécessaire que nous récupérions tous la conscience cosmique, cette conscience que l’univers est un système de systèmes, dans lequel nous sommes tous liés comme SUJETS, devant puiser dans notre individualité et consolider cette dernière grâce à celle des autres.</p>
<p>La fonction principale de l’éducation devrait être la construction du sujet cosmique, par le truchement d’une vision de la réalité et d’une conscience universelle plus accrues. Autrement dit, il faut accéder à une vision de l’univers pris en tant que système de systèmes, au sein duquel s’unissent des éléments divers et complémentaires dans des conditions identiques, engendrant équilibre et harmonie pour atteindre une vie épanouie, jusqu’à la perfection.</p>
<p>L’éducation populaire vise à ce que les êtres humains qui se voient privés de leur statut d’être cosmique et qui souffrent de l’oppression des plus puissants puissent récupérer leur qualité de SUJETS COSMIQUES, élever leur conscience universelle et leur pouvoir de construction et de transformation du système, rétablissant ainsi équilibre et harmonie. L’éducation populaire est un processus d’élévation de la conscience universelle et de construction de sujets bâtisseurs et transformateurs de la réalité ».</p>
<p><em>Traduction : Laurence Lamotte</em><em></em></p>
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