<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Freres des Hommes &#187; Non classé</title>
	<atom:link href="http://www.freresdeshommes.org/category/non-classe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.freresdeshommes.org</link>
	<description>Cultivons le Partage de notre Terre</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Jun 2010 13:12:50 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.4</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Congo : la guerre dans la guerre</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/congo-la-guerre-dans-la-guerre/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/congo-la-guerre-dans-la-guerre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 12:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
<category>Afrique</category><category>RDC</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=891</guid>
		<description><![CDATA[
La guerre au Congo a été d’une violence extrême envers la population civile. Au point qu’être fusillé était considéré par les gens comme une chance. Ils sont nombreux ceux qui ont dû creuser leur propre tombe pour y être enterrés vivants.
Une affiche d’Amnesty International où l’on voit les tours jumelles en feu résume le mieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/femmescongo.jpg" target="_blank" rel='lytebox[congo-la-guerre-dans-la-guerre]'><img class="alignright size-medium wp-image-892" title="femmescongo" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/femmescongo-300x224.jpg" alt="femmescongo" width="258" height="141" /></a><br />
La guerre au Congo a été d’une violence extrême envers la population civile. Au point qu’être fusillé était considéré par les gens comme une chance. Ils sont nombreux ceux qui ont dû creuser leur propre tombe pour y être enterrés vivants.</p>
<p>Une affiche d’Amnesty International où l’on voit les tours jumelles en feu résume le mieux la situation : Au Congo, c’est le 11 septembre 2001 tous les jours. Commencée dans les années nonante, cette hécatombe a fait plus cinq millions de morts et deux millions et demi de déplacés dans l’Est du Congo.</p>
<p>Aussi, la situation au Congo est spécifique de par l’ampleur et la nature de la violence subie par les femmes, affirme Venantie Bisimwa Nabintu, sociologue active à Bukavu, de passage en Belgique pour recevoir le Doctorat honoris causa à l’UCL.</p>
<p>A la discrimination traditionnelle envers les femmes s’est ajoutée à présent la violence comme arme de guerre. Cette violence a son origine dans l’importation des conflits et des méthodes des pays voisins, vu que le Congo a été envahi à plusieurs reprises par des troupes étrangères. Avant ces conflits, il y avait des viols et ils étaient condamnés par des voies traditionnelles.</p>
<p>C’est à partir de 1999 que les viols sont devenus systématiques. Et ce ne sont pas de viols commis uniquement pour assouvir une pulsion sexuelle, mais c’est l’application des violences aux femmes comme arme de guerre.</p>
<p>« Attachée à un arbre les yeux bandés, j’écoutais impuissante, la peur dans le ventre, les pleurs et cris de détresse de ma sœur pendant que des hommes en armes la violaient » raconte une rescapée.</p>
<p>Ces formes de violence sont indescriptibles, des viols collectifs devant les enfants, des femmes enterrées vivantes, des femmes enceintes piétinées. Au point qu’on en arrive à se demander : est-ce bien vrai ? Les femmes ont été abandonnées à leur sort, tous les standards internationaux de protection aux femmes étaient inexistants.</p>
<p>La Coalition contre les violences faites aux femmes a été créée en 2000 par une centaine d’associations locales de l’Est du Congo. L’ONG internationale Human Right Watch  a commencé a relayer l’information. Une loi visant à la répression de la violence sexuelle envers les femmes a été dictée, qui protège les femmes sur le papier mais qui, sur le terrain, est difficilement applicable.</p>
<p>Face à ce drame, la réponse humanitaire ne suffit pas. Cela touche la cohésion sociale, le déséquilibre s’installe sur tous les plans, démographique, productif, familiale. La population est groggy. La réponse devrait être aussi complexe et multidimensionnelle que le problème.</p>
<p>L’opinion publique internationale commence à être informée de la situation des femmes dans l’Est du Congo, la mobilisation tarde néanmoins à se produire. L’impunité a été consacrée dans le Dialogue intercongolais et les tribunaux internationaux sont réticents à se saisir de ce drame.</p>
<p>Ce sont les femmes elles-mêmes les plus actives dans la dénonciation : la Marche mondiale des femmes a élu en cette année 2010 comme point d’arrivée la ville de Bukavu. Sa devise en dit long sur leur démarche : Tant que des femmes seront victimes des violences, d’autres femmes seront en marche.</p>
<p><em>Antonio de la Fuente, Iteco</em></p>
<p><strong>Extrait de la revue Antipodes, <a href="http://www.iteco.be/-Congo-cinquante-ans-" target="_blank">« Congo », n°188,</a> Iteco, mars 2010</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/congo-la-guerre-dans-la-guerre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nouvelles du Guatemala après la tempête Agatha</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 09:25:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Guatemala]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Amérique latine</category><category>Guatemala</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=873</guid>
		<description><![CDATA[Voici la photo de ce qui reste d’une rue de San Lucas Tolimán (Département de Sololá) après le passage de la tempête Agatha. Elle nous a été envoyée par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, notre partenaire local. La tempête a atteint les côtes du Guatemala ce 29 mai en faisant des dégâts considérables et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/agatha.jpg" target="_blank" rel='lytebox[nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/06/agatha-300x224.jpg" alt="agatha" title="agatha" width="260" height="141" class="alignleft size-medium wp-image-875" /></a>Voici la photo de ce qui reste d’une rue de San Lucas Tolimán (Département de Sololá) après le passage de la tempête Agatha. Elle nous a été envoyée par Manolo García, coordinateur politique de Serjus, notre partenaire local. La tempête a atteint les côtes du Guatemala ce 29 mai en faisant des dégâts considérables et de multiples victimes. Dans la capitale et dans les nombreuses régions touchées, la population est à pied d’œuvre pour répondre à l’urgence. Manolo García nous a adressé un email avec les premières nouvelles. </p>
<p>Chers amies et amis,</p>
<p>Comme vous l’avez certainement  déjà appris, le volcan de Pacaya ici au Guatemala est entré en éruption et nous avons été envahis par les cendres, le sable et les pierres dans diverses régions dont la capitale. Et pour aggraver le tout, la tempête Agatha est arrivée chez nous. Nous avons eu 72 heures de fortes pluies ininterrompues. Hier, il a arrêté de pleuvoir et aujourd’hui, le soleil brille.</p>
<p>Il y a des milliers de victimes dans des refuges et beaucoup de personnes mortes ou disparues. Beaucoup d’habitations détruites. Beaucoup de cultures perdues. Beaucoup de ponts et de routes endommagés. Beaucoup d’effondrements et d’inondations. Dans plusieurs endroits où nous travaillons, il y a de graves dégâts. Ca a été terrible.</p>
<p>Nous sommes tristes en voyant tout cela et le problème est que notre organisation n’a pas la possibilité d’intervenir beaucoup dans cette première phase d’urgence. Il s’agit plutôt pour nous d’encourager et de soutenir les organisations. Celles que nous aidons, précisément, ont pu se mobiliser pour affronter l’urgence à beaucoup d’endroits.</p>
<p>Lorsque l’on voit l’amplitude des dégâts dans la première phase d’urgence, on éprouve un terrible sentiment d’impuissance. Ce que nous faisons presque tous dans la capitale, c’est d’utiliser des sacs de sable pour empêcher l’effondrement du système d’égouts à cause des pluies de la tempête.</p>
<p>Chez Serjus, nous avons commencé à faire un état de la situation dans toutes les régions que nous accompagnons afin de voir quelles actions seront nécessaires dans la seconde phase d’urgence, pour la reconstruction. Nous devons savoir ce qu’il faudra initier ou accompagner et nous vous tiendrons au courant de tout cela.</p>
<p>Amitiés,</p>
<p><strong>Manolo García<br />
Coordinateur Politique<br />
Serjus</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/nouvelles-du-guatemala-apres-la-tempete-agatha/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Déclaration de Madrid</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/declaration-de-madrid/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/declaration-de-madrid/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 May 2010 13:45:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=840</guid>
		<description><![CDATA[
Le 16 mars dernier, devant le 6ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union européenne, d’Amérique latine et des Caraïbes, divers réseaux et organisations se sont réunis pour formuler la Déclaration de Madrid selon laquelle la crise internationale a montré les limites d’un modèle qui a des conséquences particulièrement graves sur les plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/05/DSCN3197.jpg "target="_blank"><img class="alignright size-medium wp-image-841" title="DSCN3197" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/05/DSCN3197-300x185.jpg" alt="DSCN3197" width="260" height="141" /></a><br />
Le 16 mars dernier, devant le 6ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union européenne, d’Amérique latine et des Caraïbes, divers réseaux et organisations se sont réunis pour formuler la Déclaration de Madrid selon laquelle la crise internationale a montré les limites d’un modèle qui a des conséquences particulièrement graves sur les plus pauvres et les plus exclus en termes économique, alimentaire, énergétique, environnemental et social. Découvrez ce texte ci-dessous dont Frères des Hommes est également signataire…</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Les organisations et les réseaux participant au 5em Forum d’Associations Civiles EuroAmérique Latine-Caraïbes, déclarent :</strong></p>
<p>La crise internationale actuelle a clairement démontré les limites d&#8217;un modèle économique basé sur la dérégulation des marchés, la croissance illimitée et la réduction de l&#8217;État à ses fonctions minimales. Les conséquences de ces politiques se font sentir sur la vie des gens, surtout parmi les plus pauvres et les plus exclus.</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une crise systémique profonde, ayant des conséquences économiques, alimentaires, énergétiques, environnementales et sociales. Selon l&#8217;OIT, 200 millions d&#8217;hommes et de femmes dans les pays développés pourraient être poussés vers la pauvreté et selon l&#8217;OCDE, en Amérique Latine, 39 millions de personnes pourraient retomber en dessous du seuil de pauvreté. Cette crise a aussi fait apparaître clairement la faiblesse des États tant en Europe qu’en Amérique Latine ainsi que le pouvoir des entreprises transnationales. Il y a urgence à repenser la structure de la gouvernance mondiale et à renforcer le caractère démocratique et participatif de nos institutions publiques multilatérales, nationales et régionales.</p>
<p>A cela s’ajoute l&#8217;échec du Sommet de Copenhague où les gouvernements n&#8217;ont pas réussi à prendre des engagements concrets, différenciés et partagés, en matière de réduction d’émissions de carbone ni à conclure des accords financiers les liant afin de soutenir les politiques d&#8217;atténuation et d&#8217;adaptation dont ont besoin les pays aux ressources limitées. Cette situation met en danger la durabilité de la planète, ce qui exige une action urgente, efficace et coordonnée lors du prochain sommet de Cancun.</p>
<p>Nous observons avec inquiétude dans les deux continents la régression démocratique, la violation des droits de l&#8217;homme, l&#8217;augmentation de la violence contre les femmes, l&#8217;augmentation de l&#8217;impunité, la militarisation et les conflits sociaux, culturels et environnementaux croissants Nous considérons en particulier le Coup d&#8217;État au Honduras comme une situation inacceptable qui constitue un précédent intolérable, nécessitant une réponse forte impliquant la non-reconnaissance de l’actuel gouvernement hondurien par la communauté internationale. Nous sommes également préoccupés par la situation des personnes qui migrent vers l&#8217;Europe et particulièrement la violence organisée qu’elles vivent dans certains pays. Dans le même temps, nous nous solidarisons avec les victimes de la catastrophe humanitaire en Haïti, qui met en évidence la nécessité de modifier d&#8217;urgence les politiques de développement, coopération et aide humanitaire tout en évitant la militarisation et l’approfondissement de l’endettement de ce pays.</p>
<p>La coopération internationale ne peut se réduire à répondre à répondre aux besoins urgents ni en aucun cas être utilisée comme instrument au service d&#8217;intérêts commerciaux et politiques. Elle doit viser à accroître les capacités des gens dans une perspective à long terme et à améliorer l&#8217;organisation et la participation des populations et des Etats à assumer les décisions fondamentales pour leur développement.</p>
<p>Nous croyons que la crise actuelle offre une possibilité de mettre plus résolument en avant des alternatives de changement intégrant la complexité et l&#8217;intégralité des processus politiques, sociaux, environnementaux, culturels et économiques de nos continents.</p>
<p>La crise a prouvé que les gouvernements doivent avoir plus de courage, de volonté politique et de capacité de propositions. C&#8217;est pour cette raison que nous transmettons aux gouvernements de l&#8217;Union Européenne (UE), d’Amérique latine et des Caraïbes (ALC), les considérations et propositions suivantes sur divers thèmes que nous considérons de particulière importance :</p>
<ol>
<li>Construire un modèle de relations entre l’ALC et l’UE, où le dialogue politique et la coopération soient au centre de liens authentiques qui promeuvent la justice sociale et les droits humains, économiques, sociaux, culturels et environnementaux, sur base d’une analyse profonde et d’un respect des modèles de développement de nos pays, de leurs faiblesses et de leurs avantages.</li>
<li>Maintenir et augmenter les budgets publics en faveur du bien-être social, en donnant la priorité à la sécurité de l’emploi, à la santé, à l&#8217;enseignement public, à la protection de l&#8217;environnement, au logement, à l&#8217;égalité entre les sexes et au développement des enfants. Les gouvernements doivent s&#8217;engager à générer du travail décent, en commençant par appliquer le Pacte Mondial pour l&#8217;Emploi et en promouvant la participation de la société civile dans l&#8217;application et le suivi de celui-ci. Dans le même temps, l’augmentation des revenus des États doit être basée sur des réformes fiscales progressives et directes.</li>
<li>Développer une nouvelle structure de gouvernance mondiale qui contribue à l’équité par la mise en oeuvre des mécanismes de justice commerciale et fiscale au niveau mondial.</li>
<li>Introduire des mesures urgentes de réglementation financière, tant au sein des États qu’au niveau international, pour protéger l&#8217;épargne, favoriser la production et lutter contre la spéculation à travers le contróle des changes et des mouvements de capitaux, ainsi que par l&#8217;interdiction du secret bancaire, des centres financiers offshore (CFOs) et autres dénommés paradis fiscaux. Mettre en place des taxes sur les transactions financières internationales qui soient des mécanismes à la fois de régulation financière et de création de financements additionnels, et lutter contre l&#8217;impunité des crimes économiques et financiers. Nous appelons à élever le niveau d’engagement en matière d’éthique publique.</li>
<li>Arrêter la négociation d&#8217;accords d&#8217;association entre l&#8217;Union Européenne, les blocs régionaux et les pays d&#8217;Amérique Latine et des Caraïbes, car ils imposent des agendas de négociations du type OMC+, ne reconnaissent ni ne traitent les asymétries entre les parties et ne confèrent pas un véritable traitement spécial et différencié. Les accords doivent garantir la souveraineté, l&#8217;autonomie et l’espace politique et juridique nécessaires aux gouvernements et privilégier une intégration régionale basée sur la complémentarité plutót que le libre-échange ou les disciplines commerciales fondées sur la concurrence. Dans le même temps, un traitement spécial doit être donné à l&#8217;agriculture, en reconnaissant les principes de sécurité et de souveraineté alimentaires, en éliminant les distorsions de prix agricoles générées par certaines aides européennes et en protégeant les petites et moyennes entreprises de production alimentaire.</li>
<li>Encourager de véritables processus d&#8217;intégration des peuples, tant au sein de l&#8217;UE que de l&#8217;Amérique Latine et des Caraïbes, menant à des projets politiques partagés démocratiquement, sur une base de complémentarité et de coordination, tout en veillant aux asymétries. Nous sommes préoccupés par l&#8217;accent particulier mis par l&#8217;UE sur l&#8217;interconnexion, plutót que sur l&#8217;intégration, et par la proposition de la Commission Européenne de créer, avec les ressources de la coopération au développement, un Mécanisme d&#8217;Investissement en Amérique Latine (MILA) pour financer des mégaprojets d’inter connectivité et d’infrastructures ayant des incidences négatives possibles sur l&#8217;environnement et la population locale.</li>
<li>Admettre les impacts négatifs du modèle de développement actuel sur le réchauffement planétaire. Dans les négociations multilatérales, il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par l&#8217;UE de 20 % à au moins 30 % d&#8217;ici 2020 et de garantir que les pays émergents acceptent également des mesures de réduction obligatoires et proportionnelles. Et au-delà, l&#8217;UE et les gouvernements d&#8217;Amérique latine doivent envisager une réduction de 80 % des émissions d&#8217;ici 2050, ainsi que des mesures de soutien financier aux pays les plus vulnérables, en plus des aides officiels au développement, afin de faire face aux conséquences des changements climatiques. L’UE et les pays de l&#8217;ALC doivent également tenir compte des impacts négatifs socio-économiques et environnementaux de la production de biocarburants et de leur actuelle matrice énergétique et industrielle. Également garantir que les fonds d&#8217;adaptation et de compensation resteront dans le système des Nations Unies et seront disponibles pour les communautés locales et les ONG. Stimuler le mécanisme de coopération bi-régionale en matière de technologies, d’énergies renouvelables et de gestion des risques découlant du changement climatique. Il faut assurer un cadre juridique solide en matière d’exploitation des ressources naturelles et sa surveillance étroite au niveau national et international.</li>
<li>Renforcer la capacité des États à réguler les investissements par des normes environnementales et sociales qui garantissent la diversité, la richesse biologique et culturelle des territoires, le patrimoine écologique des peuples indigènes et afrodescendants. Garantir l&#8217;accès à l&#8217;eau en tant que protection sociale et droit fondamental de l&#8217;homme, en mettant en place des règles de non discrimination pour son utilisation, en évitant la déforestation accélérée et le processus de désertification, par la préservation de la biodiversité des écosystèmes aquatiques et des sols et par la protection de l&#8217;air et de la qualité des sols.</li>
<li>Démocratiser les relations entre les États et la Société civile, tant en ALC que dans l&#8217;UE, par la création et le renforcement d’espaces et de processus suscitant des engagements qui assurent la participation des citoyen(ne)s à la conception, l’exécution, l’évaluation et le contróle des politiques publiques aux niveaux national, régional et bi-régional. Renforcer la souveraineté nationale par des processus efficaces de décentralisation, de régionalisation et de participation civile, en démantelant les pratiques menant au rejet et à la criminalisation des protestations et des manifestations sociales. Les gouvernements doivent respecter et promouvoir les droits de tous les secteurs de la société civile à participer à des mécanismes de dialogue, en garantissant la transparence et l&#8217;accès à l&#8217;information, dans le cadre des négociations internationales, mais aussi dans le cadre de la mise en Ceuvre des accords, conventions et traités existant en matière de Droits humains.</li>
<li>Pourchasser efficacement les pratiques racistes et xénophobes dans tous nos pays. Nous rejetons la croissance des groupes racistes et xénophobes et demandons la dérogation de lois criminalisant la migration, en particulier la &#8221; Directive du Retour des Migrants &#8220;, approuvée par le Parlement Européen le 18 juin 2008. Les politiques de coopération de l&#8217;UE ou de ses États membres avec l&#8217;Amérique Latine et les Caraïbes ne devraient pas être liées à des objectifs visant à réguler les flux migratoires. Au contraire, la migration doit être comprise comme un droit, un enrichissement et un phénomène inévitable dans le monde actuel et non comme une menace.</li>
<li>Garantir l&#8217;existence d&#8217;un système de communication pluriel qui encourage la diversité, permette à la société civile de gérer des médias et garantisse une véritable liberté d’expression pour tous les secteurs. Pour cette raison, nous appelons les États à définir des politiques publiques qui garantissent la communication comme un droit et à considérer celle-ci comme un axe fondamental des politiques de coopération au développement. Orienter les ressources visant à promouvoir l&#8217;inclusion sociale numérique en massifiant l&#8217;accès aux technologies d&#8217;information. Ceci doit se faire par un investissement plus important qui garantisse la connectivité dans les zones pauvres et rurales, à un coût abordable, afin de promouvoir l&#8217;appropriation sociale du savoir. Promouvoir le développement d&#8217;innovations technologiques démocratiques et accessibles qui favorisent l&#8217;inclusion sociale et contribuent à renforcer la citoyenneté.</li>
<li>Respecter les accords pris au sujet des montants de coopération internationale : les gouvernements de l&#8217;UE doivent jouer un róle proactif dans les politiques de financement au développement, en vue de respecter l’engagement de dédier au moins 0,7 % de son PIB en comptabilisant leurs apports selon les critères d’une véritable aide au développement. Nous sommes considérablement préoccupés par la réduction systématique de la participation de l’ALC dans le flux total d&#8217;aide publique au développement. Les nouveaux crédits accordés à l’ALC ne devraient pas être conditionnés par des critères qui limitent le développement durable et les capacités d&#8217;investissement public. Dans le même temps, les pays d&#8217;Amérique Latine devraient créer des mécanismes alternatifs qui génèrent des liquidités par l’abolition des dettes illégitimes sur base d’audits.</li>
<li>Enfin, les pays et institutions de l’UE et de l’ALC doivent donner priorité aux politiques qui encouragent un développement qui garantisse et promeuve tous les droits humains. En outre, l’UE doit respecter son agenda en matière de cohérence de ses politiques en faveur du développement durable, mettant immédiatement en oeuvre des mécanismes concrets. Dans le même temps, les gouvernements d’ALC et de l&#8217;UE doivent veiller à définir et mettre en oeuvre un programme commun qui favorise la cohérence de toutes leurs politiques au service du développement.</li>
</ol>
<p>La société civile d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes a prouvé à travers ses multiples organisations sociales et citoyennes, être indispensable pour garantir la défense, l’avancement et l&#8217;élargissement des droits démocratiques dans nos continents. Cet impact s&#8217;explique par notre autonomie et notre légitimité à débattre et à agir en fonction d’un ample agenda citoyen. Nous nous engageons à poursuivre notre táche de plaidoyer et d&#8217;action conjointe, en renforçant nos liens et les alliances tissées en fonction de ces valeurs partagées. Dans ce cadre, nous appelons toutes les organisations des deux continents à se joindre aux activités qui auront lieu lors du sommet UE-ALC en mai 2010, telles que « Enlazando Alternativas ». Et nous demandons aux gouvernements une plus grande ouverture à un dialogue politique permanent avec nos organisations, sur cet agenda de droits et de libertés.</p>
<p style="text-align: left;">Madrid, 16 Mars 2010</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/05/Declaration-Madrid-Final_FR.pdf" target="_blank"><em>Découvrez le texte en pdf avec la liste des signataires </em></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/declaration-de-madrid/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’éducation au développement «à la sauce Frères des Hommes»</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/l%e2%80%99education-au-developpement-%c2%ab-a-la-sauce-freres-des-hommes-%c2%bb/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/l%e2%80%99education-au-developpement-%c2%ab-a-la-sauce-freres-des-hommes-%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 May 2010 13:13:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=813</guid>
		<description><![CDATA[On l&#8217;oublie trop souvent : si Frères des Hommes est actif au côté des populations du Sud, notre association réalise un important travail de sensibilisation au Nord, et en particulier en Belgique. Notre objectif est de susciter des changements de valeurs et de comportement afin de favoriser l’émergence d’un monde plus juste et plus équitable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/05/seminaire-10.jpg" target="_blank" rel='lytebox[l%e2%80%99education-au-developpement-%c2%ab-a-la-sauce-freres-des-hommes-%c2%bb]'><img class="alignright size-medium wp-image-817" title="seminaire (10)" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/05/seminaire-10-300x166.jpg" alt="seminaire (10)" width="260" height="141" /></a>On l&#8217;oublie trop souvent : si Frères des Hommes est actif au côté des populations du Sud, notre association réalise un important travail de sensibilisation au Nord, et en particulier en Belgique. Notre objectif est de susciter des changements de valeurs et de comportement afin de favoriser l’émergence d’un monde plus juste et plus équitable et d’encourager la solidarité avec le Sud.  Mais ce travail est réalisé selon une approche et une méthodologie bien spécifiques.</p>
<p><strong>L’objectif de l’éducation au développement (ED)</strong> chez Frères des Hommes s’inscrit dans la définition donnée par le groupe sectoriel d’ED d’Acodev  qui regroupe tous les acteurs des ONG belges francophones et germanophones travaillant dans ce secteur. Bien entendu, notre association a développé sa spécificité en la matière en privilégiant certains aspects.</p>
<p>Globalement, Frères des Hommes mène un travail de sensibilisation et de conscientisation auprès du public belge francophone par le biais de l’information comme de la formation, cette dernière permettant d’aller plus loin dans le processus d’apprentissage et constituant une démarche approfondie qui requiert plus de temps et vise des publics bien ciblés. In fine, il s’agit de créer des ponts et des relations entre le Nord et le Sud en incitant nos publics à réaliser des actions concrètes en faveur du développement durable du Sud.</p>
<p>Par « Nord », on entend bien sûr les nations industrialisées et riches tandis que derrière le vocable « Sud », on inscrit les  pays en voie de développement. Frères des Hommes témoigne toutefois aussi de la situation vécue par les populations des pays émergents tels que le Brésil par exemple. « Ce sont des régions qui rencontrent des problématiques illustrant bien les enjeux du développement durable dans la mesure où leur industrialisation rapide place leur population face à des enjeux importants, nécessitant des réactions rapides de la part de leurs dirigeants afin de limiter les dégâts sociaux de certaines politiques économiques » explique Vanessa Stappers, chargée du secteur éducation au développement chez Frères des Hommes.</p>
<p><strong>Le développement durable, mais encore ?</strong></p>
<p>Le développement durable est au cœur du travail de Frères des Hommes, tant pour les projets Sud que pour les projets Nord (ED). « Nous abordons ce concept à partir de 3 thématiques spécifiques : la participation citoyenne, l’environnement ainsi que l’économie sociale et populaire, dit Vanessa. Chacune de ces thématiques permet de confronter les réalités du Sud et du Nord et, par conséquent, de mettre en évidence les inégalités dans les échanges, mais aussi les enjeux du développement durable dans le monde ainsi que l’interdépendance Nord/Sud. En travaillant le thème de la participation citoyenne, nous questionnons le rôle et le pouvoir du citoyen en revisitant la notion de démocratie et de mobilisation citoyenne. Nous abordons également, à travers les deux autres thématiques, les questions relatives à la protection de l’environnement et de la biodiversité ainsi qu’aux modèles économiques alternatifs, plus humains, tels que l’économie sociale et les coopératives ou l’économie populaire. Par ailleurs, nous insistons toujours sur l’importance d’une prise en compte des dimensions du « genre » et de la formation comme moyen d’émancipation, et ce, de façon transversale dans toute action citoyenne et projet de développement ».</p>
<p><strong>Première étape de l’ED : sensibiliser par l’information</strong></p>
<p>Via la sensibilisation par l’information, Frères des Hommes vise l’acquisition par le public belge d’une meilleure connaissance des réalités que vivent ses partenaires Sud ainsi que des initiatives ou projets qu’ils développent afin d’améliorer leurs conditions de vie. A travers cette première étape du processus de l’ED, c’est davantage le grand public qui est visé. Les actions et outils mis en place afin de l’amener à mieux appréhender les réalités du Sud sont multiples. Ainsi, non seulement nous diffusons de l’information par le biais de bulletins, de brochures thématiques et de notre site internet, mais nous sommes également présents sur des stands dans le cadre de divers événements ou festivals tels que Couleur Café ou Esperanzah. Nous utilisons des outils variés tels qu’expositions photos, projections de films et organisations de conférences débats, profitant souvent de la venue de nos partenaires Sud pour leur donner la parole face au public belge.</p>
<p><strong><em>Et pour ceux qui veulent faire un pas de plus</em> :</strong></p>
<p><strong>Les modules de formation…</strong></p>
<p>Avec des publics plus spécifiques et des groupes plus ciblés, Frères des Hommes développe deux types d’activités : les modules de formation et l’accompagnement personnalisé à la réalisation d’actions en faveur du développement durable du Sud. Actuellement, les bénéficiaires des modules de formation sont essentiellement des associations membres du réseau d’éducation permanente, en particulier celles impliquées dans le secteur de l’alphabétisation et regroupant principalement des femmes adultes d’origine immigrée . Mais elles ne sont pas les seules ! A ces groupes, s’ajoutent les élèves de l’école primaire et secondaire (5ème et 6ème année). « Le public secondaire est un public connu pour Frères des Hommes, commente Vanessa. Cela fait longtemps que nous travaillons avec lui. Plus récemment, nous avons toutefois voulu nous ouvrir à l’école primaire. Bien entendu, les modules sont adaptés en conséquence ».</p>
<p>Pour chaque module de formation, nous choisissons les outils les plus adaptés au public. Les thématiques abordées étant « assez vastes », nous pouvons également tenir compte des intérêts plus spécifiques des participants. Tout cela se fait grâce à une collaboration étroite avec les animateurs/formateurs et professeurs qui connaissent bien nos publics. A travers ces formations, notre association approfondit certains aspects tels que les enjeux du développement durable au Sud, l’interdépendance Nord/Sud, les mécanismes qui conduisent aux inégalités sur notre planète, etc.</p>
<p>Les modules de formation proposés aux élèves du primaire, du secondaire et au public de l’éducation permanente supposent des interventions répétées de la part de Frères des Hommes auprès d’un même groupe. Mais pas question de reproduire systématiquement les mêmes cours partout ! « Nous restons attentifs à ce que nos interlocuteurs nous demandent, dit Vanessa. Au départ, nous proposons une formule toute faite, prête à l’emploi. Mais la première prise de contact avec les personnes intéressées permet de clarifier le cadre dans lequel s’insère le module et de l’adapter en fonction des contraintes et des besoins dont elles nous font part. Certains professeurs, par exemple, n’ont pas toujours la possibilité de laisser une place à la totalité du module que nous proposons et préfèrent par conséquent que nous fassions une intervention plus courte et ciblée ». Les professeurs sont donc véritablement intégrés dans le processus. S’ils le souhaitent, Frères des Hommes met également à leur disposition son propre matériel pédagogique. Dans ce cas, nous les sensibilisons alors afin qu’ils puissent s’approprier ces outils ainsi que les thématiques de travail qu’ils pourront présenter à leur classe sans que nous soyons nécessairement présents.</p>
<p>Pour aborder des contenus parfois complexes de la manière la plus ludique qui soit, Frères des Hommes propose différents moyens : vidéos, expo-photos, photo-langages, publications, jeux pédagogiques, jeux de rôle et mises en situation, etc. Si notre association a développé ses propres outils, elle a parfois aussi recours à des jeux qui existent depuis la nuit des temps, pour autant qu’ils soient coopératifs. Quels qu’ils soient, l’objectif est de développer la notion de coopération et de susciter des attitudes solidaires au sein des groupes.</p>
<p>En termes de méthodologie, les mots d’ordre sont « participation active et interactive ». « Bien entendu, notre pédagogie est adaptée à chaque public, commente Vanessa. En outre, si nous en avons la possibilité, nous faisons intervenir directement nos partenaires Sud dans les formations. Dans toutes nos démarches, nous essayons de partir du vécu du Sud ». Cet aspect est fondamental dans la vision de Frères des Hommes : que ce soit dans le cadre de la rédaction et diffusion d’articles, lors de l’organisation d’événements à destination du grand public ou de formations pour des groupes plus ciblés, notre souci est de donner la parole au Sud, de mettre en avant les expériences et projets qui y sont menés. Une façon de casser le schéma traditionnel du Nord qui montre au Sud ce qu’il convient de faire. Nous en sommes convaincus, nous avons tant à apprendre du Sud !</p>
<p>Dans le cas de l’éducation permanente, il est vraiment fondamental de partir du vécu des participants et de valoriser leurs connaissances afin de renforcer l’estime de soi. La majorité des personnes avec lesquelles nous travaillons dans ce secteur sont d’origine immigrée, provenant souvent des pays du Sud. Elles enrichissent donc nos formations de leurs expériences et témoignages.</p>
<p><strong>…et les accompagnements personnalisés</strong></p>
<p>« Face aux inégalités Nord/Sud, il est important de promouvoir des valeurs liées à la solidarité et de renforcer la capacité des citoyens à se mobiliser au travers d’actions, de leur donner envie de construire une société plus juste, explique Vanessa. Cette dernière étape est très importante dans le processus éducatif. Certes, il y a d’abord la prise de conscience, mais in fine, on vise quand même un changement de comportement et la réalisation d’actions ». Il n’est pas possible d’aller jusqu’au bout de ce chemin avec tous les publics. Ce travail est entrepris avec des petits groupes, plus ciblés. Se fixer un tel objectif avec le grand public, par exemple, serait tout à fait irréaliste.</p>
<p>A ceux qui ont pris conscience de leur pouvoir d’acteur et de citoyen et qui se demandent ce qu’ils peuvent faire de plus, Frères des Hommes propose donc un accompagnement personnalisé qui va bien au-delà du module de formation et permet de ne pas s’arrêter au simple constat d’inégalités entre le Nord et le Sud. « Dans ce cas, il s’agit de permettre aux élèves d’être acteurs pour un monde plus juste et plus équitable », explicite Vanessa.</p>
<p>Citons deux exemples concrets qui s’inscrivent dans cette démarche. En 2008, deux classes de l’Ecole de St Julien (Auderghem) se sont appropriées l’exposition photos de Frères des Hommes « Sénégal, au fil du partage » afin de la présenter aux autres élèves de leur établissement. Objectif : sensibiliser leurs pairs au développement durable du Sud. Frères des Hommes les a accompagnés dans ce projet et au terme d’une petite formation, ces classes ont organisé et encadré elles-mêmes les visites de l’exposition et les élèves de l’école ont tous défilé pour venir voir les photos.</p>
<p>Dans un autre registre, un partenariat s’est développé avec l’Institut Notre-Dame de Thuin. « Nous avons été contactés par Patrick Vandenbergh , professeur au sein de cet établissement. Depuis des années, il organisait des voyages de fin d’études dans des pays en voie de développement pour susciter une réflexion auprès de ses élèves. L’année passée, Frères des Hommes a ainsi accompagné au Sénégal la classe de 6ème techniques sociales. L’idée était que les élèves, par le voyage, se rendent compte de la réalité du Sud et qu’à leur mesure, ils soient acteurs du développement durable sur place. Ils se sont donc intégrés dans les projets de développement de nos partenaires pendant plusieurs jours, mettant la main à la pâte dans des activités quotidiennes ». Mais l’investissement des élèves ne s’est pas arrêté là. A son retour, la classe a entrepris un travail de sensibilisation dans l’école en utilisant une expo photos. Par ailleurs, les élèves ont organisé une soirée de témoignages à laquelle ont participé 80 personnes et ils ont récolté 2000 euros afin de soutenir les projets sur le terrain.</p>
<p><strong>Une démarche fondamentale à l’heure de la mondialisation</strong></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/05/bxl-champêtre-005.jpg" rel='lytebox[l%e2%80%99education-au-developpement-%c2%ab-a-la-sauce-freres-des-hommes-%c2%bb]'><img class="alignleft size-medium wp-image-856" title="bxl champêtre 005" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/05/bxl-champêtre-005-300x173.jpg" alt="bxl champêtre 005" width="300" height="173" /></a>Aujourd’hui, dans notre monde globalisé, les enjeux du Sud nous concernent aussi directement et doivent nous interpeller.</p>
<p>« Le travail d’éducation au développement est plus actuel que jamais, conclut Vanessa. A l’heure de la globalisation, les enjeux de développement durable du Sud concernent directement le Nord et inversement. Le travail d’éducation au développement trouve donc un nouvel écho. Le Sud et le Nord de la planète sont face aux mêmes défis environnementaux, économiques et sociaux, mais ne disposent pas des mêmes moyens pour les relever. C’est pourquoi, il reste important que les populations du Nord continuent à se mobiliser pour défendre les droits des populations du Sud et pour construire des rapports Nord/Sud plus équitables.</p>
<p>Certes, le travail de sensibilisation et d’incitation à l’action reste parfois laborieux. Ainsi, lorsque nous travaillons avec un public précarisé devant déjà faire face à ses propres problèmes, il peut être difficile de lui demander de se mobiliser. Mais aujourd’hui, en raison de la globalisation, les liens entre certaines réalités du Nord et du Sud sont plus visibles et plus facilement démontrables, ce qui nous permet de mettre en évidence les points communs et d’insister sur la nécessité d’une mobilisation mondiale pour des changements globaux, au Nord comme au Sud ! »</p>
<p>Car les problèmes du Sud,  c’est sûr, ça nous regarde aussi… ! Et finalement, porter notre regard sur ces questions, c’est également mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Milena Merlino, Frères des Hommes</strong> ( <em>sur base des remarques et propos recueillis auprès de Vanessa Stappers, chargée de l’éducation au développement, et de Stefanie Vannieuwenhove, chargée de l’éducation permanente chez Frères des Hommes </em>)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/l%e2%80%99education-au-developpement-%c2%ab-a-la-sauce-freres-des-hommes-%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chanter pour les femmes congolaises !</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/chanter-pour-les-femmes-congolaises/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/chanter-pour-les-femmes-congolaises/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 10:38:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
<category>Afrique</category><category>RDC</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=654</guid>
		<description><![CDATA[Eglise Saint-Marc d’Uccle. Dimanche 7 mars. Vous étiez plus de 200 à venir applaudir la chorale La Pastourelle de Braine-l’Alleud&#8230;A venir tout simplement partager une après-midi solidaire. Des choristes tout de rouge et noir vêtus. Elégance! Quelle admiration! Quelle joie! Quel grand bonheur d&#8217;entendre les voix de ces femmes. De ces hommes&#8230;Merveilleuses voix!&#8230;«O Musica» «Alleluia» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-002.jpg" target="_blank" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-655" title="chorale 7 mars 2010 002" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-002-300x225.jpg" alt="chorale 7 mars 2010 002" width="260" height="141" /></a>Eglise Saint-Marc d’Uccle. Dimanche 7 mars. Vous étiez plus de 200 à venir applaudir la chorale <a href="http://chorale-la-pastourelle.be/" target="_blank">La Pastourelle de Braine-l’Alleud</a>&#8230;A venir tout simplement partager une après-midi solidaire. Des choristes tout de rouge et noir vêtus. Elégance! Quelle admiration! Quelle joie! Quel grand bonheur d&#8217;entendre les voix de ces femmes. De ces hommes&#8230;Merveilleuses voix!&#8230;«O Musica» «Alleluia» «Everybody sings freedom» «Que serais-je sans toi ?» «Tout va très bien, Madame la Marquise» «Chanter» etc&#8230;Le plaisir de chanter. Chanter pour les femmes congolaises !</p>
<p>« <strong>Fragilité, ton nom est femme ! </strong>» <em>William Shakespeare, Hamlet</em></p>
<p>Un concert dont les bénéfices permettront de soutenir une association de femmes de la région du Sud Kivu en République Démocratique du Congo :</p>
<ul>
<li style="text-align: left;">création d’unités de production d’huile de palme (la matière première pour la fabrication de savons à Bukavu),</li>
<li style="text-align: left;">et de maïs pour la fabrication de farine de maïs. Celle-ci pourra être commercialisée à Bukavu par la filière «commerce en produits alimentaires».</li>
</ul>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/nos-activites/projets-sud/rdc-micro-entreprises-feminines/" target="_blank">En savoir plus sur notre partenaire local en RDC&#8230;</a></p>
<p>Encore bravo et merci à vous tous , public et choristes&#8230; un pur moment de ravissement !</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120194.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignleft size-medium wp-image-690" title="P1120194" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120194-300x199.jpg" alt="P1120194" width="260" height="169" /></a></p>
<p>« La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent. »<br />
<em>Pablo Casals</em><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-003.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-694" title="chorale 7 mars 2010 003" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-003-300x225.jpg" alt="chorale 7 mars 2010 003" width="260" height="169" /></a></p>
<p>«Partout où l’homme a dégradé la femme, il s’est dégradé lui-même.»<br />
<em>Charles Fourier</em></p>
<p>«La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.»<br />
<em>Platon, Extrait du poème La Musique</em></p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120196.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="size-medium wp-image-712 alignleft" title="P1120196" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120196-300x199.jpg" alt="P1120196" width="260" height="169" /></a><br />
«De la femme vient la lumière.»<br />
<em>Louis Aragon, Le Roman inachevé</em><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-007.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-715" title="chorale 7 mars 2010 007" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/chorale-7-mars-2010-007-300x225.jpg" alt="chorale 7 mars 2010 007" width="260" height="169" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120197.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignleft size-medium wp-image-717" title="P1120197" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120197-300x199.jpg" alt="P1120197" width="260" height="169" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120189.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img class="alignright size-medium wp-image-719" title="P1120189" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120189-300x199.jpg" alt="P1120189" width="260" height="169" /></a><br />
«La musique a été donnée à l’homme pour qu’il soit heureux, pour accentuer les moments importants de sa vie.»<br />
<em>Andrei Stoiciu, Extrait de Montana</em><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120200.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120200-300x199.jpg" alt="P1120200" title="P1120200" width="260" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-725" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120191.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120191-300x199.jpg" alt="P1120191" title="P1120191" width="260" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-727" /></a><br />
<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120192.jpg" rel='lytebox[chanter-pour-les-femmes-congolaises]'><img src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/P1120192-300x199.jpg" alt="P1120192" title="P1120192" width="260" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-730" /></a><br />
«Ce génie particulier de la femme qui comprend l’homme mieux que l’homme ne se comprend.»<br />
<em>Victor Hugo, Les Misérables</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/chanter-pour-les-femmes-congolaises/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Fièvre de l’or et pollution</title>
		<link>http://www.freresdeshommes.org/fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution/</link>
		<comments>http://www.freresdeshommes.org/fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 10:33:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
<category>Amérique latine</category><category>Bolivie</category><category>Témoignages</category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.freresdeshommes.org/?p=632</guid>
		<description><![CDATA[En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le Rio Suches" href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches.jpg" target="_blank" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignright size-medium wp-image-637" title="rio suches" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/rio-suches-300x201.jpg" alt="rio suches" width="261" height="131" /></a>En  Bolivie, la fièvre de l’or et les activités d’extraction de 200 entreprises ont  généré une pollution importante du fleuve Suches, ressource indispensable à la  survie de la communauté paysanne de Pampajasi. Celle-ci se mobilise depuis  plusieurs mois pour faire entendre sa voix. Frères des Hommes avait déjà dénoncé  cette situation dans son bulletin de novembre 2009, numéro consacré à « L’eau au  cœur du développement »(<a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2008/07/Bulletin-FDH-97-EAU.pdf" target="_blank">pdf</a>). Comment évolue la situation sur place ? Pour découvrir  les dernières nouvelles du terrain, voici une interview réalisée par Edwin Noriega, Président du centre Wiñay, dans les bureaux des Organisations ORLIPA et ASPROGAR.<br />
Le Centre Wiñay est une association sans but lucratif qui soutient et encourage le développement des communautés urbaines et rurales dans le but d’améliorer leurs aptitudes dans le contexte du développement durable.<br />
<em><br />
Participants à l&#8217;interview </em>: José Quispe, Président de ORLIPA et ASPROGAR ainsi qu’un représentant de ORLIPA et d’ASPROGAR.</p>
<p><strong>Antécédents</strong></p>
<p>Les manifestants remirent à Pablo Ramos, Préfet de La Paz, un cahier de revendications parmi lesquelles figuraient l’assainissement du Rio Suchez ainsi que l’exigence d’une bonne gestion de l’eau comme source de vie. Les activités d’extraction de 200 entreprises chez qui on avait constaté que 48 concessions travaillaient sans permis environnemental, avaient été temporairement interdites. Cette situation entraîna des frictions avec les autorités péruviennes. Au terme de la réunion avec le Préfet, il fut décidé de renforcer la surveillance militaire et policière aux frontières. La tension baissa finalement dans la communauté de Pampajasi.  L’on avait cependant entendu dire que ces entreprises voulaient reprendre leurs activités : en fonction de quoi, la communauté décida de rester vigilante.</p>
<p>Plusieurs mois se sont passés depuis mai 2009. Que s’est-il passé en ce qui concerne les accords passés avec la Préfecture de La Paz ? Qu’est-ce qui a été réalisé ? Qu’est-ce qui ne l’a pas été ? Quel changement perçoit-on à Pampajasi à ce propos ?  La pollution a-t-elle diminué ?</p>
<p>D’autre part, la pollution du Rio Suchez a de nouveau été récemment l’objet de commentaires dans les journaux du pays. Les activités minières péruviennes se seraient même déplacées au-delà de la frontière. Il semblerait que les autorités péruviennes et boliviennes se réuniront à ce sujet prochainement. Comment voit-on actuellement la situation depuis Pampajasi ? La pollution se fait-elle à nouveau sentir ? Que dit-on dans les communautés à propos de ce nouveau fait ?</p>
<p><strong>Déroulement de l’entrevue</strong></p>
<p>Rien n’est sorti des engagements de la Préfecture. Tout est revenu au même point. Dans la communauté, nous sommes préoccupés. Personne, cependant, ne veut se mobiliser pour aller à La Paz et exercer la pression nécessaire afin que ces engagements soient tenus car cela entraîne des frais et nous manquons de moyens. Ainsi,  nous sommes vraiment pollués : à partir d’août et de septembre, déjà, il y avait à nouveau de l’eau polluée.</p>
<p>La Préfecture s’était engagée à militariser la zone et à y placer un poste militaire. Jusqu’à présent rien n’a été fait. C’était le principal engagement de la Préfecture et il n’a pas été tenu.</p>
<p>Nous pouvons ajouter, en ce qui concerne les conséquences de la pollution à Pampajasi, que ces eaux servent principalement à arroser les pommes de terre, l’orge et la luzerne et que ces cultures sont contaminées parce que la pollution se situe en amont.</p>
<p>Cette fois, à peine les communautés avaient-elles commencé à bloquer les routes que les entreprises ont suspendu leur production : l’eau est redevenue claire. Ces derniers mois, cependant, nous n’avons pas utilisé l’eau de la rivière car  nous avons eu de la pluie. Maintenant que nous voulons utiliser cette eau, nous voyons qu’elle est de nouveau polluée. Depuis août, l’eau est polluée : elle est comme de l’huile.</p>
<p>Nous buvions nous-mêmes de cette eau. Maintenant, nous la trouvons amère et il semble que le bétail éprouve la même sensation : il n’en boit pas. Auparavant, ce n’était pas comme ça. Nous en concluons donc qu’elle est polluée.</p>
<p>D’autre part,  jamais nous n’avions eu de spart tacheté de blanc près du sol et sur les racines. Les bovins ne veulent plus en manger.</p>
<p>Le phénomène se produit lors du dégel dans le cours supérieur du fleuve. Quand le niveau de l’eau baisse, on extrait l’or et l’eau est polluée. Même si Pampajasi est éloigné, la pollution est identique. Qu’est-ce que ce serait si nous étions plus proches ? L’eau arrive, brillant vraiment comme de l’huile.</p>
<p><a href="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa.jpg" rel='lytebox[fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution]'><img class="alignleft size-medium wp-image-642" title="orlipa" src="http://www.freresdeshommes.org/wp-content/uploads/2010/03/orlipa-300x234.jpg" alt="orlipa" width="300" height="234" /></a>Evidemment, cela affecte directement le rendement de la production, non seulement à Pampajasi mais également dans les autres communautés, Escoma y compris, les effets s’en font sentir jusqu’au lac Titicaca et nuisent aux truites. C’est à cause de tout cela que dans la province de Camacho, cette fois,  nous nous sommes soulevés.</p>
<p>Mais à Escoma, ils se sont tus. On leur a donné des tracteurs et des camions bennes à hauts bords qui avaient été confisqués. Apparemment, un accord a  été passé avec le Préfet. Certains disent qu’il a des actions dans les entreprises minières.</p>
<p>Il y a parmi les entreprises minières des coopératives et des                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        sociétés privées. Beaucoup d’entre elles sont illégales et ne disposent pas de permis d’exploitation. Mais comme nous avons créé beaucoup de problèmes, ce sont plutôt eux qui ont  gagné au change : maintenant, ils ont été légalisés.</p>
<p>Par rapport au mois de mai, quand Milena est venue, la pollution a diminué (après le blocus). Les entreprises ont creusé de grandes fosses, des bassins pour le traitement de produits chimiques.  C’est ainsi que l’eau n’est plus polluée. Mais ces bassins sont situés près du fleuve et quand il pleut, ils débordent et forment des mares qui polluent la rivière  presqu’autant qu’avant.</p>
<p>Ce problème est discuté avec les autres communautés de la province de Camacho. Nous avons fait des réunions mais une partie de la population seulement en a profité, comme le secteur d’Escoma : on leur a donné les tracteurs et les camions-bennes qui avaient été saisis. A Escoma, on s’est tu et on ne fait plus aucun effort, on ne dit plus rien.</p>
<p>Maintenant, en tant que communauté de Pampajasi, nous pensons convoquer une réunion sectorielle au niveau de la Région d’Humanata, profitant de ce que nous devenons une commune à partir du mois d’avril. Mais à Carabuco et à Escoma on ne veut vraiment rien savoir. La Région d’Humanata est directement touchée car nous, nous utilisons  cette eau pour l’arrosage. A la différence des communautés situées plus bas qui, comme elles n’ont pas d’eau, pensent pomper l’eau de la rivière polluée.  Mais nous savons comment ils la filtreront pour l’utiliser dans la production.</p>
<p>De notre côté, en tant qu’organisation Orlipa, nous avons des robinets avec de l’eau potable dans les maisons. Nous utilisons du chlore et malgré que ce ne soit pas très réglementaire nous pouvons garantir qu’elle n’est pas polluée. De toute façon, il est important de brasser des projets visant à améliorer l’eau aussi bien pour la production que pour la consommation domestique. Pour cela, nous pensons que les cultures hydroponiques devront être traitées avec de l’eau du réseau domestique afin que sa qualité soit garantie.</p>
<p>En conclusion, on veillera à prendre des photos sur les effets de la pollution, principalement en ce qui concerne la production, et on les enverra au Centre Wiñay pour qu’elles soient transmises à Frères des Hommes.</p>
<p><em>Traduction : Jean-Pierre Plumat</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.freresdeshommes.org/fievre-de-l%e2%80%99or-et-pollution/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
