Bolivie : les femmes Palliris

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Les Palliris sont les femmes ouvrières qui ramassent les déchets des mines pour se faire un salaire. Par extension, on appelle aussi Palliris les ouvrières qui trient des produits dans différentes usines. L’un des projets de Frères des Hommes est d’améliorer les conditions de travail des femmes Palliris chargées de la sélection des grains de café dans les entreprises de traitement du café. La FECAFEB, la fédération de producteurs de café de Bolivie, est notre partenaire local. Cette fédération a pour but d’améliorer les conditions de vie des familles paysannes productrices de café en promouvant un café biologique de qualité ; afin d’avoir accès aux marchés internationaux et national. Elle encourage un véritable développement social, économique, culturel de ce secteur social, tout en respectant l’environnement naturel dans lequel se trouvent les paysans.

Les Palliris

Après avoir nettoyé le café dans leurs usines de pré-traitement, les OECA (Organisations économiques paysannes) affiliées à la FECAFEB font appel aux entreprises privées –en général à La Paz- qui sélectionnent le café pour l’exportation. Pour faire ce tri, ces entreprises engagent des femmes ouvrières –les Palliris- qui réalisent le travail à la main. On paie à chaque femme entre 15 et 20 Bolivianos (1,7 à 2,2 euros) pour chaque quintal de grain de café trié.

Ces femmes travaillent entre 8 et 9 heures, dans des conditions en dessous du minimum des conditions de travail établi dans la Loi Générale du Travail en Bolivie. Il y a également une méconnaissance en ce qui concerne les conditions d’engagement des Palliris. Elles sont engagées soit par les entreprises paysannes, soit par les entreprises privées, seulement sous contrat verbal, sans qu’il y ait une spécification des conditions de travail ni un contrat écrit.

Les affiliées de la FECAFEB louent l’infrastructure et les services des entreprises privées en payant un pourcentage sur la production traitée dans cette infrastructure. Elles ne font pas attention aux caractéristiques matérielles des endroits loués. Et dans la plupart de cas, ces locaux ne sont pas adaptés à la réalisation d’un travail manuel.

Selon les indications de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) il y a certaines conditions minimales qui doivent être remplies pour assurer un environnement correct de travail. En plus d’un contrat normal et des conditions matérielles du local de travail adaptées à l’activité, dans le cas du commerce équitable, les bénéfices de l’activité doivent être partagés également avec les travailleurs saisonniers. Or, ce n’est pas encore le cas pour les Palliris.

Les obligations concernant le travail des enfants, les conditions d’environnement, le contrat de travail, les horaires de prestation, etc. sont méconnues également par les travailleuses. Les Palliris sont des femmes pauvres, provenant principalement d’un milieu rural et presque analphabètes. De plus, par le fait qu’il s’agit de femmes, il y a encore plus d’abus par rapport aux conditions de travail car, pour des raisons culturelles, les femmes sont moins revendicatives et elles ont moins de connaissances sur leurs droits.

Bénéficiaires du projet

  • 1.220 femmes Palliris
  • 275 dirigeants d’OECA et représentants de 24 entreprises paysannes qui ont déjà commencé à réaliser le traitement du café (sélection de grains et torréfaction) ; et qui respecteront les normes de travail.
  • Indirectement : les 30 organisations paysannes productrices de café affiliées à la FECAFEB, soit environ 2.700 familles productrices de café.

Projet de l’asbl Frères des Hommes cofinancé par le Fonds EFICO

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