Historique

Pour Armand Marquiset, humaniste français qui découvre l’Inde dans les années ’60, il n’y a pas d’autre alternative que celle de combattre la misère. Une évidence qui prend aussitôt un nom, celui de ” Frères de l’Inde ” qui deviendra très rapidement ” Frères des Hommes “. C’est en 1965 que l’organisation fait ses premiers pas en France et en Belgique.

D’abord, soulager la misère

Au début, l’approche est plutôt caritative : on veut soulager au plus vite cette intolérable pauvreté par la construction de dispensaires, l’organisation de crèches mobiles ou de cantines scolaires, etc. Mais les volontaires qui oeuvrent sur le terrain sont confrontés au caractère endémique de la misère. Pour eux, c’est clair, si l’on veut travailler efficacement, il faut remonter directement aux sources de la pauvreté.

De l’approche caritative à la professionnalisation

Frères des Hommes, qui a entre-temps étendu ses activités à d’autres pays, décide dans les années ’70 de s’éloigner de l’assistanat pur et de professionnaliser la teneur de ses actions dans le Sud. Pour ce faire, l’association fait appel à des volontaires européens parmi lesquels agronomes, médecins, ingénieurs…qui s’installent dans des lieux parfois très reculés et partagent la vie des populations défavorisées.

La nouvelle philosophie de Frères des Hommes

Pourtant, à côté des résultats indéniables, une question capitale émerge au cœur de l’association : comment parler d’une véritable coopération si c’est l’association européenne qui gère et décide en première instance ? Les réponses apportées à cette interrogation amèneront Frères des Hommes à faire peau neuve dans les années ’80. Non, nous ne voulions plus être des ” organisateurs de développement “. Non, nous ne voulions plus transformer les populations du Tiers Monde en assistés. Depuis lors, notre priorité est de créer et soutenir le potentiel de nos partenaires du Sud, de stimuler les liens entre eux, d’encourager leurs initiatives. La recette de cette nouvelle collaboration avec le Sud nécessite un savant dosage de plusieurs ingrédients parmi lesquels le développement d’un partenariat à long terme, l’établissement d’une relation de confiance avec nos interlocuteurs, la reconnaissance d’une interaction directe entre notre mal-développement chez nous et les problématiques du Tiers Monde…