« Au Guatemala, il y a de plus en plus de violence. Surtout envers nous, les femmes indigènes. Tous les jours, on compte les femmes assassinées dans les villes et à la campagne. Il y a aussi de plus en plus de désastres naturels : nous connaissons de terribles inondations dans certaines communautés. Et dans d’autres, il n’y a plus d’eau ! On dit que c’est parce qu’on n’a pas respecté la Terre Mère : le sol, l’air, les arbres…
Je collabore avec le CUC afin que d’autres femmes puissent voir accès à la terre et que nous, les paysans indigènes, nous puissions nous entraider et surmonter nos difficultés. Dans ma communauté, nous avons peur des hommes armés, des désastres naturels, des entreprises qui veulent s’approprier nos ressources naturelles et polluer nos cours d’eau. Nous devons faire face à trop d’insécurité sans en avoir les moyens !
Alors, nous devons apprendre…Apprendre qui prévenir en cas de violence envers les femmes, ce que nous devons faire si nous voyons des hommes armés dans les communautés, apprendre comment organiser des consultations pacifiques afin de faire respecter nos droits, comment nettoyer les eaux usées et cultiver sans polluer l’environnement… Ce sont les seuls moyens que nous avons pour vivre en paix sur nos terres, pouvoir les cultiver, pouvoir alimenter et éduquer nos enfants et vivre en accord avec ce que nos parents, des paysans mayas, nous ont appris ! »

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